Aller au contenu

« Malgré cela, la peine de mort aura encore une fois été la marque de l’absolutisme et de la folie humaine, aussi bien en Iran, qui n’a jamais cessé d’exécuter même aux plus forts moments de la crise et qui a même plus que jamais utilisé la pendaison comme un outil politique contre toute forme de contestation ou d’opposition; ou aux États-Unis où les exécutions fédérales ont été relancées après 17 ans de moratoire à une échelle jamais vue » expliquent Aminata Niakate, présidente d’ECPM et Raphaël Chenuil-Hazan, directeur général, dans l’édito de notre rapport.

 

Vous pourrez retrouver dans notre rapport les diverses activités que les équipes d’ECPM et leurs partenaires se sont évertués à mener à travers de nombreux pays ; en cette année si spéciale, de belles réussites sont à retenir, prouvant encore une fois que l’union des forces abolitionnistes parvient, pas à pas, à construire un monde plus juste.

Téléchargez le rapport d’activités 2020

Elle a été arrêtée en mai 2015 et détenue dans les prisons d’Evin et de Zanjan avant d’être libérée en octobre 2020. Au cours de sa détention, elle avait protesté avec d’autres femmes détenues contre la répression brutale des manifestations en novembre 2019.  Par la suite, elle avait été transférée dans la prison de Zanjan le 25 décembre 2019. Aucune prise en charge spécifique ne lui avait été accordée en dépit de ses multiples problèmes de santé.

Depuis sa libération, elle avait continué de protester contre les violations des droits de l’Homme et contre les violences commises par les autorités iraniennes à l’encontre des représentants de la société civile en dépit des risques encourus. Elle a notamment préfacé le Rapport annuel 2020 sur l’application de la peine de mort en Iran d’IHR et ECPM.

Le 22 mai dernier, elle a été condamnée pour avoir participé à un sit-in en 2019 contre la répression et la mort de manifestants. Elle a aussi été condamnée pour avoir écrit plusieurs déclarations depuis la prison, notamment contre les violences sexuelles et contre la peine de mort. Ses actes de dénonciation des abus sexuels commis par des fonctionnaires de l’État alors qu’elle participait à un sit-in ont été qualifiés de désobéissance à l’égard du directeur de la prison. Alors qu’elle était agressée physiquement par un groupe composé de militaires et d’acteurs de la chaine pénale, elle a brisé la vitre d’un bureau de la prison ce qui a été qualifié de dommage.

Narges Mohammadi est une défenseure des droits de l’homme et une militante contre la peine de mort, journaliste, ancienne directrice adjointe du Centre des Défenseurs des droits de l’Homme et membre de LEGAM, la campagne visant à abolir la peine de mort étape par étape.

Consulter le rapport

En savoir +

Publication du 13e Rapport annuel sur la peine de mort en Iran (ECPM, mars 2021)

IHR Condemns New Ruling in Trumped-up Case Against Narges Mohammadi (Iran Human Rights, mai 2021)

Iran: Statement by the Spokesperson on the sentencing of Narges Mohammadi (EEAS, mai 2021)

 

 

 

Cette année, près de 400 jeunes participant.e.s de 13 pays différents ont allié fibres artistique et militante pour créer les affiches abolitionnistes de demain. Depuis l’Allemagne, le Cameroun, le Congo, la Côte d’Ivoire, la France, le Ghana, le Liban, Madagascar, le Mexique, la République démocratique du Congo, la Tanzanie, le Togo ou encore la Tunisie, nos artistes en herbe n’ont pas manqué d’inspiration !   Sur les 50 affiches présélectionnées soumises au jury de la 5e édition de notre Concours international d’affiches destiné aux jeunes, découvrez tout de suite les affiches récompensées !

 

ECPM tient à remercier tous les jeunes ayant participé à cette édition, un grand bravo à eux !

Salsabila L., Collège Moulin Joly, Colombes, France

Danna Lilian J. V., Lycée franco-mexicain, Mexico, Mexique

Rim Z., Association de la renaissance sociale, Minieh-Tripoli, Liban

Cliquez sur l’image pour l’agrandir 

Cliquez sur l’image pour l’agrandir 

Cliquez sur l’image pour l’agrandir 

De plus, pour la première fois, le Prix du Public a été décerné par des internautes. 8200 votes ont été enregistrés et ont permis de déterminer 3 affiches lauréates :

Prix du public

Mohammad C., Ecole officielle secondaire de l’Educateur Chafic Souhaid, Chiah-Baabda, Liban

Fanny Naomi A. L., Preparatoria 15 Florida, Monterrey, Mexique

Enrique Palacio R. , Antananarivo, Madagascar

Cliquez sur l’image pour l’agrandir 

Cliquez sur l’image pour l’agrandir 

Cliquez sur l’image pour l’agrandir 

La 5e édition du concours international d’affiches graphiques « Dessine-moi l’abolition » a été organisée par le Réseau international d’éducation à l’abolition, soutenu par ECPM. Adressé aux moins de 20 ans, ce projet pédagogique bisannuel a pour ambition d’encourager l’engagement citoyen des jeunes sur le thème de l’abolition universelle de la peine de mort par une approche artistique. 

 

Ce concours démontre que la jeune génération est en mesure de se saisir de cette thématique et de s’engager aux côtés des acteurs de la société civile et des institutions nationales et internationales pour demander l’abolition universelle de la peine de mort. Un catalogue reprenant les œuvres des lauréat·e·s sera très prochainement diffusé à ces dernier·e·s, aux partenaires du projet ainsi qu’au grand public lors de prochains événements abolitionnistes.

concours d'affiche partenaires

Pannir écrit, Santesh chante ; les deux sont malaisiens et ont presque le même âge (33 et 32 ans). Mais l’un se trouve dans le couloir de la mort de la prison de Changi (Singapour), tandis que le second est une star de M-pop (pop malaisienne). 

Dans son troisième album « Arah Tuju » lancé en Malaisie ce 17 avril, l’artiste chante les textes composés par son homologue emprisonné. Un projet inédit, initié par l’association « Sebaran Kasih/Spread Love Malaysia », fondée par la sœur de Pannir, Angelia Pranthaman et fièrement soutenue par ECPM et son partenaire malaisien, ADPAN.

Vous pouvez assister ou revisionner à l’événement de lancement sur Facebook et Youtube.

La musique, instrument de liberté

La campagne #SavePannir prend aujourd’hui une nouvelle dimension : les textes de Pannir Selvam Pranthaman, ressortissant malaisien condamné à la peine capitale à Singapour le 27 juin 2017 pour trafic de drogue, peuvent désormais être entendus par le grand public, en écho à la condition de nombreux condamnés à mort dans le monde. Aujourd’hui en attente concernant sa demande d’appel effectuée en février 2020, le jeune homme avait échappé à son exécution la veille de sa date programmée, le 24 mai 2019.

La Malaisie et Singapour font partie des 26 États rétentionnistes sur les 48 que compte l’Asie. Singapour, indépendante de la Malaisie depuis 1965, adopte néanmoins une position bien plus sévère que sa voisine (qui progresse vers l’abolition depuis 2006) à l’égard de la peine de mort, malgré l’image progressiste qu’elle s’évertue à donner. Il y a un an, pendant la pandémie de COVID-19, un homme a d’ailleurs été condamné à la peine capitale lors d’une audience qui s’est tenue en ligne, provoquant une vive réaction des défenseurs des droits de l’homme à l’international.

Pannir Selvam Pranthaman
Pannir Selvam Pranthaman

La loi relative au contrôle des stupéfiants y est notamment très répressive. Singapour demeure l’un des quatre pays du monde ayant procédé à des exécutions pour des infractions liées aux stupéfiants ces dernières années. Depuis 2012, une loi a bien été promulguée afin d’annuler le caractère obligatoire de la peine de mort en cas de trafic de drogues (le droit international et les normes internationales interdisent d’imposer des peines de mort obligatoires, car elles privent les juges de la possibilité de prendre en considération d’éventuelles circonstances atténuantes).

Cette loi autorise alors le juge à prononcer la prison à vie au lieu de la peine de mort pour trafic de drogue dans certaines circonstances uniquement, notamment en cas de coopération avec les autorités. Mais ces circonstances restent très restrictives et à la discrétion des juges.

← Visionnez la situation de la peine de mort en Asie en 2020



ECPM sur le terrain

ECPM soutient la production de cet album dans le cadre de son programme de financement aux tiers subventionné par l’Union européenne.

Il y a un an, ECPM publiait « Isolement et désespoir », une mission d’enquête faisant état de 1280 hommes et femmes dans les couloirs de la mort malaisiens, à la suite de procès qui ne respectent pas toujours les principes fondamentaux du droit international. 

À propos des citoyens malaisiens condamnés à mort à l’étranger, il s’avère que depuis la fin du mois d’octobre 2018, le gouvernement malaisien, qui venait de s’engager à abolir formellement la peine de mort pour tous les crimes sur son territoire, s’intéressait pour la première fois à la situation de ses citoyens condamnés à mort à l’étranger. Dans ce cadre, il était intervenu auprès des autorités de Singapour pour empêcher l’exécution d’un de ses ressortissants.

Co-financé par l'Union européenne



L’Édito d’Aminata Niakate, présidente d’ECPM
Bientôt 40 ans que l’abolition de la peine de mort est inscrite dans la loi française et après avoir célébré 20 ans d’existence et de combats, ECPM entend bien marquer significativement cet anniversaire et s’engager plus avant pour l’abolition universelle contre la peine de mort.

Car malheureusement, convaincre encore aujourd’hui de la pertinence de ce combat demeure un enjeu contemporain même en France, où le moindre fait divers fait basculer l’opinion publique sur cette question.

C’est la raison pour laquelle ECPM doit persévérer dans sa constante mobilisation et trouver de nouvelles formes pour la réaliser dans un contexte où la pandémie a beaucoup affecté notre manière de travailler, d’informer et de toucher les autres.

C’est ainsi que nous avons dématérialisé la présentation de la publication de notre mission d’enquête dans les couloirs de la mort libanais et de notre rapport annuel sur la peine de mort en Iran, que nous avons pu interpeler à distance les Nations Unies sur la situation de la peine de mort en Irak et en Iran, ou encore que nous avons manifesté par voie de presse la plus vive inquiétude pour l’état de santé de Mumia Abu Jamal.

Nous nous adaptons aussi en mobilisant de nouveaux acteurs privés qui, dans une démarche de responsabilité sociétale que nous avions suscité lors du congrès mondial de Bruxelles, souhaitent incarner les nouveaux visage du combat abolitionniste, à l’instar de Richard Branson qui vient de lancer une coalition du monde des affaires pour l’abolition de la peine de mort.

Et enfin, via notre campagne « Éduquer », nous continuons de mobiliser les jeunes qui seront demain celles et ceux qui feront advenir l’abolition universelle de la peine de mort.

Aminata Niakate

Avocate, présidente d’ECPM

 

Il est temps d’identifier les gagnants de la 5e édition du « Dessine-moi l’abolition » ! Parmi près de 400 réalisations de jeunes entre 14 et 20 ans de 13 pays différents, 50 affiches ont été présélectionnées. Pour choisir les trois productions qui se verront décerner le « Prix du public », ECPM et le Réseau international d’éducation à l’abolition ont le plaisir de vous inviter à voter jusqu’au 15 avril.

Votez ici

Les 50 affiches, présélectionnées à l’issue d’un long processus d’évaluation, sont présentées sur une plateforme en ligne pour vous permettre de voter pour vos 3 préférées afin de les voir récompensées  par le Prix du Public.

Les votes sont ouverts jusqu’au jeudi 15 avril, minuit

Comme le nom du prix l’indique, c’est vous  le jury, !

Comme chaque année, la 5e édition du concours visait à susciter l’engagement citoyen des jeunes du monde entier sur la question de l’abolition universelle de la peine de mort.

Près de 400 jeunes artistes de 13 pays différents (l’Allemagne, le Cameroun, le Congo, la Côte d’Ivoire, la France, le Ghana, le Liban, Madagascar, le Mexique, la République démocratique du Congo, la Tanzanie, le Togo et la Tunisie.) ont participé à la 5e édition du concours.

Tous ont su s’emparer avec une grande sensibilité de la question internationale sur la peine de mort.

Les critères d’appréciation retenus pour la présélection sont les suivants 

  • la force du message abolitionniste
  • l’originalité de l’angle proposé sur le fond
  • la finition de la réalisation
  • le style du visuel global proposé

Nous remercions et félicitons sincèrement chaque participant.e pour leur grand intérêt et investissement.

La situation de la peine de mort en Iran est alarmante : avec au moins 267 exécutions en 2020, l’Iran est l’État qui exécute le plus au monde par rapport à sa population. Le 13e Rapport annuel sur la peine de mort en Iran, réalisé par Iran Human Rights (IHR) et ECPM, évalue et analyse les tendances liées à cette pratique afin de fournir des recommandations adaptées et d’engager un dialogue constructif.

Sa publication intervient dans un climat inédit marqué par les conséquences dramatiques de la pandémie de Covid-19, pendant laquelle l’Iran a non seulement poursuivi les exécutions, mais a aussi utilisé la peine de mort comme un outil de répression contre un grand nombre d’opposants au régime politique actuel.

Néanmoins, ce rapport montre à quel point la population iranienne conteste les pratiques du régime. Le soutien de l’opinion publique à la peine de mort a fortement diminué, tandis que la tendance à la diya (prix du sang) et au pardon a considérablement augmenté par rapport aux années précédentes. Le peuple demande désormais aux dirigeants de faire preuve de transparence et de responsabilité, ce que la communauté internationale devrait plus que jamais soutenir.








En anglais


En farsi


En français


En anglais

Aperçu

Le rapport annuel sur la peine de mort fournit une évaluation et une analyse des tendances de la peine de mort en 2020 en Iran. Il présente le nombre d’exécutions en 2020, la tendance par rapport aux années précédentes, le cadre législatif et les procédures, les charges, la répartition géographique et une ventilation mensuelle des exécutions. Les listes des femmes et des mineurs exécutés en 2020 sont également incluses dans les tableaux.

Le rapport étudie également le mouvement abolitionniste en Iran, notamment le mouvement du pardon et sa contribution à la limitation du recours à la peine de mort, la campagne en ligne « #don’t execute » lancée organiquement pendant la pandémie de COVID-19 pour sauver la vie de manifestants dans le couloir de la mort, ainsi que la promotion de la peine de mort par les autorités et la répression des défenseurs des droits de l’homme et de la société civile.

Ce rapport est le résultat du travail acharné d’un grand nombre d’acteurs qui ont participé à l’élaboration du rapport, à la documentation, à la collecte, l’analyse et la rédaction de son contenu. Il a été complété et perfectionné notamment par des sources de l’IHR en Iran qui, en faisant état d’exécutions inopinées et secrètes dans les prisons de 26 provinces différentes, prennent un risque important.

En 2020, année de l’extraordinaire et bouleversante pandémie mondiale de COVID-19, la plupart des pays se sont battus pour sauver des vies sans aucune considération de concurrence et d’antagonisme.

Pendant cette période, l’Iran a non seulement continué à exécuter, mais a plus que jamais utilisé la peine de mort pour réduire la liberté de parole et d’expression, notamment comme un outil de répression contre les manifestants, les groupes ethniques minoritaires (Kurdes et Baloutches) et tout opposant ou intellectuel indépendant.

À l’occasion du lancement du rapport, Vida Mehrannia, l’épouse du docteur Ahmadreza Djalali, intervient sur la situation de son époux, condamné à mort en Iran depuis 2016.

Ce rapport a été réalisé par Iran Human Rights (IHR) avec le soutien d’ECPM.

Depuis 2012, IHR et ECPM travaillent ensemble pour la publication, la diffusion internationale et la circulation des rapports annuels sur la peine de mort en Iran.

The situation of the death penalty in Iran is alarming: with at least 267 executions in 2020, Iran had the highest number of executions in the world relative to its population. The 13th Annual Report on the Death Penalty in Iran, carried out by Iran Human Rights (IHR) and ECPM, assesses and analyses trends in the death penalty to provide appropriate recommendations and engage in constructive dialogue.

Its publication comes in a unique context marked by the dramatic consequences of the Covid-19 pandemic. During this period, Iran continued executions and used the death penalty as a repression tool against many opponents of the current political regime.

Nevertheless, this report shows how exasperated the Iranian population is with the regime’s practices. Public support for the death penalty has drastically declined, while the tendency to choose diya (blood money) and forgiveness over execution has dramatically increased. Iranian people now ask for transparency and accountability from those who rule the country, which the international community should be supporting more than ever.




In English


In Farsi


In English


In French

Overview

The 13th annual report on the death penalty by Iran Human Rights (IHR) and ECPM provides an assessment and analysis of the death penalty trends in 2020 in Iran. It sets out the number of executions in 2020, the trend compared to previous years, the legislative framework and procedures, charges, geographic distribution and a monthly breakdown of executions. Lists of the female and juvenile offenders executed in 2020 are also included in the tables.

The report also looks into the abolitionist movement within Iran, including the forgiveness movement and its contribution to limit the use of the death penalty, the mass online “#don’t execute” campaign started organically during the COVID-19 pandemic to save the lives of protesters on death row, and the authorities’ attempt to promote the death penalty and crackdown on human rights defenders and civil society.

This report is the result of hard work from IHR members and supporters who took part in reporting, documenting, collecting, analysing and writing of its content. It has been supplemented and refined notably by IHR sources in Iran who report unannounced and secret executions in prisons in 26 different provinces and take a significant risk.

In 2020, the year of the extraordinary and overwhelming worldwide COVID-19 pandemic, most countries have been fighting to save lives without any consideration of competition and antagonism.

Meanwhile, Iran not only continued executing as usual, but used the death penalty more than ever to nip freedom of speech and expression in the bud. The penalty in 2020 has been used as a repressive tool against protesters, ethnic minority groups (Kurds and Baluchis) and any opponents or independent thinkers.

At the launch of the 13th annual report on the death penalty in Iran, Vida Mehrannia, the wife of Dr Ahmadreza Djalali, speaks about the conditions of her husband’s detention, sentenced to death in 2016.

This report has been prepared by Iran Human Rights (IHR) with the support of ECPM.

Since 2012, IHR and ECPM have been working together for the publication, international release and circulation of the annual reports on the death penalty in Iran.

La situation de la peine de mort en Iran est alarmante : avec au moins 267 exécutions en 2020, l’Iran est l’État qui exécute le plus au monde par rapport à sa population. Le 13e Rapport annuel sur la peine de mort en Iran, réalisé par Iran Human Rights (IHR) et ECPM, évalue et analyse les tendances liées à cette pratique afin de fournir des recommandations adaptées et d’engager un dialogue constructif.

Sa publication intervient dans un climat inédit marqué par les conséquences dramatiques de la pandémie de Covid-19, pendant laquelle l’Iran a non seulement poursuivi les exécutions, mais a aussi utilisé la peine de mort comme un outil de répression contre un grand nombre d’opposants au régime politique actuel.

Néanmoins, ce rapport montre à quel point la population iranienne conteste les pratiques du régime. Le soutien de l’opinion publique à la peine de mort a fortement diminué, tandis que la tendance à la diya (prix du sang) et au pardon a considérablement augmenté par rapport aux années précédentes. Le peuple demande désormais aux dirigeants de faire preuve de transparence et de responsabilité, ce que la communauté internationale devrait plus que jamais soutenir.





En anglais


En farsi


En français


En anglais

Aperçu

Le rapport annuel sur la peine de mort fournit une évaluation et une analyse des tendances de la peine de mort en 2020 en Iran. Il présente le nombre d’exécutions en 2020, la tendance par rapport aux années précédentes, le cadre législatif et les procédures, les charges, la répartition géographique et une ventilation mensuelle des exécutions. Les listes des femmes et des mineurs exécutés en 2020 sont également incluses dans les tableaux.

Le rapport étudie également le mouvement abolitionniste en Iran, notamment le mouvement du pardon et sa contribution à la limitation du recours à la peine de mort, la campagne en ligne « #don’t execute » lancée organiquement pendant la pandémie de COVID-19 pour sauver la vie de manifestants dans le couloir de la mort, ainsi que la promotion de la peine de mort par les autorités et la répression des défenseurs des droits de l’homme et de la société civile.

Ce rapport est le résultat du travail acharné d’un grand nombre d’acteurs qui ont participé à l’élaboration du rapport, à la documentation, à la collecte, l’analyse et la rédaction de son contenu. Il a été complété et perfectionné notamment par des sources de l’IHR en Iran qui, en faisant état d’exécutions inopinées et secrètes dans les prisons de 26 provinces différentes, prennent un risque important.

En 2020, année de l’extraordinaire et bouleversante pandémie mondiale de COVID-19, la plupart des pays se sont battus pour sauver des vies sans aucune considération de concurrence et d’antagonisme.

Pendant cette période, l’Iran a non seulement continué à exécuter, mais a plus que jamais utilisé la peine de mort pour réduire la liberté de parole et d’expression, notamment comme un outil de répression contre les manifestants, les groupes ethniques minoritaires (Kurdes et Baloutches) et tout opposant ou intellectuel indépendant.

À l’occasion du lancement du rapport, Vida Mehrannia, l’épouse du docteur Ahmadreza Djalali, intervient sur la situation de son époux, condamné à mort en Iran depuis 2016.

Ce rapport a été réalisé par Iran Human Rights (IHR) avec le soutien d’ECPM.

Depuis 2012, IHR et ECPM travaillent ensemble pour la publication, la diffusion internationale et la circulation des rapports annuels sur la peine de mort en Iran.

Dans le cadre du projet « Ensemble pour l’abolition de la peine de mort en Afrique centrale et en Asie du Sud-est », la Commission nationale des droits de l’homme de RDC (CNDH-RDC) s’est réunie le 16 mars 2021 à l’occasion d’un atelier de travail sur les stratégies relatives à la mise en œuvre de la feuille de route de la CNDH sur l’abolition de la peine de mort, adoptée en décembre 2019.

L’atelier était organisé par ECPM et son partenaire congolais Culture pour la Paix et la Justice (CPJ). ECPM, CPJ et la CNDH-RDC travaillent ensemble depuis 2017.

ECPM apprécie l’attachement de la CNDH à la question de l’abolition de la peine de mort et se félicite de constater que l’abolition de la peine de mort en RDC trouve une véritable place dans le programme annuel et le plan stratégique de la Commission nationale.


RDC


indonésie bouton Kopyası


Carte interactive

Abolition de peine de mort en RDC: La CNDH, en partenariat avec l’ONG CPJ, a réfléchi, au cours d’un atelier organisé le…

Publiée par CNDH RDC/Officiel sur Mercredi 17 mars 2021