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C’est le dernier mois pour faire des dons qui seront défiscalisés sur votre déclaration de juin 2020. Alors pourquoi ne pas faire un geste et soutenir l’action d’ECPM à l’international pour abolir la peine de mort ?

Il ne vous reste que quelques jours pour faire un don à ECPM et bénéficier d’une réduction fiscale sur votre déclaration d’impôts de l’année prochaine.


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À quoi servent vos dons?

  • Sensibiliser des collégiens & lycéens aux valeurs de l’abolition, en France et dans de nombreux pays du monde
  • Enquêter au cœur des couloirs de la mort et dénoncer les conditions d’incarcération des condamnés
  • Convaincre encore plus de décideurs politiques de porter des projets abolitionnistes
  • Soutenir des condamnés à mort sollicitant l’aide d’avocats
  • Faire reconnaître la peine de mort comme un manquement aux droits de l’homme

Rejoindre ECPM, c’est rejoindre une communauté de près de 100 adhérentes et adhérents ! Grâce à elles et eux nous avons pu accomplir de nombreuses belles choses cette année. Mais nous avons encore besoin de vous pour faire avancer notre combat pour l’abolition universelle de la peine de mort.

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Découvrez quelques unes de nos actions de 2019

Le 7e Congrès mondial contre la peine de mort

Ce Congrès a eu lieu à Bruxelles fin février. Il a rassemblé 1500 participant.e.s issu.e.s de plus de 100 pays et était articulé autour de deux objectifs : accompagner le continent africain vers l’abolition (dans la continuité du travail entamé lors du Congrès régional d’Abidjan en 2018) et favoriser l’implication de nouveaux alliés, tels que les entreprises privées, dans le mouvement abolitionniste mondial.

La campagne « Djihadistes au Levant »

ECPM s’engage à plaider et défendre le droit à la vie des djihadistes condamnés ou risquant la condamnation à mort en Irak. La campagne a été lancée à la suite de la condamnation à mort de 11 citoyens français en Irak et face à l’absence totale d’aide du gouvernement français.


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La libération de Mohamed Mkhaïtir

Condamné à mort pour apostasie en 2014 en Mauritanie, il aurait dû être libéré en 2017 suite à une commutation de peine. ECPM s’est battue aux côtés d’associations locales pour obtenir sa libération qui a eu lieu en juillet.

La Marche des fiertés de Paris

En juin 2019, ECPM défilait aux côtés d’associations défendant les droits des personnes LGBTQ+ afin de promouvoir la campagne « La peine de mort est homophobe ». Cette campagne dénonce les 12 pays qui condamnent à mort l’homosexualité.


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Il n’y a pas de petit don ! ECPM vous remercie de chaque pièce versée pour lutter contre la peine de mort.

 

La création du Réseau International d’Education à l’Abolition, qui regroupe une dizaine de pays à l’heure actuelle, participe à la construction d’une citoyenneté mondiale, au sentiment d’appartenance à une génération qui sera moteur de changement.

Nous nous adressons à une classe d’âge pour laquelle la distinction entre justice et vengeance est parfois difficile à entrevoir, à une génération qui tutoie la violence quotidiennement dans les films, les jeux vidéo, sur les réseaux sociaux, etc, mais qui n’a pas, en France, vécu la guerre, la lutte pour l’abolition ou pour beaucoup de droits fondamentaux dont nous pouvons nous enorgueillir aujourd’hui. De nombreuses thématiques transversales peuvent être abordées au travers de champs disciplinaires variés (histoire, droit, philosophie, sociologie…) pour tenter d’appréhender la réalité d’une mise à mort légale et programmée.

La société de l’instantané dans laquelle grandissent nos jeunes ne laisse pas de place au recul, à la seconde chance,  au pardon. Le jugement est constant et omniprésent sans pour autant être construit. Il détruit le vivre ensemble et affaiblit  les valeurs de la République.

Nous plaidons donc pour une abolition universelle de la peine de mort, et plus largement pour le respect des droits de l’homme et de sa dignité.  

Mais réjouissons-nous ! La jeunesse est une force en cela qu’elle a la capacité de s’extraire de modèles et réflexions préconçues.  Questionner, s’indigner, se mobiliser est primordial  dans un cycle de changement et l’ancrage d’idées abolitionnistes à l’échelle individuelle peut faire basculer l’opinion collective à court ou moyen terme.

D’autres activités et outils « clefs en main » viennent compléter le kit pédagogique d’ECPM et permettent aux enseignants et éducateurs de se saisir de cette thématique riche, à leur rythme et convenance.

L’équipe Éduquer se tient à leur disposition pour co-construire événements et interventions, comme ce sera d’ailleurs le cas à Essaouira (Maroc) et Tunis (Tunisie) début décembre ! »

 

 

Télécharger le catalogue pédagogique Visiter la page Éduquer

Souvent oubliés, les enfants de parents condamnés à mort ou exécutés portent un lourd fardeau émotionnel et psychologique qui peut fortement porter atteinte à leurs droits. En lien avec le 30ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant, adoptée le 20 novembre 1989, la Journée mondiale contre la peine de mort, qui se tient chaque 10 octobre, se concentre cette année sur les enfants et leurs droits.

Le thème… « Les enfants : victimes invisibles de la peine de mort »


Télécharger l'affiche en PDF

Le traumatisme connu par ces enfants peut survenir à toutes les étapes de la condamnation à mort d’un parent : arrestation, jugement, condamnation, couloir de la mort, date d’exécution, exécution et ses conséquences. À chacune de ces étapes, l’enfant est pris dans des cycles permanents d’espoir et de désespoir qui peuvent avoir un impact à très long-terme, même à l’âge adulte. La stigmatisation par le groupe ou la société à laquelle il ou elle appartient et la perte d’un parent des mains de l’État rendent sa vie quotidienne particulièrement instable.

Une thématique abordée lors du 7e Congrès mondial contre la peine de mort

Comment le mouvement abolitionniste peut-il s’emparer de la double problématique du droit à la vie et du droit des enfants ? Cette réflexion a été conduite préalablement lors du Congrès mondial de Bruxelles. La Coalition mondiale contre la peine de mort, partenaire d’ECPM dans l’organisation du 7e Congrès, revenait dans un article sur le débat « Enfants de parents condamnés à mort ou exécutés: protéger leurs droits et limiter l’usage de la peine de mort », organisé par le Bureau Quaker auprès des Nations unies au Palais d’Egmont de Bruxelles le 26 février.

La peine de mort ne condamne jamais qu’un individu

Animée par un lourd désir de vengeance, la peine de mort affecte profondément la vie de l’entourage proche de la personne condamnée, sa famille et en premier lieux les enfants. Telle était la conclusion de l’atelier sur les personnes condamnées à mort et leur famille et de la soirée des témoins du 7e Congrès mondial.

Innocents et pourtant condamnés à payer un lourd tribut au nom de leur seule filiation, les enfants de condamnés à mort voient leur vie basculer. Sabine Atlaoui, dont l’époux Serge Atlaoui attend actuellement dans le couloir de la mort en Indonésie, a livré un témoignage poignant. Leur fils, né pendant la détention de Serge Atlaoui, fait face aux interrogations de ses camarades de classe en France et aux messages de propagande diffusés en Indonésie à l’encontre de son père.

Menacés, stigmatisés et discriminés, les enfants sont exclus du reste de la société et leurs droits fondamentaux sont bafoués.

Hedad Bentaoui et ses enfants ont fui l’Arabie Saoudite où Raef Bentoui a été condamné pour avoir, selon le régime, commis un crime d’apostasie. Installés au Canada, les enfants de Hedad n’ont qu’une information parcellaire à propos de leur père, dont la peine a été commuée en une peine de prison et 1000 coups de fouet, assortie d’une interdiction de quitter le territoire pendant dix ans.

La condamnation d’un parent, l’attente et les représailles à l’encontre de leur famille, et parfois le secret qui entoure l’exécution et le lieu d’inhumation, constituent une véritable torture qui nie leur droit à la santé et à être protégé de toute violence mentale. Leur droit à l’éducation n’est souvent pas respecté alors que son exercice est nécessaire pour la jouissance de tous les autres.


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Agir pour les droits de tous les enfants

Le Comité des droits de l’Homme ou le Comité des droits de l’enfant encouragent les derniers États rétentionnistes à faire un usage plus limité de la peine de mort, qui tienne notamment compte de ses effets sur les enfants. Au nom de l’intérêt supérieur de l’enfant, que consacre non seulement la Convention internationale des droits de l’enfant ainsi que les conclusions rendues par diverses institutions internationales et régionales des droits de l’Homme, des réformes majeures apparaissent comme nécessaires.

Depuis des années, le Bureau Quaker auprès des Nations unies, présent au Congrès mondial, œuvre pour la promotion des droits des enfants. Leur dernier rapport « Protection of the Rights of Children of Parents Sentenced to Death or Executed: An Expert Legal Analysis » offre une analyse de haut niveau du droit des enfants dans le droit international des droits humains. Et rappelle qu’au-delà d’une atteinte à leur droit, la peine de mort compromet leur bien-être. Leur précédent rapport, intitulé « Enfants de parents condamnés ou exécutés » explore les pistes de travail. Au-delà de maintenir les appels à l’abolition universelle et sans condition de la peine de mort, il est par exemple crucial de mieux former les personnels pénitentiaires, de travailler avec le corps enseignant et de doter les services sociaux de moyens qui leur permettent de prendre en charge les enfants.

  • L’Iran continue de condamner à mort et d’exécuter des mineurs, en violation du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et de la Convention relative aux droits de l’enfant. On estime qu’au moins 85 enfants sont actuellement dans le couloir de la mort en Iran, bien qu’un amendement de 2013 à l’article 91 du Code pénal autorise les juges à exclure les enfants de la peine de mort.
  • L’Iran a exécuté sept enfants l’année dernière (2018) et deux depuis le début de l’année (2019), alors que la loi sur les droits humains interdit la peine de mort pour toute personne de moins de 18 ans.
  • Dans le monde, des mineurs sont encore condamnés et exécutés en Arabie saoudite (au moins 4 exécutions en 2018), au Pakistan (en 2017, des ONG estimaient que 10% de la population dans les couloirs de la mort étaient des personnes qui avaient commis un crime avant 18 ans) et au Soudan du Sud (au moins un mineur exécuté en 2018 et au moins un autre sous le coup d’une condamnation à mort), selon le Rapport d’Amnesty International 2018.

Le 10 octobre… De nombreuses actions en France et à l’international

Une journée d’actions à travers le monde pour innover ensemble

A l’échelle internationale, nationale ou locale, ECPM et ses partenaires sont mobilisés le 10 octobre à travers différentes activités. Indonésie, République démocratique du Congo, Maroc, Tunisie, Algérie, Paris, bien sûr, mais aussi Strasbourg…

Visualisez la carte des activités et cliquez sur l’article pour en savoir plus!


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Ressources : 


Affiche – 17e Journée mondiale contre la peine de mort


Faits et chiffres 2019


Paroles d’enfants

Le 11 novembre 2005, Serge Atlaoui entrait dans le couloir de la mort indonésien, accusé de trafic de drogue. Quatorze années plus tard, le Président et le Directeur d’ECPM, Alain Morvan et Raphaël Chenuil-Hazan, accompagnent Sabine Atlaoui rendre visite à son époux, qu’elle n’a pas vu depuis deux ans. Suivez leur parcours jusqu’à l’île-prison de Nuzakamba-Ngan, isolée et sous haute surveillance, à travers le récit photographique d’Alain Morvan.

11 novembre 2019

« Près de 4 h pour accéder enfin à la prison de Serge. Et à peine 1h30 d’entrevue. Être visiteur de l’Alcatraz indonésien où Serge Atlaoui est incarcéré depuis 14 ans jour pour jour tient du parcours du combattant. Vérifications ubuesques, attente injustifiée, tout ici respire la gabegie administrative. La prison au paradis, puisque oui, nous sommes sur une île où le vert de la forêt est extravagant, où la mer est parfaite sous le ciel bleu. S’il n’y avait pas ces barbelés, ces hommes en armes, ces sept prisons réunies au sein d’un complexe pénitentiaire unique au monde, on pourrait presque s’y tromper. La piscine de l’hôtel ajoute au décalage lorsque nous rentrons en début d’après-midi.

Serge? Il était souriant, en forme compte tenu des conditions précaires dans lesquelles il subsiste à Lapas Kembang Kuning (420 prisonniers), un centre de détention de « moyenne sécurité », qui déconcerte avec ses cellules vieillottes, son aire de jeu pour les enfants des détenus qui jouent entre les grilles, son décor de parc d’attractions des années 70. Tout s’arrête à l’heure de la prière dans cette prison peuplée d’une majorité de musulmans et de quelques étrangers (une dizaine dont Serge, un Américain et un Bulgare). Nous retournons le voir demain avec des vêtements, des victuailles et aussi des médicaments. Dès 7h30, nous serons à l’embarcadère de Nusakambangan, la prison au paradis. »

12 novembre 2019

« Deuxième (et déjà dernier) jour à Nusakambangan, dans la prison indonésienne où Serge Atlaoui est détenu depuis 14 ans. Et contrairement à la première visite de lundi, tout s’est bien passé pour entrer dams l’Alcatraz du sud-est asiatique. Moins de 2h de formalités (contre 4h la veille), plus de temps pour Sabine et Serge dans l’espace visiteur de Kembang Kuning, moins de stress.

Aussi étrange que cela puisse paraître, l’univers carcéral dans ce complexe pénitentiaire hallucinant était moins lourd qu’hier, moins oppressant. Les fouilles réglementaires, le trajet dans un rafiot antédiluvien et son moteur qui relâche un épais nuageux de fumée, le bus qui cahote sur une route dont l’asphalte n’est plus qu’un lointain souvenir: tout fut plus simple ce matin. Vers 8h, les épouses, sœurs, mères, enfants des détenus retenus ici pour trafic de drogue, crimes graves et terrorisme, sont moins nombreuses que la veille. L’entrée du sas qui interdit l’accès à l’île-prison ressemble à l’arrière-boutique d’un mix de general store et de souk avec paquets et cartons colorés, gâteaux et plats exotiques enveloppés de plastique, vêtements qui débordent de sacs transparents. Les gardes vérifient tout avec une célérité à géométrie variable mais sont respectueux ce matin. Des fillettes en tchador jouent sur la dalle de béton comme dans une cour de récré. De la musique monte des smartphones des jeunes visiteuses qui trompent l’attente en discutant de tout et de rien. Les unes réajustent leur maquillage quand les autres rectifient leur voile intégral. Ici, 90 % des prisonniers sont musulmans dans cette nation-phare de l’islam en Asie.

Il est 13h quand les portes du pénitencier se referment sur Serge. Nous repartons vers Jakarta pour rejoindre l’Europe après une rencontre demain avec les autorités diplomatiques françaises sur place. Le chemin est encore long avant que la situation de Serge ne s’éclaircisse un peu. Mais nous repartons avec le sentiment d’avoir d’interrompu son isolement pendant quelques heures. Sabine, qui ne l’avait pas vu depuis deux ans, revient un peu revigorée de cet aller-retour rapide entre France et Indonésie. « Le combat continue », lâche-t-elle à la sortie. »

Depuis 2008, ECPM soutient Serge Atlaoui et tous les condamnés à mort en Indonésie.

Textes et photos © Alain Morvan

En savoir plus: Le Messin Serge Atlaoui, incarcéré en Indonésie, « n’est pas sous le risque d’une exécution immédiate », publié sur France Bleu Moselle le 14 novembre 2019.



Lors de son dernier examen par le groupe de travail de l‘Examen périodique universel (EPU) en 2014, l’Iran recevait le deuxième plus grand nombre de recommandations sur la peine de mort (quarante et une), et n’en acceptait qu’une seule: « Prendre des mesures pour garantir une procédure régulière et un procès équitable, en particulier dans tout processus pouvant conduire à l’application de la peine de mort ». Cinq ans plus tard, il est pourtant toujours sur le podium des pays condamnant à mort et exécutant le plus dans le monde.

L’Iran a connu une importante diminution du nombre d’exécutions entre 2017 et 2018 due à l’entrée en vigueur d’une réforme législative. Néanmoins, cinq ans après le dernier examen périodique universel, l’Iran se place toujours en tête des pays condamnant à mort et exécutant le plus dans le monde. En 2018, 273 personnes auraient été exécutées.

L’Iran s’apprête, ce vendredi 8 novembre 2019 lors de son troisième EPU, à présenter son bilan en matière de droits de l’homme. Et ce, sous l’œil avisé de la scène internationale réunie à l’ONU, qui formulera de nouvelles recommandations.

Repères

  • En 2018, l’Iran a procédé a au moins 273 exécutions dont 66% n’ont pas été annoncées par des sources officielles. Bien que ce chiffre soit très élevé, on observe une réduction significative des exécutions depuis 2010 (972 exécutions étaient recensées en 2015).
  • Après la Chine, l’Iran reste l’Etat qui exécute le plus au monde, avec plus de 180 personnes exécutées les 9 premiers mois de l’année 2019, avec plus d’une exécution par jour entre juin et août 2019.
  • Les exécutions de mineurs sont toujours mises en œuvre en Iran, ainsi au moins deux mineurs ont été exécutés depuis le début de l’année 2019 et nombreux  sont ceux en danger d’exécution.
  • La pré-session de l’EPU a eu lieu à l’ONU le 10 octobre (date qui coïncide avec la Journée mondiale contre la peine de mort) et a permis de pointer les problématiques majeures et d’exposer des recommandations.
  • Plus tôt, le 12 septembre dernier, ECPM et ses partenaires The Abdorrahman Boroumand center, Impact Iran, Kurdistan Human Rights, Iran Human Rights (IHR) et la Coalition mondiale contre la peine de mort, s’étaient réunis à Genève afin de souligner la nécessité de ne pas laisser la situation stagner de nouveau lors des cinq prochaines années.
  • En avril dernier, ECPM et IHR publiaient leur rapport annuel sur la situation de la peine de mort en Iran.

Retrouvez ces documents de référence ci-dessous.


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Ressources

La peine de mort en Iran : enjeux et chiffres clés


rapport iran 2018

Informations utiles et actualisées en vue du 3e EPU de l’Iran


brochure iran

Un résumé (en anglais) des principaux enjeux et recommandations formulés


factsheet

Rapport d’IHR et ECPM analysant la peine de mort en Iran en 2018


rapp iran fr

Recommandations

  • Arrêter les exécutions durant cinq ans afin de s’engager progressivement vers l’abolition.
  • Ratifier des instruments internationaux tels que le Deuxième protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, visant à abolir la peine de mort, la Convention contre la torture et retirer la réserve générale faite à la Convention pour les droits de l’enfant.
  • Accorder un accès immédiat et sans entrave aux différents Rapporteurs spéciaux des Nations unies, en particulier celui sur la situation des droits de l’homme en Iran.
  • Annuler l’imposition de la peine de mort pour les infractions qui ne font pas parties des « crimes les plus graves » et abolir la peine de mort obligatoire pour toutes les infractions.
  • Déclarer un moratoire et arrêter les exécutions sur les personnes âgées de moins de 18 ans lors de l’infraction et interdire le recours à la peine de mort pour ces dernières.
  • Veiller à ce que tous les mineurs condamnés à mort puissent bénéficier d’un nouveau procès respectant les règles du procès équitable.
  • Garantir le droit de toute personne accusée d’une infraction pénale d’avoir rapidement accès à avocat qu’il a choisi.
  • Adopter des lois pour déclarer irrecevable devant les tribunaux les déclarations obtenues sans avocat.
  • Établir des procédures d’enquête automatique pour toutes les allégations de torture et d’autres mauvais traitements.
  • Fournir gratuitement une assistance juridique et des services d’interprétation gratuits si nécessaire.
  • En coopération avec le Haut-Commissariat des Nations unies et les procédures spéciales, mener des enquêtes complémentaires sur les raisons de l’utilisation disproportionnée de la peine de mort à l’encontre des minorités ethniques.
  • Mettre fin aux exécutions publiques.
  • Adopter des lois et des pratiques visant à assurer une transparence totale et publier chaque année des données en ce qui concerne l’application de la peine de mort.
  • Communiquer la liste des personnes condamnées à mort, y compris les mineurs.
  • Cesser le harcèlement contre les défenseurs des droits de l’homme et les militants contre la peine de mort, relâchés ceux qui ont été emprisonnés.
  • Permettre et faciliter un débat public sur la question de la peine de mort en Iran.

(Recommandations issues du rapport alternatif EPU Iran)

En savoir +

Cliquez sur l’infographie pour tout comprendre sur l’EPU


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Liens

Des dizaines de mineurs dans le couloir de la mort en Iran, La presse

Le site d’Impact Iran

Le site d’Iran Human Rights

À l’occasion de la 17e Journée mondiale contre la peine de mort, ECPM et son partenaire tunisien la Coalition Tunisienne Contre la Peine de Mort (CTCPM) organisaient un festival de films sur la peine de mort à la Cinémathèque de Tunis ainsi qu’une exposition de dessins sur la mythique avenue Habib-Bourguiba! L’occasion pour le grand public de s’informer de manière ludique et de rencontrer les acteurs de l’abolition dans leur pays.

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« Nous voulons être dans la rue pour rendre le débat public » : L’exposition de dessins attire les tunisiens

Pour la première fois en plein cœur de la capitale tunisienne, les cinquante dessins réalisés par les jeunes du monde entier dans le cadre du 4e concours international d’affiches graphiques contre la peine de mort, organisé par le Réseau International d’éducation à l’abolition, étaient exposés au grand public.

« L’État devient aussi un assassin » : Rencontre avec Layth Abudlamir, réalisateur de « La larme du bourreau »

Pendant quatre jours, pas moins de sept films ont été projetés dans le cadre de la Journée mondiale contre la peine de mort, à la Cinémathèque de Tunis. De l’angle du bourreau, en passant par celui des jurés, des condamnés à mort, de leurs familles, ou d’anciens condamnés désormais engagés pour l’abolition… Autant de points de vue qui ont permis aux spectateurs d’explorer la thématique de la peine de mort.

Les films projetés:

  • Toute ma vie en prison (2007) de Marc Evans • 100’, GB, VOSTF
  • Honk (2011) d’Arnaud Gaillard et Florent Vassault • 68’, FR
  • Lindy Lou, Jurée n°2 (2017) de Florent Vassault • 97’, FR
  • Into the Abyss (2011) de Werner Herzog • 105’, Allemagne
  • La Larme du Bourreau (2012) de Layth Abdulamir • 26’, Égypte, VOSTF
  • Nyapala (2018) d’Emile Carreau • 30’, Malawi, VOSTF
  • Sacco & Vanzetti (1971) de Giuliano Montaldo • 121’, Italie, VOSTF


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ALLER PLUS LOIN…


Consultez la mission d'enquête réalisée en Tunisie en 2013

Consultez la mission d’enquête réalisée en Tunisie en 2013


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Ce vendredi 25 octobre, Les Actes du 7e Congrès mondial contre la peine de mort seront présentés à Banjul, en Gambie, à l’occasion de la 65e session de la CADHP (Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples), et lors d’un side-event à l’ONU, à New York.

Cet ouvrage inédit, documenté et illustré, rend compte des riches débats tenus lors du Congrès, et revient sur les nouvelles dynamiques associatives et politiques impulsées dans ce cadre. Déjà lancés une première fois à l’Office des Nations unies de Genève, ce sont maintenant deux autres institutions clés pour la lutte qui tiendront cet ouvrage de référence en mains propres.

New York

ECPM, la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, Agnès Callamard, les Missions permanentes de la Belgique et de la Norvège auprès des Nations Unies et la délégation de l’Union européenne auprès des Nations unies à New York vous invitent au siège de l’ONU à New York ce vendredi 25 octobre. Dans le cadre du lancement des Actes du 7e Congrès mondial contre la peine de mort, un side-event est organisé sur l’assistance consulaire auprès des prisonniers étrangers condamnés à mort.


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Voir l’invitation au side-event de l’ONU du 25/10/2019


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Lire la lettre d’Agnès Callamard au sujet des Français condamnés à mort en Irak

Banjul

Le 25 octobre également aura lieu la présentation des Actes de ce 7e Congrès mondial à Banjul en Gambie. Cette présentation aura lieu à l’occasion de la 65e session de la CADHP (Commission africaine des droits de l’homme et des peuples).

Le 7e Congrès mondial contre la peine de mort

Le Congrès mondial contre la peine de mort est le plus grand rassemblement abolitionniste au monde et est organisé tous les 3 ans par ECPM. Ce 7e Congrès a ainsi eu lieu à Bruxelles du 26 février au 1er mars 2019.  Plus diversifiée, plus participative et plus formatrice que jamais, cette 7e édition a réuni plus de 1500 acteurs du combat abolitionniste, venus des quatre coins du monde.


Pour retrouvez toutes les infos du 7e Congrès mondial contre la peine de mort, rendez-vous sur le site qui lui est dédié en cliquant ici

Chaque 10 octobre réactive le lien qui nous unit à l’abolition de la peine de mort en France par Monsieur Robert Badinter en 1981. Devenue Journée mondiale contre la peine de mort, cette date nous invite à la célébration mais aussi à la réflexion. Dans un contexte mondial en constante évolution, les valeurs abolitionnistes restent, elles, inamovibles.

L’édito d’Alain Morvan, Président élu d’ECPM

En 2019, 51 pays appliquent encore la peine de mort, 33 condamnent à la peine capitale sans mise en oeuvre des exécutions et 114 pays ont aboli ce châtiment d’un autre temps. Comme l’a démontré avec force le 10 octobre dernier, la 17e journée mondiale contre la peine de mort, de la Tunisie à l’Indonésie, du Cameroun à la France en passant par la République démocratique du Congo, de Paris à Strasbourg, la mort, ce n’est vraiment plus la peine dont le monde a besoin. Arme politique contre les opposants dans les démocratures et les dictatures, outil de contrôle social et d’oppression des minorités, l’idée même de peine capitale a vécu, ainsi que le prouve le mouvement irrépressible vers l’abolition universelle sur presque tous les continents.

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Évidemment, il faudra peut-être encore une génération, ou deux, ou trois, pour y parvenir. Evidemment, il y aura des retours en arrière, au rythme des poussées nationalistes qui galvanisent leurs soutiens en brandissant cet étendard frelaté, qui n’est ni efficace ni juste. Tout le monde l’a dit d’ailleurs le 10 octobre dernier et très bien dit. Je reprends à dessein les mots de Raphaël Chenuil-Hazan, qui dirige ECPM depuis dix ans et qui a signé dans le Nouvel Obs, une tribune frappée au coin de l’expérience et du bon sens :

« Nous ne pouvons justifier la peine de mort (ou fermer les yeux) selon la géopolitique internationale. La vie d’une femme de ménage indonésienne décapitée dans un pays du Golfe a la même valeur que celle d’une « mule » (ou passeur de drogue) en Asie du Sud-Est, d’une femme adultère ou d’un dissident kurde en Iran, d’un jeune Noir au fin fond du Texas ayant braqué une épicerie ou encore d’un Français ou Belge parti en Syrie combattre le régime de Bachar al-Assad au nom du « grand califat ». »

Car c’est bien de cela dont il s’agit: les principes (le droit à la vie, le droit à la justice) doivent résister à l’épreuve du temps, des contextes, des tendances, des modes, des pressions, des appels à la vengeance des opinions publiques. Les principes, ce sont des boucliers à l’épreuve des balles.

En 2019, d’ailleurs, ces principes sont mis à l’épreuve en France. Le pays qui fêtera dans deux ans les 40 ans de l’abolition de la mort, portée par notre Président d’honneur Robert Badinter, est en train de trembler sur ses bases. Doit-on rappeler ici que l’abolition de la peine de mort est une condition sine qua non de l’adhésion à l’Union européenne ? Que même la Turquie d’Erdogan et de ses prédécesseurs s’est pliée à cette condition ? Que dire de la France d’Emmanuel Macron, qui permet que les djihadistes français partis combattre en Syrie au soutien de l’Etat islamique soient condamnés à mort, dans un simulacre de justice expéditive que les spécialistes du sujet ont brillamment décrit lors de notre débat au barreau de Paris le 10 octobre au matin ?

C’est encore et toujours Victor Hugo qui en parle le mieux du fin fond d’un XIXe siècle qui paraît si lointain: « Partout où la peine de mort est prodiguée, la barbarie domine ; partout où la peine de mort est rare, la civilisation règne ». L’abolition sera toujours du côté de la civilisation, du respect de l’autre, du respect des différences. Les abolitionnistes seront toujours du côté de la civilisation. Non, sérieusement, la mort, ce n’est vraiment plus la peine !

L’Edito est une publication du Mail de l’Abolition (MAB), la newsletter mensuelle d’ECPM.

Pour retrouver les précédentes éditions du MAB et vous abonner, c’est par ici.

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Vous encadrez des jeunes dans un cadre scolaire ou extra-scolaire et souhaitez les éveiller à des thématiques humaines et éthiques ? 

Il ne reste que quelques jours pour vous inscrire au concours de BD organisé par ECPM ! Intitulé « Cas.e de conscience », il propose aux jeunes de raconter, en une planche, la fin de la BD de Marty Planchais. Celle-ci raconte l’histoire d’un jeune bourreau par ascendance, mais peintre de cœur, qui va être confronté à un terrible dilemme.

Inscriptions possibles jusqu’au 30 novembre. 

À vos marques ? Prêts ? Planchez !

En quoi consiste le concours ?

Destiné aux jeunes de 12 à 18 ans, ce concours se base sur la bande dessinée « Le Petit Bourreau de Montfleury », l’œuvre de Marty Planchais traitant de la peine de mort. Les participants devront faire preuve d’imagination : inventer en une planche seulement la fin de l’histoire. Feront-ils du personnage principal un peintre ou un bourreau ? Choisiront-ils d’aider l’orpheline ou de laisser la justice s’abattre sur son père condamné ? À eux de trancher !

Les règles du jeu

ECPM a établi quelques règles afin de vous éclairer le mieux possible :

N°1 : Avant le 31 novembre vous vous inscrirez

N°2 : La thématique de la peine de mort avec les jeunes vous travaillerez

N°3 : Des élèves entre 14 et 18 ans vous engagerez

N°4 : Trois propositions de planches par classe maximum vous soumettrez

N°5 : Une seule planche (en français ou en anglais) par participant ou groupe de participants vous enverrez


Télécharger le flyer pour plus d’infos sur le concours et ses modalités


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À l’occasion de la 17e Journée mondiale contre la peine de mort, ECPM et ses partenaires vous donnaient rendez-vous les 9 et 10 octobre pour une série d’événements spéciaux à Paris. Rencontre avec un ancien condamné à mort, conférence, pièce de théâtre… Il y en avait pour tous les goûts !

D’autres événements avaient lieu en parallèle dans les pays avec lesquels ECPM travaille tout au long de l’année aux côtés de ses partenaires. Pour plus d’informations, retrouvez la carte des événements !

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  • Comprendre les enjeux liés aux citoyens européens condamnés à mort en Irak

A la Maison du Barreau, le jeudi 10 octobre

La conférence autour de notre campagne « Djihadistes au levant », organisée à la Maison du Barreau, a rassemblé plus de 300 personnes.  Avec un panel de qualité et des échanges constructifs, elle a permis d’attirer l’attention du public sur la question des ressortissant.e.s français.es condamné.e.s, ou risquant d’être condamné.e.s à mort en Irak.

La conférence s’articulait autour de deux panels: le premier sur le thème des procès inéquitables en Irak, le second sur la question des transferts entre la Syrie et l’Irak, et s’est déroulé en présence d’avocats de condamnés à mort français et belges, de familles de condamnés, et d’Agnès Callamard, Rapporteure spéciale des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires.

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Télécharger le compte-rendu de la conférence

Télécharger le programme:


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Télécharger notre dossier « Djihadistes au Levant »:


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  • Pete Ouko: une rencontre exceptionnelle

Pete Ouko est un ancien condamné à mort kényan venu spécialement en France, dans le cadre de la Journée mondiale, afin de partager son expérience auprès d’un large public. Une conférence publique dans les locaux d’ECPM à Paris, une intervention à l’Hôtel de Ville de Strasbourg, mais surtout, 650 élèves rencontrés dans 8 villes de France dans le cadre des interventions scolaires dispensées par le programme « Éducation » d’ECPM.

Vous pouvez vous aussi écouter son témoignage poignant, capté lors d’une rencontre au 7e Congrès mondial contre la peine de mort à Bruxelles en février dernier.

  • Une pièce de théâtre explorant la thématique sous un nouvel angle

Salle comble afin de terminer cette journée riche en information! ECPM et Justice 4 Hank vous proposaient d’assister à la représentation de « Suzy & Franck » de et par Didier Poiteaux, au Palais de Justice de Paris.

Suzy vit à Paris, Franck dans les couloirs de la mort au Texas. En 1996, un peu par hasard, ils débutent une correspondance. Petit à petit, ils se découvrent, tombent amoureux puisse marient. Vingt ans plus tard, ils s’aiment toujours mais ne peuvent pas vivre ensemble.

Cette histoire est tirée d’une histoire vraie, celle de Hank Skinner et de sa femme, Sandrine, et de la mobilisation pour sauver Hank, notamment par ECPM. Cette soirée leur était dédiée, et permettait, pour ceux qui le souhaitaient, de récolter de l’argent pour le fond de soutien de Hank : #Justice4Hank. Plus d’information sur Hank Skinner sur Justice4Hank.org.


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Organisateurs

Les Rencontres ECPM avec Pete Ouko sont organisées par ECPM.

La Conférence publique du 10 octobre est co-organisée par : ECPM, Barreau de Paris, CNB, Formation Continue Obligatoire (FCO)

La représentation théâtrale est co-organisées par : ECPM, Justice for Hank, Barreau de Paris