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ECPM se réjouit d’accueillir Pete Ouko, ancien prisonnier des couloirs de la mort kényans. Il sera à Paris pour une rencontre ouverte au public le 9/10, à Strasbourg pour la 17e Journée mondiale contre la peine de mort le 10/10 et effectuera également une série d’interventions scolaires en région.

Inscrivez-vous pour le rencontrer à nos côtés le 9 octobre, et en attendant, découvrez l’histoire de Pete à travers une interview réalisée lors du 7e Congrès mondial contre la peine de mort.

Pour entendre le témoignage de Pete Ouko, rdv à la 1e édition des Rencontres d’ECPM :

le 9/10 au 62 bis, avenue Parmentier 75011 Paris à 18h30

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Condamné à mort au Kenya en 2001, Pete Ouko a toujours clamé son innocence. Il a cependant été détenu pendant près de 18 ans dans une cellule avec 13 autres prisonniers. Aujourd’hui, il témoigne de la difficulté de survivre dans l’attente de son exécution. Il nous parle également de son association qui cherche à détourner les jeunes du crime et de la prison.

Ma publication (1)

ECPM salue en Jacques Chirac un abolitionniste convaincu, qui dès 1981 faisait déjà partie du groupe de député de l’opposition à avoir soutenu l’abolition de la peine de mort avec Philippe Seguin, Pierre Bas, Bernard Stasi, Eugène Claudius-Petit (parmi les 37 députés RPR et du centre à voter l’abolition). 

Jacques Chirac est de ces hommes d’Etat qui ont eu, chevillées au corps, les valeurs abolitionnistes.

Nous saluons le courage que l’on attend de chaque homme et femme politique de pouvoir s’élever pour des convictions qui lui fit dire à l’Assemblée nationale le 17 septembre 1981:

Jacques Chirac a personnellement soutenu le Congrès mondial contre la peine de mort organisé par ECPM à Paris début 2007. Puis, encouragé par ECPM, il a inscrit dans la constitution l’abolition en 2007, rendant ainsi quasi impossible tout retour en arrière en y introduisant un article disposant que « nul ne peut être condamné à la peine de mort ».

Jacques Chirac avait introduit le projet de constitutionnalisation en conseil des ministres en affirmant que « cela interdira[it] le rétablissement d’une peine inhumaine, qui ne saurait constituer un acte de justice » et permettrait « à la France de poursuivre son action en faveur de l’abolition universelle, alors que 78 pays appliquent encore ce châtiment ».

Il a ainsi réaffirmé les valeurs universelles et inconditionnelles de l’abolition de la peine de mort.

ECPM veut garder cette image d’un homme de valeur et d’engagement.

Raphaël Chenuil-Hazan, Directeur général d’ECPM.


Lire l’hommage de Robert Badinter, président d’honneur d’ECPM et ancien garde des Sceaux, sur France Info

Matthew Goldberg du CPJP au siège de l'ONU à Genève lit la déclaration sur les résultats de l'EPU de la RDC concernant la peine de mort.
Matthew Goldberg du CPJP au siège de l’ONU à Genève lit la déclaration sur les résultats de l’EPU de la RDC concernant la peine de mort.

Ce jeudi 19 septembre, Matthew Goldberg du CPJP (Capital Punishment Justice Project) faisait une déclaration orale à Genève. Cette déclaration avait pour sujet les résultats de l’Examen Périodique Universel (EPU) de la République Démocratique du Congo. Retransmise en direct sur la webTV de l’ONU, cette déclaration devant le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU revient sur la situation de la peine de mort en RDC. Elle est signée d’ECPM, la Coalition Mondiale Contre la Peine de Mort, Culture pour la paix et la justice (CPJ) et Advocates for Human Rights.

La déclaration déplore le manque d’avancées vers l’abolition en RDC. En effet, malgré un moratoire de facto depuis 2003, 19 offenses sont toujours passibles de la peine de mort. En 2018, 41 personnes ont été condamnées à mort en RDC. De plus, bien que la RDC ne soit pas parfaitement transparente sur ses chiffres, on estime qu’il y aurait environ 300 prisonniers dans ses couloirs de la mort.

Et la situation ne semble pas beaucoup évoluer. La RDC s’est toujours abstenue de voter pour la proposition de moratoire universel de la peine de mort faite à plusieurs reprises à l’ONU. Sur les 17 recommandations sur la peine de mort faites après cet EPU, aucune n’a été acceptée par la RDC.

Le ministre des droits humains de RDC était présent à cette lecture. Il rappelle que la RDC est en moratoire depuis de nombreuses années. Cependant, selon lui, si aucune recommandation relative à la peine de mort n’a été acceptée c’est parce que c’est au Parlement de le faire et non au Gouvernement.


Lire la déclaration orale complète telle que lue à l’ONU


Lire le rapport alternatif conjoint rédigé en préparation de l’EPU de la RDC

Le Japon n’est pas un hôte irréprochable

Le 9e Mondial de rugby à XV débute le vendredi 20 septembre au Japon. Cependant, ECPM tient à rappeler que sa qualité d’hôte n’en fait pas un pays irréprochable en terme de droits humains. En effet, en 2018, 15 exécutions y ont été recensées.

ECPM regrette que de tels événements d’ampleur internationale soient organisés dans des pays régulièrement dénoncés pour leur non-respect des droits humains. Rappelons que c’était le cas pour la coupe du monde de basket, organisée en Chine au début du mois de septembre)

« Les exécutions au Japon sont secrètes. Les prisonniers ne sont généralement avertis que quelques heures auparavant, mais pas toujours. Leurs familles, leurs avocats et le public ne sont informés qu’après ». Selon le rapport « Condamnations à mort et exécutions en 2018 » d’Amnesty International.

Plus de 100 condamnés à mort sont en attente d’exécution dans les prisons nippones, dont environ la moitié depuis plus de dix ans. Pourtant, la loi précise que les condamnés à mort doivent être exécutés six mois après confirmation de leur peine. En réalité, ils passent des années dans l’antichambre de la mort.

en 2018 le Japon a exécuté aidez-nous à changer les règles!

Rappel: Nous publiions, au début du mois de septembre, un article tristement similaire concernant la coupe du monde de basket, accueillie par la Chine, championne du monde des exécutions.

En Chine: La peine de mort c'est pas sport
En Chine: La peine de mort c’est pas sport
Aminata Niakate, avocate et membre du Conseil d’administration d’ECPM, présente à Tokyo

Le 19 septembre était organisé un atelier dédié au rôle des avocats dans l’abolition universelle de la peine de mort dans le cadre du Campus International Japon organisé à Tokyo par le Barreau de Paris. Aminata Niakate et son confrère Toshiyuku Otake (avocat au barreau de Tokyo Daini) modéraient ce riche débat, en présence de :

  • Yuji Ogawara: Secrétaire général de la Commission pour l’abolition de la peine de mort au sein de la Fédération des associations du Barreau japonais
  • Basile Ader: Vice Bâtonnier du Barreau de Paris
  • Rusen Aytac: Avocate et membre du Conseil de l’Ordre des Avocats de Paris

Cette session spéciale a permis de revenir sur les enjeux de la peine de mort au Japon. Elle était intitulée « Le rôle des avocats dans la lutte contre la peine de mort, du moratoire à l’abolition ».


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Aller plus loin…

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Lire le reportage de Vice

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Consulter le rapport

Du 13 au 15 septembre 2019, ECPM se trouvait à la fête de l’Humanité. Cet événement associatif et engagé est un rendez-vous habituel d’ECPM. L’occasion de sensibiliser, informer et mobiliser le public sur la question de la peine de mort. Découvrez cet événement en image.

Au cours de ces trois jours, les festivaliers ont pu se rendre au stand d’ECPM afin d’échanger avec les bénévoles sur la peine de mort. Chacun a ainsi pu s’informer sur la situation de la peine de mort à travers le monde et l’action d’ECPM pour l’abolition à travers de nombreux medium : expo BD, œuvre collective, flyers, rapports, etc. Les curieux ont même pu échanger avec l’une des témoins ECPM : Geneviève Donadini, qui fut jurée d’assises au procès Ranucci.

Toi aussi tu veux t’engager pour l’abolition universelle de la peine de mort ? Alors rejoins-nous en devenant bénévole, adhérent ou simplement en faisant un don !

Comme chaque mois de septembre, ECPM fait sa rentrée politique. Une rentrée aux couleurs onusiennes ! Nous sommes ainsi présents à Genève lors de la 42e Session du Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies sur pas moins de trois événements parallèles et deux déclarations orales devant le Conseil.

Notre objectif: sensibiliser encore et encore les diplomates à la cause abolitionniste et faire de notre combat une évidence dans l’enceinte suprême pour les droits de l’Homme qu’est le Conseil.

Nous avons ainsi pu lancer officiellement les Actes du Congrès de Bruxelles et ainsi mobiliser les diplomaties internationales sur les prochaines stratégies abolitionnistes. Il s’agit notamment de faire vivre le débat amorcé à Bruxelles sur les liens entre le Secteur privé et l’abolition.

Les intervenants lors du side-event de présentation des Actes
Les intervenants lors du side-event de présentation des Actes

Nous avons également pu, avec nos partenaires d’Impact-Iran, alerter encore et encore sur la situation en Iran. Avec nos partenaires d’Iran Human Rights (IHR), de Kurdish Human Rights in Geneva (KMMK-G) et de la Boroumand Foundation, nous avons mis en lumière la dégradation inquiétante de la situation dans le pays qui s’illustre par une répression accrue envers les minorités ethniques (et en particulier les kurdes d’Iran), envers les défenseurs, les avocats, les militants des droits humains et de l’abolition. L’Iran piétine chaque jour un peu plus la notion même de procès équitable, ne faisant preuve d’aucune transparence.

Alerte exécution le 10 octobre: Randy Halprin: trois symboles en un

Randy Halprin doit être mis à mort au Texas le 10 octobre prochain, soit le jour même que la Journée mondiale contre la peine de mort. Concomitance funeste, symbolique, mais aussi lourde de sens, Randy porte en lui deux autres symboles de l’absurdité de l’horreur du système américain. Tout d’abord, il a été démontré que le juge Vickers Cunningham qui l’a condamné a tenu des propos foncièrement antisémites et racistes envers lui et ses co-accusés noirs-américains. Le magistrat a nié être raciste mais a reconnu, dans la presse locale, avoir mis de côté un pécule qui reviendra à ses enfants uniquement s’ils épousent une personne blanche, de la même religion et du sexe opposé. Cette situation montre encore, s’il était nécessaire, l’extrême volubilité et injustice de la peine de mort qui dépend surtout de la couleur de ta peau ou de savoir si tu es juif ou non.

Enfin, le scandale tient également dans l’acte d’accusation lui-même, puisque Randy n’a pas tué. Que l’Etat du Texas le sait, mais le condamne et va peut-être même l’exécuter. Cette exécution aura lieu juste pour complicité sous la « Loi des parties » (Law of Party) impliquant que les complices d’un crime sont passibles de la même peine que l’auteur du crime lui-même. Ainsi dans le cas de Randy, dans le cadre d’une cavale très médiatisée ayant mal tournée.

#saveRandyHalprin #EndLawOfParties #EndTheDeathPenalty #StopAntisemitism

Raphaël Chenuil-Hazan

Directeur général ECPM

Lors de son examen par le groupe de travail de l’Examen périodique universel (EPU) en 2014, l’Iran a reçu le deuxième plus grand nombre de recommandations sur la peine de mort. Cinq ans plus tard, il est toujours sur le podium des pays condamnant à mort et exécutant le plus dans le monde.

Afin de dresser le bilan de ces cinq années de travail et d’établir des recommandations en vue du prochain EPU de l’Iran, qui se tiendra en novembre 2019, ECPM co-organisait le 12 septembre un side-event sur la peine de mort en Iran, lors de la 42e session du Conseil des droits de l’Homme à l’Office des Nations unies de Genève. 

Aux côtés de Taimoor Aliassi, de The Association for Human Rights in Kurdistan of Iran), le Directeur d’ECPM, Raphaël Chenuil-Hazan, Mahmood Amiry-Moghaddam d’Iran Human Rights (IHR) et Roya Boroumand d’Abdorrahman Boroumand Center (ABC) (de gauche à droite sur la photo) avaient fait le déplacement jusqu’à Genève afin d’unir leurs forces et leurs voix et tirer la sonnette d’alarme.

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Exécutions d’enfants délinquants, exécutions publiques, exécutions pour infractions liées à la drogue, « crimes les plus graves », aveux obtenus sous la torture, violations des normes de procès équitable, représentation disproportionnée des minorités dans le couloir de la mort, manque de transparence… Malgré le travail des ONG, la situation demeure très préoccupante en Iran. Lors de son intervention à l’ONU, Roya Boroumand revient sur les points noirs de la peine de mort en Iran.

Le système judiciaire de la République islamique d’Iran touche en particulier les personnes les plus vulnérables : celles qui ne peuvent se défendre, les plus pauvres, appartenant à des minorités ethniques, les mineurs ou les consommateurs de drogues. Il est basé sur des lois punitives et discriminatoires, condamnant à mort des centaines de personnes coupables ou innocentes chaque année. Ce processus arbitraire permet la persécution des défenseurs de l’état de droit et une culture de l’impunité sans garanties contre les abus.

Même si certains progrès ont été réalisés ces dernières années, les réformes, les pratiques judiciaires et la réponse de la communauté internationale face aux violations des obligations internationales de l’Iran en matière de droits de l’Homme, n’ont pas été suffisants pour garantir les droits des personnes condamnées à mort, ni une plus grande transparence, ni la diminution des exécutions. La peine de mort continue d’être prononcée pour un grand nombre d’actes qui ne sont pas considérés comme des crimes les plus graves.

Le manque de transparence des autorités se perpétue et aucun accès n’est accordé par l’Etat aux observateurs indépendants dans les prisons ou dans les procès. Les avocats qui dénoncent les violations des droits de la défense sont persécutés. La torture est utilisée pour obtenir des aveux et les procédures qui conduisent aux condamnations à mort ne sont pas équitables. L’Iran ne dispose pas d’un organe indépendant de défense des droits de l’homme ayant le pouvoir d’enquêter sur les plaintes et de demander des comptes aux responsables. En conséquence, les tribunaux continuent d’être autorisés à se fonder sur des aveux extorqués sans la présence d’un avocat pendant la phase d’enquête et, dans certains cas, les aveux obtenus sous la contrainte sont diffusés à la télévision nationale avant ou après l’exécution des prisonniers.

Roya Boroumand, Abdorrahman Boroumand Center (ABC), lors du side-event « Death Penalty in Iran: Recommendations ahead of the 3rd UPR of Iran »

Des réformes ont été menées en matière de politique antidrogue et de délinquants juvéniles, mais ces progrès sont insuffisants et la portée de ces réformes est limitée :

Un amendement de novembre 2017 à la loi sur la lutte contre la drogue a limité le recours à la peine de mort, ce qui a permis une réduction significative de condamnations et d’exécutions ces deux dernières années. La peine de mort reste applicable et obligatoire pour certains seuils et certains faits, et laisse aux juges la possibilité d’interpréter largement la peine capitale. Enfin les peines commuées pour les condamnés incluent des amendes et de longue peine de prison ce qui renforce la vulnérabilité des familles.

Ces réformes sont sujettes à une interprétation large, ne sont pas toujours appliquées dans la pratique et dans certains cas, notamment pour les droits de la défense, les dispositions ne sont pas respectées.

En effet le système judiciaire iranien est touché par d’importantes lacunes dans la sauvegarde du droit de la défense : les autorités ont une perception négative des avocats et de la défense et elles font fi du droit de l’accusé d’être représenté en toute impunité. Ainsi les interrogatoires peuvent durer quelques jours ou quelques mois, pendant lesquels les détenus se voient refuser l’accès à un avocat. Il n’existe pas de bureau du défenseur public et les dispositions légales permettant l’assistance des plus démunis ont été pratiquement éliminées, alors que les financements de l’établissement de défenseurs publics et de l’existence d’une défense pro bono étaient prévus par une loi de 1977 ignorée après la révolution de 1979.

Les avocats n’ont jamais été soutenus par des fonds publics, en plus des obstacles quotidiens qu’ils rencontrent dans l’accomplissement de leur travail. Le manque de financement, aggravé par le manque de respect des autorités pour le droit à la défense, place les condamnés à mort dans une situation précaire. De nombreux avocats, mal rémunérés, obligés de se charger des affaires qui leur ont été confiées, ne prennent finalement pas connaissance des dossiers et assurent donc une mauvaise défense. Allouer une meilleure rémunération aux avocats les inciterait alors à s’impliquer dans leurs dossiers et assurer une meilleure défense. Les avocats les plus expérimentés ont tendance à éviter les affaires pénales en raison des obstacles et des coûts auxquels ils sont confrontés au poste de police, au bureau du procureur et au tribunal.

Poursuivre le travail

En novembre 2019, l’Iran procédera à son troisième Examen périodique universel (EPU). Lors du dernier EPU en 2014, l’Iran n’a accepté qu’une seule des 41 recommandations relatives à la peine de mort, celle de « prendre des mesures pour garantir une procédure régulière et un procès équitable, en particulier dans tout processus pouvant conduire à l’application de la peine de mort « . L’EPU de cette année est une occasion importante pour la communauté internationale de remettre la question de la peine de mort à l’ordre du jour.

L’expérience positive des pressions soutenues et de l’accent mis sur les exécutions liées à la drogue peut et doit être appliquée à d’autres aspects de la peine de mort.

Les recommandations de l’EPU sur la peine de mort, qui ont été formulées lors du cycle précédent et dont une seule a été acceptée par l’Iran, figurent à la fin du rapport.

Depuis 2012, Iran Human Rights (IHR) et ECPM travaillent ensemble pour la publication, la diffusion internationale et la diffusion des rapports annuels sur la peine de mort en Iran.


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Ressources

La peine de mort en Iran : enjeux et chiffres clés.


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Informations utiles et actualisées en vue du prochain EPU de l’Iran


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Rapport d’IHR et ECPM analysant la peine de mort en Iran en 2018


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Les Actes de Bruxelles : L’empreinte du plus grand événement abolitionniste mondial

Six mois après la tenue du 7e Congrès mondial contre la peine de mort, ECPM est fière d’annoncer la publication des Actes du Congrès de Bruxelles. Cet ouvrage inédit, documenté et illustré, rend compte des riches débats tenus lors du Congrès et revient sur les nouvelles dynamiques associatives et politiques impulsées dans ce cadre.

Pour l’occasion, ECPM, la Mission permanente de la Belgique auprès des Nations unies et la délégation de l’Union européenne auprès des Nations unies à Genève ont organisé un événement de lancement lors de la 42e session du Conseil des droits de l’Homme à l’Office des Nations unies de Genève ce 12 septembre.

Les intervenants lors du side-event de présentation des Actes
Les intervenants lors du side-event de présentation des Actes

« Stratégies d’abolition en Afrique Subsaharienne & le secteur privé et la peine de mort », side-event de lancement des Actes, 12 septembre 2019.

Le 7e Congrès mondial contre la peine de mort, organisé par ECPM en partenariat avec la Coalition mondiale contre la peine de mort et parrainé par le Gouvernement de Belgique, l’Union européenne, le Parlement européen, la Suisse et la Norvège, s’est tenu à Bruxelles du 26 février au 1er mars 2019. Il a rassemblé environ 1 500 militants, autorités politiques, diplomates, parlementaires, juristes, chercheurs et étudiants, venus des 5 continents.

Les liens entre le secteur privé et le mouvement abolitionniste sont plus étroits que ce que l’on peut croire. Le side-event organisé à l’ONU le 12 septembre permet de faire l’état des lieux des ponts qui existent entre ces deux mondes qui se rencontrent pour porter plus haut les valeurs du droit à la vie. De remarquables avancées positives ont été observées en Afrique subsaharienne ces dernières années, notamment avec les abolitions récentes en Guinée et au Burkina Faso. C’est également l’occasion d’évoquer les défis et les opportunités pour les stratégies d’abolition dans cette zone prometteuse, afin d’aborder la question « L’Afrique sera t-elle le prochain continent abolitionniste ? »

Parmi les 350 représentants politiques présents au Congrès, figuraient 25 ministres ou anciens chefs d’État, dont plus de la moitié issus des pays cibles. ECPM s’emploie à développer de fortes relations avec les autorités qui y ont participé afin de renforcer ses actions de plaidoyer dans les pays cibles et de s’assurer que les engagements pris seront effectivement mis en oeuvre.

Le side-event fait parler de lui sur Twitter…

“The work is not done. Worldwide there are still over 20,000 people on death row. That’s the equivalent of a town in Belgium. We need to stay vigilant & keep the topic of the #deathpenalty on the international agenda” says Amb Muylle of @BelgiumUNGeneva at #HRC42 side event. pic.twitter.com/SPgrN4Z7Lc

— EU at the UN – Geneva (@EU_UNGeneva) September 12, 2019

It’s official! Together with @assoECPM, Benin, @EU_UNGeneva Belgium UN GVA is presenting the proceedings of the 7th World Congress against the #deathpenalty! #AbolitionNow #7CongressECPM held in Brussels in March pic.twitter.com/gsN6TMpuiz

— Belgium UN Geneva (@BelgiumUNGeneva) September 12, 2019

Thank you Walter Stevens from @EU_UNGeneva, @MuylleGeert from @BelgiumUNGeneva, Eloi Laourou from @UNBenin, Isidore Collins Ngueuleu from @omctorg for their interventions & to all the representatives of almost 20 countries for being here at the #42HRC. pic.twitter.com/AiDTXpfPcB

— ECPM (@AssoECPM) September 12, 2019

Lire l’article de la Délégation de l’Union européenne auprès des Nations unies et d’autres organisations internationales à Genève: Spotlight on the 7th World Congress against the Death Penalty

Le 7e Congrès mondial se revit aussi en vidéo !

Les grandes thématiques, les réflexions et les perspectives de la lutte abolitionniste observées lors de cet événement majeur sont également à retrouver dans le film du 7e Congrès mondial.

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Comme chaque année, ECPM tiendra un stand au sein de ce festival engagé pour sensibiliser les curieux à la question de l’abolition de la peine de mort dans le monde.

  • Lancement du tout nouveau jeu de rôle ECPM : « Signer pour délivrer ». Le but ? Aider les participants à récolter le plus de signatures en un temps record pour libérer un condamné à mort. Pour cela, un outil clé : nos arguments contre la peine de mort.
  • Exposition « Des bulles pour l’abolition » : Une sélection mondiale de planches de célèbres illustrateurs, dont les histoires font écho aux principaux arguments abolitionnistes.
  • Création d’une oeuvre d’art collective
  • Une rencontre-débat avec un grand témoin de l’abolition

 

Ce samedi 31 août 2019 a marqué le coup d’envoi de la 18e édition de la coupe du monde de basket (FIBA). La compétition se déroule en Chine jusqu’au 15 septembre, pour le plus grand plaisir des adeptes de ce sport.

MAIS, pour ECPM et la communauté abolitionniste, il y a un hic : derrière cette façade récréative, la Chine se révèle être la championne du monde des exécutions de condamnés à mort. Et ce malgré le fait qu’elle ne communique pas ouvertement ses chiffres.

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Si certains travaux de recherche et quelques avancées légales ont eu lieu depuis 2010, on estime toujours que la Chine aurait exécuté plus de 1000 personnes en 2018. Ce nombre impressionnant fait d’elle la championne du monde des exécutions.

Rejoignez ECPM pour nous aider à changer les règles et mettre fin à la peine de mort en Chine et dans le monde.

Rejoignez ECPM

Lors du 7e congrès mondial de Bruxelles, l’association the Rights Practice a tenu une conférence sur le thème de la peine de mort en Chine. Spécialiste du sujet, elle a fourni de nombreuses informations et recommandations aux abolitionnistes rassemblé.e.s. En voici une synthèse :

La peine de mort est une arme politique.

La République populaire de Chine se sert de la peine de mort comme d’un moyen de répression face à l’opposition (politique, ethnique, culturelle, etc.).

Les recherches sur la peine de mort sont peu effectuées.

Pour mieux comprendre un sujet, et donc pour mieux le contrer, il faut avoir des connaissances. Hors, la plupart des informations sur la peine de mort sont classées secrètes. Personne n’y a accès, y compris les avocats, procureurs et juges qui travaillent sur le sujet. Difficile donc de bien effectuer son travail dans ces conditions.

Les lois internationales ne sont pas citées et peu connues.

Pour les quelques avocats, juges et chercheurs qui ont réussi à rassembler des informations sur ce qu’il se passe à l’étranger, impossible de les utiliser en tribunal ! En effet, les juges n’acceptent souvent pas ces exemples.

Les avocat.e.s de la défense sont très mal vu.e.s, particulièrement lorsqu’il s’agit de la peine de mort.

Traité.e.s comme des adversaires par la police, le parquet et les tribunaux, elles.ils n’ont pas accès à tous les éléments du dossier. Les juges rejettent souvent leurs arguments sans explications. La pression du public sur les autorités signifie également que les avocat.e.s qui comparaissent pour défendre un.e (futur.e) condamné.e à mort peuvent être eux-mêmes menacés.

Les ONG ont très peu de marge d’action.

Les autorités chinoises se méfient des ONG et surveillent de près leurs actions sur le territoire. Bien sûr, cela complique aussi la prise d’informations sur place.