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Le 10 octobre 2019, l’association Culture pour la Paix et la Justice (CPJ asbl) organisait un atelier à Gombe en République Démocratique du Congo (RDC), en partenariat avec ECPM, à l’occasion de la 17e Journée mondiale contre la peine de mort. Cet atelier reprenait le thème choisi partout à travers le monde pour cette journée : « Les enfants, ces victimes invisibles de la peine de mort ».

Tenu au Centre d’Etude pour l’Action Sociale (CEPAS) de Gombe, l’atelier a laissé la parole à plusieurs personnalités du milieu abolitionniste local, parmi lesquelles Liévin Ngondji, avocat, président du CPJ et coordinateur de la Coalition d’Afrique Centrale contre la peine de mort (CCPM-RDC), et Bernard Takahishe, Vice-ministre de la Justice. Des jeunes abolitionnistes étaient également venus échanger avec les invités et partager leurs expériences.

En RDC, le 10 octobre 2019
En RDC, le 10 octobre 2019
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REPORTAGE A KINSHASA, par Culture pour la Paix et la Justice (CPJ)


programme


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ALLER PLUS LOIN…

Visionnez l’interview de Liévin Ngondji, avocat en République Démocratique du Congo, président de l’association Culture pour la Paix et la Justice et membre de la Coalition d’Afrique francophone contre la peine de mort, réalisée lors du 7e Congrès mondial contre la peine de mort, à Bruxelles en février 2019.

De nombreux autres événements sont organisés partout à travers le monde afin de célébrer cette journée : à Paris, Strasbourg, en Tunisie, au Maroc ou encore en Indonésie.


Retrouvez tous les événements co-organisés par ECPM pour la 17e Journée mondiale contre la peine de mort

Car nos voix sont multiples. Car ensemble, elles s’élèvent plus fort contre la peine de mort. Car les victimes ne doivent pas rester invisibles. ECPM rassemble pour vous quelques uns des Tweets les plus marquants de la Journée mondiale contre la peine de mort.

Et parce que la cause a besoin de vous pour perdurer, vous pouvez rejoindre ECPM en adhérant, en faisant un don, où en devenant bénévole.


Rejoindre ECPM

A l’occasion de ce 10 octobre, journée mondiale contre la peine de mort, nous recevons Nicolas Perron (@perron_nicolas), Directeur des programmes de l’association « Ensemble contre la peine de mort » (@AssoECPM). @CoE_HRightsRLaw #AbolitionNow pic.twitter.com/aq2pNipiHa

— TV5MONDE Info (@TV5MONDEINFO) October 10, 2019

Les états #abolitionnistes doivent avoir des assurances credibles et tangibles avant d’extrader tout individu vers un pays où il risque la peine de mort. »@AgnesCallamard, rapporteuse spéciale de l’@ONU_fr sur les transferts vers l’#Irak#WorldDayAgainstTheDeathPenalty pic.twitter.com/IjTKqwsdta

— ECPM (@AssoECPM) October 10, 2019

« J’ai l’honneur, au nom du gouvernement de la République, de demander à l’Assemblée nationale l’abolition de la peine de mort en France » ⚖️ À l’occasion de la #JournéeMondialeContreLaPeineDeMort, on vous propose une large sélection d’archives ici ⏯️ https://t.co/xQxlxNt41d pic.twitter.com/tyiyc24VkI

— Ina.fr (@Inafr_officiel) October 10, 2019


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Le 9 octobre 1981 était promulguée la loi portant abolition de la peine de mort. L’aboutissement du long combat de Robert Badinter et de tous les abolitionnistes qui l’ont précédé. Quelques jours auparavant l’ancien garde des Sceaux présentait son texte en prononçant ces mots⤵️ pic.twitter.com/XvsRGhqiVp

— Ministère Justice (@justice_gouv) October 9, 2019

Alain Morvan, journaliste et militant, est le nouveau président d’ECPM: «La peine de mort n’a plus aucun sens». Retrouvez son interview à l’occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort ▶️ https://t.co/F9RbjPc4cI via @lerepu

— ECPM (@AssoECPM) October 10, 2019

#nodeathpenalty 17e journée mondiale contre la peine de mort- 10 octobre 2019 – colloque sur les « Citoyens européens condamnés à mort en Irak : le droit à l’épreuve de l’antiterrorisme ».https://t.co/D4fhPb8FUk @CNBarreaux @feral_schuhl @Avocats_Paris @efbparis @CliniqueEFB pic.twitter.com/TPkNsiDKa5

— Anne Souleliac (@annesouleliac) October 4, 2019

À l’occasion de la #journeeMondialecontrelaPeinedeMort des lycéens havrais ont rencontré un ancien condamné à mort #Havre #Normandie
➡https://t.co/IJWE1uyt4T pic.twitter.com/X3PDP5G1jV

— paris_normandie (@paris_normandie) October 10, 2019

A l’approche de la journée mondiale contre la #peinedemort, @ACAT_France met en lumière les victimes invisibles de la peine capitale. Retrouvez leurs témoignages sur https://t.co/E1OMAsGLvd@coalitionPDM @AssoECPM @DPInfoCtr pic.twitter.com/9tAumVu8en

— ACAT (@ACAT_France) October 8, 2019

Poème de Christina Tafero, fille de Sonia « Sunny » Jacobs, condamnée à mort en 1976 et acquittée en 1992 et Jesse Tafero, exécuté en 1990.

C’est aujourd’hui la 17e Journée mondiale contre la peine de mort #nodeathpenalty #StopExecutions #EndtheDeathPenalty pic.twitter.com/jjs2q12IQO

— Coalition mondiale (@coalitionPDM) October 10, 2019


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Ce jeudi 10 octobre, c’est la 18e Journée mondiale contre la #peinedemort

Des avocats du monde entier sont engagés contre la peine capitale. Retrouvez leurs portraits et découvrez leurs combats #THREAD à suivre tout au long de la journée ⤵#NoDeathPenalty #nodeathpenalty pic.twitter.com/1lDIiRnY0b

— CNB (@CNBarreaux) October 10, 2019

Biélorussie.
Aliaksandra Y. a 29 ans. Son père a été accusé de meurtre, condamné à mort et exécuté en 2016. Elle a eu connaissance de l’exécution un mois après qu’elle a eu lieu. #abolitionnow #NoDeathPenalty #worlddayagainstdeathpenalty @coalitionPDMhttps://t.co/sFg0OCzLBa

— Prison Insider Fr (@PrisonInsiderFr) October 10, 2019

Journée mondiale contre la #Peinedemort : une histoire de la peine capitale en France, résumée en deux minutes #NoDeathPenalty pic.twitter.com/DgEwv1WsD6

— Ina.fr (@Inafr_officiel) October 10, 2019

Today marks the 17th #WorldDayAgainstTheDeathPenalty. Join us in raising awareness of #WrongfulConvictions. Since 2015, at least 194 death row prisoners have been exonerated around the world. What about the innocent we don’t know about? #NoDeathPenalty pic.twitter.com/kF5Z0WIPpm

— DeathPenaltyProject (@DeathPenaltyP) October 10, 2019

Au crépuscule de la 17e Journée mondiale contre la peine de mort, ECPM revient sur les événements organisés avec ses partenaires aux quatre coins du monde pour militer ensemble pour l’abolition universelle. Et le bilan se veut réjouissant ! Pas moins de 3500 personnes touchées, la sortie d’une mission d’enquête en Indonésie, la création d’une Coalition camerounaise contre la peine de mort (Cocapem), des engagements pris par le ministre de la Justice de la République Démocratique du Congo pour progresser vers l’abolition… On fait le point ci-dessous, avec une carte, mais aussi une revue de presse et un rappel des chiffres.


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Cliquer sur la carte pour l’agrandir

PLUS D’INFOS SUR… Les événements par pays


Ma publication (15)


maroc (2)


tunisie


cameroun carré


stras (1)


indonésie (2)


rdc


invité spécial

REVUE DE PRESSE 

France

Nicolas Perron, directeur des programmes d’ECPM pour TV5Monde le 10/10/2019

https://twitter.com/TV5MONDEINFO/status/1182241396364840962?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1182241396364840962&ref_url=http%3A%2F%2Fwww.ecpm.org%2F17e-journee-mondiale-les-17-tweets-marquants-de-cette-matinee-de-mobilisation%2F

« Au Havre, la Journée internationale contre la peine de mort amène les lycéens à refléchir », Paris Normandie, 10/10/2019

https://www.paris-normandie.fr/actualites/societe/au-havre-la-journee-internationale-contre-la-peine-de-mort-amene-les-lyceens-a-reflechir-NL15697587

« Alain Morvan : « La peine de mort n’a plus aucun sens » », Le républicain lorrain, 10/10/2019

https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-metz-ville/2019/10/10/alain-morvan-la-peine-de-mort-n-a-plus-aucun-sens

« Tribune. Pour l’abolition universelle de la peine de mort. », L’Obs, 11/10/2019

https://www.nouvelobs.com/monde/20191011.OBS19641/tribune-pour-l-abolition-universelle-de-la-peine-de-mort.html

L’invité d’ECPM: Pete Ouko

« Kenya : Pete Ouko, ancient condamné à mort », Arte, 10/10/2019

https://www.arte.tv/fr/videos/092893-000-A/kenya-pete-ouko-ancien-condamne-a-mort/

« Nous n’avons pas besoin d’une justice œil pour œil » : condamné puis libéré, il témoigne dans un lycée contre la peine de mort », France Info, 10/10/2019

https://www.francetvinfo.fr/societe/prisons/nous-n-avons-pas-besoin-d-une-justice-oeil-pour-oeil-condamne-puis-libere-il-temoigne-dans-un-lycee-contre-la-peine-de-mort_3652871.html

« Pete Ouko : “La peine de mort ne règle rien” » , Africa Radio, 10/10/2019

https://www.africaradio.com/news/pete-ouko-la-peine-de-mort-ne-regle-rien-158104

« Pete Ouko : “Je ne sais pas combien de temps cela prendra mais nous réussirons à abolir la peine capitale”  »

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/10/10/je-ne-sais-pas-combien-de-temps-cela-prendra-mais-nous-reussirons-a-abolir-la-peine-capitale_6015020_3212.html?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR0xXT56EQ-s3HTGx90Ihe5AmM6PW-nq-Q8zHGg1xwLDwJqorW574kSxGsU#Echobox=1570732596

« Kenyan ex death row prisoner campaigns against capital punishment », RFI, 10/10/2019

http://en.rfi.fr/africa/20191010-Kenyan-ex-death-row-prisoner-campaigns-against-death-penalty

Indonésie

« Kondisi Lapas untuk Terpidana Mati Tak Manusiawi, Ini Kata Ditjen PAS », IDN Times, 11/10/2019

https://www.google.fr/amp/s/www.idntimes.com/news/indonesia/amp/dini-suciatiningrum/kondisi-lapas-untuk-terpidana-mati-tak-manusiawi-ini-kata-ditjen-pas

« KontraS Sebut Penerapan Hukuman Mati Hanya Ajang Politis dan Pencitraan », Jatim Suara, 15/10/2019

https://jatim.suara.com/read/2019/10/15/210157/kontras-sebut-penerapan-hukuman-mati-hanya-ajang-politis-dan-pencitraan

Cameroun

« Interview exclusive de Me Sandrine Dacga : « Les proches des condamnés à mort sont des victimes invisibles » », Agence Cameroun Presse, 10/10/2019

https://agencecamerounpresse.com/societe/soci%C3%A9t%C3%A9/interview-exclusive-de-me-sandrine-dacga-%C2%ABles-proches-des-condamn%C3%A9s-%C3%A0-mort-sont-des-victimes-invisibles-%C2%BB.html

« Conditions carcérales : le rapport qui épingle les prisons camerounaises », Actu Cameroun, 14/10/2019

https://actucameroun.com/2019/10/14/conditions-carcerales-le-rapport-qui-epingle-les-prisons-camerounaises/

« Condamnations à mort : ces victimes innocentes qui souffrent dans l’ombre », Agence Cameroun Presse, 16/10/2019

https://agencecamerounpresse.com/societe/soci%C3%A9t%C3%A9/condamnation-%C3%A0-mort-ces-victimes-%C2%ABinnocentes%C2%BB-qui-souffrent-dans-l%E2%80%99ombre.html

« Justice: Une coalition contre la peine de mort voit le jour », Cameroon-info.net, 19/10/2019

http://www.cameroon-info.net/article/cameroun-justice-une-coalition-contre-la-peine-de-mort-voit-le-jour-354393.html

Maroc

« La coalition marocaine pour l’abolition de la peine de mort établit son constat”, Libération Maroc, 14/10/2019

https://www.libe.ma/%E2%80%8BLa-Coalition-marocaine-pour-l-abolition-de-la-peine-de-mort-etablit-son-constat_a112500.html

« Maroc : qui sont les condamnés à mort », Bladi.net, 13/10/2019

https://www.bladi.net/maroc-peine-capitale,60373.html

« Un collectif d’ONG appelle à faire des enfants des condamnés à mort des « pupilles de la nation » », HuffPost Maghreb, 10/10/2019

https://www.huffpostmaghreb.com/entry/un-collectif-dong-appelle-a-faire-des-enfants-des-condamnes-a-mort-des-pupilles-de-la-nation_mg_5d9f542be4b06ddfc515d075

« La peine de mort a la vie dure », Liberation Maroc, 1/10/2019

https://www.libe.ma/La-peine-de-mort-a-la-vie-dure_a112415.html

« Peine de mort : appel à accorder aux enfants des condamnés le statut de pupilles de la nation », Hespress, 13/10/2019

https://fr.hespress.com/100917-peine-de-mort-appel-a-accorder-aux-enfants-des-condamnes-le-statut-de-pupilles-de-la-nation.html

République Démocratique du Congo

« RDC : Un projet de loi en gestation pour l’abolition de la peine de mort”, Radio Okapi, 11/10/2019

https://www.radiookapi.net/2019/10/11/actualite/justice/rdc-un-projet-de-loi-en-gestation-pour-labolition-de-la-peine-de-mort

Tunisie

« Des films et une exposition à l’occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort », Agence Tunis Afrique Presse, 08/10/2019

https://www.tap.info.tn/fr/Portail-Culture-et-M%C3%A9dias/11903999-des-films-et-une

« Célébration de la Journée mondiale contre la peine de mort : des films et une xeposition au prgramme », La Presse, 10/10/2019

https://lapresse.tn/28720/celebration-de-la-journee-mondiale-contre-la-peine-de-mort-des-films-et-une-exposition-au-programme/

« Projection d’un cycle de films « Le 7e art au service du droit à la vie » du 10 au 13 octobre à la Cité de la culture », Tekiano, 09/10/2019

https://www.tekiano.com/2019/10/09/projection-dun-cycle-de-films-le-art-7eme-au-service-du-droit-a-la-vie-du-10-au-13-octobre-a-la-cite-de-la-culture/

« La CTCPM et ECPM célèbrent la Journée mondiale contre la peine de mort », Business News, 18/10/2019

https://www.businessnews.com.tn/la-ctcpm-et-le-ecpm-celebrent-la-journee-mondiale-contre-la-peine-de-mort,520,91770,3

RAPPEL EN CHIFFRES

infos JM (1)

Kasthuri Patto, abolitionniste convaincue et parlementaire en Malaisie, s’adresse aux médias du monde entier afin de rendre compte de la situation de la peine de mort dans son pays.

Avec l’arrivée du gouvernement de Pakatan Harapan l’an dernier, la parlementaire se félicite que l’abolition n’a jamais été aussi proche. Le gouvernement a, en effet, signé un moratoire à ce propos l’an dernier. Cependant, le combat doit continuer tant que cette abolition n’aura pas été effective. Si elle l’est, la Malaisie serait le premier pays abolitionniste d’Asie du Sud-Est.

Déclaration aux médias du député de Batu Kawan, secrétaire international de Wanita DAP et membre de la commission parlementaire spéciale spéciale pour les droits de l’homme et l’égalité des genres, Kasthuri Patto, le jeudi 10 octobre 2019 au Parlement de Malaisie, Kuala Lumpur
(traduit depuis l’anglais).

La décision de la Malaisie d’abolir la peine de mort obligatoire est une preuve courageuse de son courage à défendre la justice réparatrice et à rendre aux tribunaux les pouvoirs judiciaires discrétionnaires, ce qui constitue une avancée décisive dans la lutte contre la criminalité et la punition des criminels au lieu de mettre fin à leurs jours.

Le 10 octobre 2019 marque la 17e commémoration de la Journée mondiale contre la peine de mort et à ce jour, 106 pays ont aboli la peine de mort et 56 pays et territoires sont des pays favorables au maintien de la peine de mort et continuent à l’appliquer, dont la Malaisie où la dernière exécution a eu lieu en janvier 2018. Un moratoire sur toutes les exécutions a été signé par le ministre de la Justice dans le département du Premier ministre Datuk Liew Vui Keong l’année dernière après que Pakatan Harapan est devenu le nouveau gouvernement en Malaisie.

La Malaisie a 33 crimes qui justifient la peine de mort en vertu de 8 lois différentes. Seuls 11 crimes sont passibles de la peine de mort obligatoire en vertu de deux lois distinctes ; 9 crimes en vertu du Code pénal et 2 crimes en vertu de la loi sur les armes à feu (peines accrues) seront abolis et des pouvoirs discrétionnaires seront accordés aux juges pour prendre une décision afin de faire respecter la justice, l’état de droit et la Constitution fédérale.


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Télécharger la version originale (anglais)

À ce jour, le nombre de condamnés à mort s’élève à 1293, dont plus de la moitié sont des Malaisiens (55%) et le reste sont des étrangers (45%).

Sur le plan ethnique, les condamnés à mort sont estimés à 49% de Malais, soit 340 détenus, 24% d’Indiens, 177 détenus, 168 détenus représentant 23% de l’ethnie chinoise et environ 4% de sikhs, Bajaus, Ibans, Bidayuhs, Bugis, Dusun et Kadiazans. En ce qui concerne les étrangers, les cinq premiers pays ayant le plus grand nombre de condamnés à mort sont le Nigeria, l’Indonésie, l’Iran, les Philippines et la Thaïlande, sur 44 pays au total.

Sur ce total, les musulmans représentent le plus grand nombre de condamnés à mort (50%), les chrétiens et les catholiques (20%), les hindous et les bouddhistes (14% chacun) et les autres professent le sikhisme, le bahá’í, les païens et les personnes sans conviction religieuse.

La plus grande proportion de personnes dans le couloir de la mort sont celles qui viennent d’un milieu socio-économique défavorisé et qui ont un emploi permanent, celles qui n’ont pas d’emploi permanent et celles qui sont sans emploi, soit 86 % des hommes et des femmes dans le couloir de la mort en tant que  » banduan akhir « . Il est suffisamment évident que de meilleures opportunités économiques, l’éducation, des salaires adéquats et équitables, le positionnement dans les couches sociales est un facteur déterminant et un facteur d’influence énorme qui pousse une personne à commettre un crime ou non. À part cela, l’accès aux drogues et à l’alcool est normalement le dernier clou dans le cercueil qui pousse une personne au bord du gouffre pour enfreindre la loi et commettre des crimes odieux.

L’article 5 de la Constitution fédérale protège le droit à la vie : « Nul ne peut être privé de sa vie ou de sa liberté personnelle si ce n’est conformément à la loi ». Cela dit, bien que le droit à la vie soit protégé et conservé dans de nombreuses croyances religieuses, permettez-moi d’affirmer clairement et fermement que les criminels DOIVENT être punis, et il n’y aura pas le moindre doute à ce sujet. Cependant, l’exécution d’une personne est hors de question.

Les pays qui ont aboli la peine de mort ont visiblement prouvé que les taux de criminalité sont plus faibles, y compris en ce qui concerne les meurtres, et les pays où la peine de mort est appliquée ont des chiffres qui montrent par inadvertance une augmentation ou un statu quo des crimes commis dans ces pays. La peine de mort n’a PAS d’effet dissuasif sur la criminalité car le nombre de condamnés à mort en Malaisie est en augmentation alors que la criminalité reste inchangée. Donc, le fardeau de la preuve devrait reposer sur l’application de la loi et la lutte contre la criminalité, et non sur le fait de mettre fin à des vies humaines.

À part cela, il y a tous les éléments d’une erreur judiciaire qui peuvent se produire à partir du moment où un crime est commis jusqu’au moment où le verdict est rendu par le tribunal – pire lorsque les mains des juges sont liées avec la peine de mort obligatoire. Le recours à la torture pour extorquer des aveux, la mauvaise communication avec la langue comme barrière, la corruption, l’inefficacité dans la collecte et le dépôt des preuves, les sentiments du pouvoir judiciaire, le parjure sont autant d’erreurs judiciaires parfaites. Encore une fois, ne vous y trompez pas, les criminels doivent être punis, mais jamais exécutés.

Aucun système juridique n’est parfait dans le monde. Cependant, la peine de mort est une forme de punition de non-retour. Si un homme ou une femme innocente est exécuté, ne s’agit-il pas d’une violation forcée de l’injustice d’un gouvernement ou d’un peuple ? Voulons-nous faire partie de l’équipe d’exécution en prenant la vie d’une personne lorsqu’il y a une option d’emprisonnement ?

Selon le Penang Institute, « des taux de révision élevés de 55 % et 59 % respectivement pour les cas de « S39B Dangerous Drugs Act » sont survenus en 2013 et 2016. La nature volatile et l’incohérence des jugements dans les affaires de peine de mort sont en effet préoccupantes. La déclaration de culpabilité ou la détermination de la peine d’une personne est finalement décidée par la Cour fédérale, mais sur les 20 affaires jugées par la Cour fédérale, 10 affaires (50 %) ont fait l’objet d’une révision ; trois affaires (15 %) ont vu leur décision annulée deux fois par la Haute Cour ; et six suspects (30 %) ont été libérés de la potence. Cela conclut que des erreurs judiciaires peuvent se produire à n’importe quel niveau.

En octobre 2017, la Haute Cour de Seremban a infirmé et libéré la décision d’un étudiant coréen accusé de trafic de stupéfiants en vertu de l’article 39B lorsque l’officier qui était aussi le témoin principal a été reconnu coupable d’avoir menti au cours du contre interrogatoire. L’officier responsable du raid aurait mené plus de 20 autres raids au cours de sa vie. Il ne fait pas froid dans le dos de penser aux 20 autres raids qu’il a menés ? Si l’avocat ne l’avait pas assez interrogé, il aurait peut-être quitté le tribunal, un menteur qui aurait pu envoyer un innocent se faire pendre. Cette personne peut être votre fils ou votre fille, vos petits-enfants ou votre mari ou votre femme, votre père ou votre mère.

Mainthan Arumugam de Kuala Lumpur est dans le couloir de la mort depuis 15 ans. Ses avocats Sherrie et Amir Hamzah, également défenseurs des droits de l’homme, se demandent « Qui est cette victime que Mainthan a assassinée ? L’identité de la victime a été soulevée lors de la première demande de révision présentée par Mainthan et elle a été rejetée. Par la suite, une personne qui prétendait être la seule victime s’est présentée à la fin de 2016, mais la nouvelle preuve a également été rejetée par les tribunaux. 19 juges différents ont entendu l’affaire Mainthan depuis 2004. » L’acte d’accusation original indiquait que la victime était « Manivananan a/l Vellasamy » bien qu’il détenait un passeport indien, car le terme « a/l » ne devrait s’appliquer qu’aux Malaisiens. Ce n’est là qu’une des graves divergences dans le cas de Mainthan et il est toujours derrière les barreaux. Et ce qui est choquant, c’est que la victime présumée est en ce moment même vivante, vivant et respirant le même air que nous tous.

En 2009, Sulkarnain bin Alias a été accusé du meurtre d’un professeur de l’UiTM en 2002 après avoir été condamné à mort pendant 17 ans. Son cas est aussi un cas d’incohérences et d’échappatoires. Le principal suspect a été libéré et est devenu le principal témoin. Une farce parce qu’il est le seul à connaître la victime et qu’il a été le cerveau présumé du crime. Les chiens renifleurs avaient mené l’équipe au suspect principal, mais les tribunaux l’avaient rejetée malgré le fait que les procureurs eux-mêmes avaient soulevé des  » doutes raisonnables  » au sujet de ces preuves, la date, l’heure et le lieu de l’accusation variaient de la date, de l’heure et du lieu du décès.

D’un point de vue religieux, n’oublions pas que Jésus a été victime d’un vice de procédure flagrant, d’une erreur judiciaire, d’une mauvaise opinion publique, qui l’a conduit à être victime de la peine de mort par crucifixion. Dans le bouddhisme, le premier précepte insiste sur l’abstinence de tuer ou de blesser tout être vivant et la peine de mort est donc incompatible avec les enseignements bouddhistes préconisant la compassion pour tous. L’hindouisme prône l’ahimsa qui est le principe de la non-violence, y compris l’opposition aux actes de meurtre, de violence et de vengeance.

Selon le Mufti des territoires fédéraux, « la philosophie de la jurisprudence islamique est fondée sur cinq exigences fondamentales universelles pour la préservation de la religion, de la vie, de l’aqal, de la postérité et des biens de l’humanité. Les musulmans croient que ces cinq droits, s’ils sont correctement préservés et garantis, créeront une bonne vie tant dans le monde que dans l’au-delà. Nous croyons que la peine de mort obligatoire pour les crimes de meurtre devrait être revue en tenant compte de la famille du défunt et de la deuxième chance du meurtrier. Il s’agit d’une étape très importante à lire au niveau national. Alors que pour d’autres infractions prévues par des sanctions obligatoires de droit civil mais non par la charia islamique, nous recommandons également que le réexamen de la peine soit justifié si les résultats des recherches effectuées par les autorités compétentes indiquent un faible niveau d’efficacité dans l’exécution.

Ces erreurs judiciaires et bien d’autres encore sont évidentes autour de nous, mais en tant que société, en tant que peuple, en tant que communauté et en tant que Malaisiens, nous devons veiller à ce que justice soit rendue pour la famille du défunt et celle de l’accusé.

La décision du gouvernement malaisien d’abolir la peine de mort obligatoire est un pas courageux dans la bonne direction qui préconiserait une justice réparatrice et redonnerait aux tribunaux le pouvoir discrétionnaire de décider si les juges doivent ou non prononcer la peine capitale.

Il n’y a pas de place dans une nouvelle Malaisie pour la peine de mort.

Kasthuri Patto



Voir l’interview de Kasthuri Patto, réalisée lors du 7e Congrès mondial contre la peine de mort



Ce jeudi 10 octobre, à l’occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort, ECPM et ses partenaires KontraS et ADPAN se rassemblent à Jakarta afin de marquer le lancement de leur mission d’enquête, « Déshumanisés », qui étudie la situation des prisonniers dans les couloirs de la mort indonésiens.

Actuellement, on estime que les couloirs de la mort indonésiens comptent entre 236 et 308 personnes. Bien qu’elles devraient toutes être placées dans des prisons de haute sécurité, le fléau de la surpopulation carcérale en décide tout autrement. Cette mission d’enquête a été réalisée dans 8 prisons choisies pour leurs différences, afin d’avoir un meilleur aperçu global.

Basé sur des recherches et des entretiens réalisés entre décembre 2018 et mai 2019, ce rapport constitue une référence unique sur le sujet. Les interviews auprès de condamné.e.s, personnel de prisons et avocat.e.s ont été réalisées par une équipe de trois membres de KontraS. D’autres interviews ont été réalisées auprès des familles des condamnés par l’auteure, Carole Berrih.


Lire la mission d’enquête en anglais


Lire la mission d’enquête en bahasa

L’enquête a été réalisée en parteniariat avec : 


kontras logo


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Rappel des faits

Le droit à la vie est reconnu par la Constitution indonésienne dans son article 28A : « Toute personne a le droit de vivre et de défendre sa vie et ses moyens de subsistance ».

Evénement de lancement en Indonésie

En Indonésie, on peut être condamné à mort pour un large éventail de crimes. La trahison, le meurtre aggravé, les crimes aériens, le trafic de drogue, la corruption, le terrorisme, l’abus sexuel des enfants et les crimes internationaux. Néanmoins, depuis l’indépendance, la peine de mort n’a été appliquée qu’à quatre types de crimes : subversion, meurtre aggravé, terrorisme et infractions liées à la drogue. Les ONG estiment que plus de 70 % de toutes les condamnations à mort enregistrées depuis 2015 concernent des infractions liées à la drogue.  Les exécutions sont par peloton d’exécution.

Selon la législation nationale, certaines catégories de personnes sont exclues de la peine de mort. Les enfants, les femmes enceintes et les personnes atteintes d’un handicap mental si elles ont commis le crime en raison de leur handicap. Cependant, la législation ne contient aucune disposition spécifique concernant l’imposition de la peine de mort aux ressortissants étrangers. Ainsi, sur les 18 condamnés exécutés dans le pays entre 2015 et 2016, 15 étaient étrangers.

N’oublions pas qu’un de nos ressortissants se trouve dans les couloirs de la mort indonésiens depuis 2007: il s’agit du français Serge Atlaoui, qui a été accusé de trafic de drogues.


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Retrouvez les autres missions d’enquêtes d’ECPM

À l’occasion de la 17e Journée mondiale contre la peine de mort, ECPM et ses partenaires vous donnaient rendez-vous les 9 et 10 octobre pour une série d’événements spéciaux à Paris. Rencontre avec un ancien condamné à mort, conférence, pièce de théâtre… Il y en avait pour tous les goûts !

D’autres événements avaient lieu en parallèle dans les pays avec lesquels ECPM travaille tout au long de l’année aux côtés de ses partenaires. Pour plus d’informations, retrouvez la carte des événements !

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  • Comprendre les enjeux liés aux citoyens européens condamnés à mort en Irak

A la Maison du Barreau, le jeudi 10 octobre

La conférence autour de notre campagne « Djihadistes au levant », organisée à la Maison du Barreau, a rassemblé plus de 300 personnes.  Avec un panel de qualité et des échanges constructifs, elle a permis d’attirer l’attention du public sur la question des ressortissant.e.s français.es condamné.e.s, ou risquant d’être condamné.e.s à mort en Irak.

La conférence s’articulait autour de deux panels: le premier sur le thème des procès inéquitables en Irak, le second sur la question des transferts entre la Syrie et l’Irak, et s’est déroulé en présence d’avocats de condamnés à mort français et belges, de familles de condamnés, et d’Agnès Callamard, Rapporteure spéciale des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires.

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Télécharger le compte-rendu de la conférence

Télécharger le programme:


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Télécharger notre dossier « Djihadistes au Levant »:


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  • Pete Ouko: une rencontre exceptionnelle

Pete Ouko est un ancien condamné à mort kényan venu spécialement en France, dans le cadre de la Journée mondiale, afin de partager son expérience auprès d’un large public. Une conférence publique dans les locaux d’ECPM à Paris, une intervention à l’Hôtel de Ville de Strasbourg, mais surtout, 650 élèves rencontrés dans 8 villes de France dans le cadre des interventions scolaires dispensées par le programme « Éducation » d’ECPM.

Vous pouvez vous aussi écouter son témoignage poignant, capté lors d’une rencontre au 7e Congrès mondial contre la peine de mort à Bruxelles en février dernier.

  • Une pièce de théâtre explorant la thématique sous un nouvel angle

Salle comble afin de terminer cette journée riche en information! ECPM et Justice 4 Hank vous proposaient d’assister à la représentation de « Suzy & Franck » de et par Didier Poiteaux, au Palais de Justice de Paris.

Suzy vit à Paris, Franck dans les couloirs de la mort au Texas. En 1996, un peu par hasard, ils débutent une correspondance. Petit à petit, ils se découvrent, tombent amoureux puisse marient. Vingt ans plus tard, ils s’aiment toujours mais ne peuvent pas vivre ensemble.

Cette histoire est tirée d’une histoire vraie, celle de Hank Skinner et de sa femme, Sandrine, et de la mobilisation pour sauver Hank, notamment par ECPM. Cette soirée leur était dédiée, et permettait, pour ceux qui le souhaitaient, de récolter de l’argent pour le fond de soutien de Hank : #Justice4Hank. Plus d’information sur Hank Skinner sur Justice4Hank.org.


twitter

Organisateurs

Les Rencontres ECPM avec Pete Ouko sont organisées par ECPM.

La Conférence publique du 10 octobre est co-organisée par : ECPM, Barreau de Paris, CNB, Formation Continue Obligatoire (FCO)

La représentation théâtrale est co-organisées par : ECPM, Justice for Hank, Barreau de Paris


programme

Le 10 octobre, l’Association Droits et Paix en partenariat avec ECPM célébrait la 17e Journée mondiale contre la peine de mort au Cameroun.

Une conférence nationale, qui se tenait à l’hôtel Akena City de Douala, a permis au public d’échanger sur le thème de la peine de mort. Après la cérémonie officielle d’ouverture, une phase de communication d’experts s’est articulée autour de deux thématiques : « l’inhumanité de la peine de mort » et « les enfants, ces victimes invisibles de la peine de mort ». Pour rappel, cette dernière thématique est celle officiellement choisie pour cette Journée partout à travers le monde. Enfin, la journée s’est conclue par une phase d’organisation du mouvement abolitionniste national et d’échange avec les médias invités.


Lire le programme complet

ALLER PLUS LOIN


Consultez la mission d'enquête réalisée au Cameroun en 2019

Consultez la mission d’enquête réalisée au Cameroun en 2019

Lire l’article: Interview exclusive de Me Sandrine Dacga : « Les proches des condamnés à mort sont des victimes invisibles », Agence Cameroun Presse

Sandrine Dagca, Présidente de la Coalition camerounaise contre la peine de mort (Cocapem)

Événement en partenariat avec:

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De nombreux autres événements sont organisés partout à travers le monde afin de célébrer cette journée : à Paris, Strasbourg, en Tunisie, en RDC, au Maroc,ou encore en Indonésie.


Retrouvez tous les événements co-organisés à travers le monde par ECPM à l’occasion de la 17e Journée mondiale contre la peine de mort

À l’occasion de la 17e Journée mondiale contre la peine de mort, ECPM et ses partenaires vous donnent rendez-vous le 10 octobre à partir de 18h à l’hôtel de ville de Strasbourg. Au programme ? Des lectures de textes sur le thème de la peine de mort, un témoignage et un débat.

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La Journée mondiale contre la peine de mort, ça ne se passe pas qu’à Paris. C’est un peu partout dans le monde, comme au Maroc, en Tunisie ou en encore en Indonésie… et à Strasbourg ! Et pour l’occasion ECPM et ses partenaires, ARTE, la Cour européenne des droits de l’homme et Amnesty International France, ont mis les petits plats dans les grands.

La soirée démarre à 18h par un mot d’ouverture du maire. La secrétaire générale du Conseil de l’Europe ainsi que le représentant de la France prononceront également un mot de bienvenue. Ces allocutions seront suivies de la lecture de poèmes et chansons de Boris Vian et du discours que Robert Badinter avait prononcé devant l’Assemblée nationale pour demander l’abolition en 1981. Ces textes seront lus avec un accompagnement au piano.

Ensuite, Pete Ouko témoignera de son expérience d’ancien condamné à mort à 19h. Condamné en 2001 au Kenya, il a passé 18 ans dans les couloirs de la mort. Et ce pour un crime qu’il n’avait pas commis. Aujourd’hui, il témoigne de la difficulté à survivre dans l’attente de l’exécution et dans des conditions compliquées.

Enfin, un débat terminera cette soirée. Il sera modéré par le président de la Cour européenne des droits de l’Homme, la scénariste de la BD « L’abolition. Le Combat de Robert Badinter » et la responsable de la Commission Abolition de la peine de mort d’Amnesty.


Le jour J, suivez l’événement en direct via ce lien


Téléchargez le programme complet

Cette année, à l’occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort, ECPM et son partenaire marocain l’Organisation Marocaine des Droits Humains (OMDH), soutiennent des petites associations marocaines engagées pour les droits humains avec un défi en tête : les aider à développer des projets culturels et engagés autour d’un sujet encore très controversé dans le pays, la lutte contre la peine de mort. Pour rappel, en septembre 2019, 63 condamnés à mort étaient recensés au Maroc, dont une femme.

Tour d’horizon de ces petits projets porteurs d’une grande cause.

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Carte interactive réalisée avec le soutien financier de l’AFD (Agence Française de Développement), la Norvège, la Suisse, la Fondation de France, et la Délégation de l’Union européenne au Maroc.

Les Petits projets sont nés d’un constat: les membres de la société civile marocaine, spécialement ceux basés hors de Rabat et Casablanca, observent des difficultés pour mettre en place des activités de sensibilisation sur le sujet de la peine de mort. En les accompagnant sur le plan organisationnel et financier, ECPM, l’OMDH et la Délégation de l’Union européenne du Maroc leur ont donné les clés pour que leurs projets voient le jour et se concrétisent à l’occasion de la 17e Journée mondiale contre la peine de mort. À terme, ces petites associations pourraient s’affilier au réseau abolitionniste local, la Coalition marocaine contre la peine de mort.

Association Colline Verte, à Salé

« Ensemble pour mettre fin aux condamnations à la peine de mort au Maroc » est un projet adressé à 25 associations et acteurs de la société civile, ainsi qu’aux élus locaux et régionaux, ou encore les parlementaires, mis en place entre septembre 2019 et février 2020.

L’action vise à :

  • Renforcer et soutenir le travail, la coopération et la mise en réseau des acteurs clés, en particulier des organisations de la société civile, pour produire durablement des développements positifs concernant la peine de mort ;
  • Sensibiliser les leaders d’opinion et les citoyens pour renforcer le débat et promouvoir les changements sociaux ;
  • Renforcer l’expertise des coalitions nationales contre la peine de mort afin d’accroître leur capacité de dialogue, de plaidoyer et de surveillance du respect des normes minimales de détention.

Colline Verte (جمعية الهضبة الخضراء) est une association dont la vocation est la défense des droits des personnes démunies.

Son Président est EL BOUAZZAOUI SIDI EL HOUSSAINE.

Contact: associationcollineverte@gmail.com

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Octobre 2019

  • Atelier de 9h à 12h le premier samedi du mois dans la Maison des jeunes de Salé.
  • 10 octobre 2019 (Journée mondiale): organisation d’une table ronde à la grande salle de la Commune de Salé

Novembre 2019

  • Atelier de 9h à 12h le premier samedi du mois dans la Maison des jeunes de Salé.

Décembre 2019

  • Atelier de 9h à 12h le premier samedi du mois dans la Maison des jeunes de Salé.

Janvier 2020

  • Atelier de 9h à 12h le premier samedi du mois dans la Maison des jeunes de Salé.

Février 2020

  • Atelier de 9h à 12h le premier samedi du mois dans la Maison des jeunes de Salé.

Association JIBER pour le Développement Rural et l’Environnement, à Séfrou et Fès.

Le projet « Tous engagés pour un Maroc sans peine de mort » se tient de septembre à novembre 2019 dans les villes de Séfrou et de Fès, dans le Nord du Maroc. Destiné aux élus locaux, responsables de prisons, étudiants en droit et associations de droits de l’Homme, il vise à:

  • Développer des connaissances relatives aux enjeux et aux conséquences de la peine de mort
  • Mettre en place un réseau multidisciplinaire d’acteurs engagés pour le changement
  • Susciter le débat au niveau provincial et régional
  • Faire un état des lieux de mesure sur la peine de mort

L’Association JIBER pour le développement rural et l’environnement oeuvre depuis 2000 pour l’amélioration des conditions de vie de la population dans la région de Fès-Meknes. La mission initiale de JIBER est d’aider les villages ruraux de la province de Séfrou à accéder à l’éducation, la santé, l’emploi et l’eau potable. Elle oeuvre en outre pour l’insertion économique et sociale des anciens prisonniers.

Son Président est Mustapha Toudi.

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Septembre 2019

  • Lancement officiel de l’action
  • Campagne de collecte de signature

Octobre 2019

  • Conférence-débat à l’occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort
  • Projection d’un film
  • Exposition photo « Pourquoi faut-il abolir la peine de mort au Maroc ? »

Novembre 2019

  • Dépôt d’un mémo contenant la pétition au Parlement
  • Atelier de capitalisation

Observatoire du Sud pour les politiques de développement à Guelmim

Le « Festival International du Film des Droits de l’Homme de Guelmim (FIFDH-Guelmim) » a lieu à partir du 10 octobre et jusqu’en janvier 2020, dans différents lieux de la région de Guelmim. Il a pour vocation le développement d’une culture des droits de l’homme. Des projections de films, des rencontres-débats, des ateliers de sensibilisation et de formation… Tout y est pour ravir les visiteurs. Les activités s’adressent non seulement aux citoyens, mais aussi aux collégiens et lycéens, aux acteurs de la société civile, et à un groupe de prisonniers de la prison locale de Bouizakarne, puisqu’un film y sera projeté.

L’Observatoire du Sud est une association qui éduque et sensibilise aux droits de l’homme et aux valeurs humaines et qui évalue les politiques publiques territoriales.

Son Directeur est Ihya Elouazguani .

invitation FIFDH Guelmim
Logo Observatoire

Octobre 2019

  • 10 octobre 2019 (Journée mondiale) :
    – Conférence de presse à l’Hôtel Hamza – Guelmin- Cérémonie d’ouverture et projection du film « The Green Mile »
  • 11 octobre 2019 :
    – Table ronde : « La protection du droit à la vie, quel rôle du cinéma ? » dans la salle des conférences à l’académie régionale Guelmim Oued noun.
    – Projection du film « Dead Man Walking » dans le Jardin Touaghil – Guelmin
    – Atelier de formation : « quels mécanismes et stratégies de plaidoyer en faveur de l’abolition de la peine de mort » et – Lancement du programme de l’éducation au droit de la vie et l’abolition de la peine de mort dans des établissements scolaires de Guelmim et Bouizakarne dans la salle de conférences à l’académie régionale Guelmin Oued Noun.
  • 12 octobre 2019 :
    – Projection des films : « La larme du bourreau » dans la maison des jeunes de Bouizakarne et de « La vie, l’amour, la mort » dans la prison locale de Bouizakarne.

Novembre 2019

  • 20 novembre 2019 : Atelier de sensibilisation : « éduquer au droit de la vie des enfants » à l’occasion de la célébration du 30ème anniversaire de la CIDE au Siège de la commission régionale des droits de l’homme – Guelmim

Décembre 2019

  • 10 décembre 2019 : Atelier de sensibilisation «  éduquer au droit de la vie, éduquer à l’abolition »  au Collège almassira à Bouizakarne

Janvier 2020

  • 10 janvier 2020 : Concours de dessins à la maison des jeunes à Bouizakarne

En savoir + sur…

L’appel à projets

Les Petits Projets ont été sélectionnés sur la base d »un appel à projets intitulé « Soutien à la société civile pour des petits projets de sensibilisation sur l’abolition », tenant compte des résultats suivants:

  • Sensibilisation de la société civile locale en vue de sa mobilisation au sein de la Coalition marocaine contre la peine de mort ;
  • Amélioration des conditions de détention des condamnés à mort, notamment par le renforcement des capacités des autorités judiciaires et administratives ;
  • Augmentation de la diffusion de l’information concernant les conditions de procès et détention, les effets non dissuasifs, les peines alternatives.

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Le contexte au Maroc

146 pays et territoires ont aboli en droit ou en fait la peine de mort, l’abolition est devenue une tendance universelle particulièrement visible en Afrique. En 1990, seul un Etat africain, le Cap-Vert, avait aboli la peine de mort. Au 31 décembre 2018, la majorité des États membres de l’Union africaine ont aboli la peine de mort en droit ou appliquent un moratoire de fait sur les exécutions ; seule une minorité maintient la peine de mort. En Afrique du nord, l’Algérie, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie pratiquent un moratoire sur les exécutions depuis plus de 20 ans.

La dernière exécution au Maroc date du 5 septembre 1993. Promulguée le 25 juillet 2011, la Constitution marocaine consacre la primauté des Conventions internationales des droits de l’Homme sur le droit interne et prohibe la torture. « Le droit à la vie est le droit premier de tout être humain. La loi protège ce droit. » C’est en ces termes que l’article 20 de la Constitution de 2011 consacre le droit à la vie. Néanmoins, la législation marocaine prévoit toujours un grand nombre de crimes passibles de la peine de mort. Si l’on rassemble les dispositions du Code pénal, tel qu’il a été amendé par la loi de 2003 sur le terrorisme, et celles du Code de justice militaire, on recense un nombre élevés d’infractions (plus de 1000) passibles de la peine de mort, dont l’application s’étend bien au-delà des seuls crimes de sang : incendie volontaire, enlèvement, atteinte à la sûreté de l’État, atteinte à la vie du roi, trahison et multiples infractions militaires, etc.. Les tribunaux, continuent de prononcer des condamnations à mort.

En septembre 2019, 63 condamnés à mort étaient recensés au Maroc, dont une femme.

Le Maroc s’est toujours abstenu lors des votes de la résolution à l’Assemblée générale des Nations unies appelant à un moratoire sur l’application de la peine de mort. Pourtant, Le Royaume du Maroc montre des signes d’ouverture en maintenant un moratoire sur les exécutions.

Avec le soutien de:

ECPM (Ensemble contre la peine de mort)
Organisation marocaine des droits humains (OMDH)

Avec le soutien financier de:

Union Européenne (Délégation de l’Union européenne au Maroc)

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Les championnats du monde d’athlétisme s’achèvent à Doha.  Le bilan ? Les Etats-Unis se classent premiers suivis de la Jamaïque et du Kenya. Bien que les félicitations envers les athlètes soient requises, ECPM rappelle que ces 3 pays ainsi que le Qatar sont rétentionnistes. Tous les quatre ont appliquent encore la peine de mort bien que tous n’exécutent pas.

Pays organisateur de ces mondiaux, le Qatar n’abrite pas que des jeux auxquels l’on aimerait participer. En effet, ce pays possède encore la peine de mort bien qu’il n’ait exécuté personne depuis et n’a condamné à mort qu’une personne en 2018. Alors pourquoi ne pas y mettre fin aussi ?

Vu des Etats-Unis, ce mondial d’athlétisme est une victoire écrasante.  Avec 14 médailles d’or, ils se classent largement en tête de la compétition. Il existe cependant des disciplines moins glorieuses où les Etats-Unis ont également une belle place sur le podium. En 2018, les Etats-Unis ont en effet exécuté 25 personnes. Ce score les classe aujourd’hui au 7e rang des pays qui exécutent le plus au monde. Aujourd’hui, le pays compte toujours 19 états rétentionnistes. Malheureusement, la situation ne semble pas s’arranger puisque le président Trump a récemment rétabli la peine de mort au niveau  fédéral. Ce après un moratoire de 16 ans.

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Lire le rapport Amnesty

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La liste des exécution en 2018 selon Death Penalty Info

Le 2e gagnant de ce mondial, c’est le Kenya avec 11 médailles dont 5 d’or. Le Kenya applique un moratoire sur la peine de mort depuis 1987, année de la dernière exécution. Cependant, il restait toujours au moins 158 personnes dans ses couloirs de la mort en 2018.

En 3e place de ce podium, on retrouve la Jamaïque avec 11 médailles également dont 3 d’or. La Jamaïque possède toujours la peine de mort dans son code pénal mais n’a exécuté ni condamné personne en 2018. ECPM espère donc que l’abolition de cette pratique inhumaine y est pour bientôt.


en 2018 le Japon a exécuté aidez-nous à changer les règles!


Voir la campagne pour la coupe du monde de rugby au Japon


En Chine: La peine de mort c'est pas sport


Voir la campagne pour la coupe du monde basket en Chine