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Ce séminaire s’inscrivait dans la continuité d’une première formation à destination des acteur·rices de la chaîne pénale en Tunisie organisée en mai 2022 et visait à créer un réseau d’avocat·es contre la peine de mort.

23 participant·es, dont des avocates et avocats, des juristes et un psychologue, se sont réunis pendant deux jours durant lesquels ils ont particulièrement échangé autour du lien entre torture et peine de mort et travaillé à l’élaboration d’une charte pour la création d’un Réseau des avocat·es. Cette rencontre a été notamment marquée par la participation du Secrétaire général de l’Ordre des avocats de Tunisie, première représentation du Barreau dans une activité de la CTCPM et ECPM, qui a annoncé son engagement à poursuivre l’organisation d’actions conjointes.

M. Chokri Latif, président de la CTCPM, Mme Jo-Anne Prud’Homme du Hancourt, directrice du Bureau de Tunis de DIGNITY, M. Hassen Toukabri, secrétaire général du barreau des avocats en Tunisie et Mme Anna Dubarle, représentant l’équipe des programmes internationaux à ECPM ont prononcé des allocutions d’ouverture dans le cadre desquelles ils ont notamment rappelé l’état de la peine de mort en Tunisie, dans la région et dans le monde.

Le programme de la première journée s’est poursuivi avec deux panels. Le premier était composé des interventions de Me Mondher Cherni, avocat et secrétaire général de l’OCTT, avec une présentation sur la torture et la peine de mort en droit international et en droit tunisien; et de M. Chokri Latif qui est revenu sur l’histoire de la peine de mort en Tunisie depuis le règne des beys et la colonisation française, jusqu’à l’indépendance et la révolution tunisienne.

séminaire avocat tunis mondher cherni
Intervention de Me Mondher Cherni

Après un long temps d’échanges et de débat, les présentations ont repris avec un second panel composé de Me Ahmed Seddik, avocat, qui a assisté au procès de Saddam Hussein et partagé son témoignage mettant en exergue l’aspect inéquitable, vindicatif et inhumain du procès et de l’exécution; et de M. Hatem Hacheche, Docteur en psychologie, qui a mis en lumière les impacts psychologiques de la peine de mort, relevant de la torture, aux stades du jugement, de la détention et de l’exécution, à la fois sur le/la condamné·e mais aussi sur sa famille et le bourreau.

La première journée s’est conclue par l’intervention de Me Mohamed Messaoudi, avocat marocain et membre, depuis sa création en 2013, du Réseau des avocat·es contre la peine de mort au Maroc. Il est revenu sur l’expérience de la constitution du réseau ainsi que les activités menées dans son cadre : tables rondes, visites des prisons, projet de loi…

Intervention de Me Messaoudi présentant le Réseau des avocat·es contre la peine de mort au Maroc
Atelier de travail en vue de rédiger une charte pour constituer un Réseau d’avocat·es contre la peine de mort tunisien

La dernière matinée était consacrée à un atelier de travail en groupe au cours duquel les avocat·es ont pu discuter et ébaucher un texte fondateur pour la création d’un réseau tunisien, en s’appuyant sur la charte du Réseau marocain mise à disposition par Me Messaoudi. Un texte final a été ratifié par tous les avocat·es en présence et le séminaire s’est conclu par l’annonce de la constitution du premier Réseau d’avocats et avocates tunisien·nes contre la peine de mort.

Cette activité a été organisée dans le cadre du projet conjoint de la CTCPM et ECPM « Renforcer les avancées vers l’abolition de la peine de mort au Maghreb », cofinancé par la Norvège et l’Agence française de développement.

ECPM a délivré une intervention orale cosigné par la Coalition mondiale contre la peine de mort et cosigné une intervention délivrée par Me M’Baye au nom de l’Association mauritanienne des droits de l’Homme (AMDH) pour le Réseau maghrébin contre la peine de mort. ECPM a aussi cosigné une intervention de la Coalition mondiale contre la peine de mort délivrée sous le Point 5 sur les conditions de détention des femmes en prison. ECPM, l’AMDH avec la cosignataire de la WCADP et de Coordination Eveil en Mauritanie avaient soumis un rapport alternatif sur la mise en œuvre de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples par la Mauritanie. Cette mission a permis des échanges avec le groupe de travail peine de mort de la CADHP, le Haut-commissaire aux droits de l’Homme de Mauritanie, le Président et le Secrétaire général de la Commission des droits de l’Homme de Mauritanie ainsi que le Président de l’INDH d’Algérie et d’autres acteurs.

Le 12 octobre, la Coalition marocaine contre la peine de mort (CMCPM), le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), l’Observatoire marocain des prisons (OMP) et ECPM, en lien avec les Réseaux des parlementaires (RPCPM), des avocats (RACPM), des journalistes (RJCPM) et des enseignants (RECPM) ont organisé une Conférence de presse à l’occasion de la Journée mondiale. Cette Conférence s’inscrivait dans le cadre du projet conjoint d’ECPM avec le CNDH et l’OMP soutenu par l’Union européenne, l’Agence française de développement, la Norvège, l’Ambassade de Suisse au Maroc et la Fondation de France.

Mme Amina Bouayach, présidente du CNDH, Me Abderrahim Jamai, coordinateur de la CMCPM, M. Abdallah Mouseddad, vice-président de l’OMP, Nicolas Perron, directeur des programmes d’ECPM, Mme Florence Liou, Cheffe de Délégation adjointe de la Délégation de l’Union européenne au Maroc, Mme Nouzha Skalli, coordinatrice du RPCPM, M. Laaraki, coordinateur du RJCPM et Mme Ghabar (RECPM) se sont exprimé devant des dizaines de journalistes. Plusieurs ambassadeurs, des conseilleurs de différentes représentations diplomatiques ainsi que des représentants d’institutions nationales et de la société civile ont également assisté à la Conférence.

L’ensemble des intervenants ont appelé à un renforcement des avancées vers l’abolition de la peine de la peine de mort et notamment par un vote en faveur de la Résolution de l’Assemblée générale des Nations unies appelant à un moratoire universel sur l’application de la peine de mort en décembre 2022, à l’acceptation de recommandations dans le cadre de l’Examen périodique universel (EPU) et à la réduction du champ d’application de la peine de mort. L’Union européenne a précisé qu’elle continuerait à accompagner le Maroc vers l’abolition de la peine de mort. ECPM a rappelé qu’une importante délégation du Maroc participerait au prochain Congrès mondial contre la peine de mort en novembre 2022 à Berlin.

Les représentants de la Coalition marocaine contre la peine de mort, Me Abderrahim Jamai et d’Ensemble contre la peine de mort (ECPM) ont aussi eu l’honneur d’être reçus par le Secrétaire générale de la Délégation interministérielle des droits de l’Homme et son équipe (#DIDH) et le Président du Conseil supérieur de la magistrature. Ils ont pu effectuer des sessions de travail et plusieurs rendez-vous d’échange et de plaidoyer.

Ndume Olatushani et sa soeur, Mary, ont accordé une interview à ECPM lors de leur venue à Paris. Ils seront présent·es au 8e Congrès mondial contre la peine de mort qui se tiendra du 15 au 18 novembre 2022 à Berlin.

Le témoin de la semaine : Ndume Olatushani ancien condamné à mort aux États-Unis

Originaire de la ville de Saint Louis dans le Missouri, Ndume n’avait jamais été dans l’État du Tennessee avant d’être arrêté, accusé à tort d’un crime survenu en 1983 au cours d’un braquage de supermarché à Memphis. C’est donc menotté et enchaîné qu’il a pénétré pour la première fois dans cet État pour assister à son procès, au cours duquel de fausses pièces à conviction ont été présentées contre lui, et les preuves de son innocence volontairement effacées de son dossier. Jeune homme noir, face à un jury entièrement blanc cherchant à tout prix à classer l’affaire, Ndume a été victime d’une manipulation judiciaire de la part d’un système corrompu et discriminatoire.

« Je me suis toujours préparé à être libéré »

Telle est l’histoire qu’il a raconté aux presque 600 élèves, de la quatrième à la terminale, ému·es par son témoignage. « Comment avez-vous survécu à tout cela ? » est l’une des nombreuses questions qui sont souvent revenues parmi les jeunes. « Je me suis toujours préparé à ma libération », répondait-il, « je savais que j’allais finir par faire reconnaître les preuves de mon innocence. »

C’est la peinture, qu’il a appris lui-même en prison, le souvenir de sa mère disparue pendant sa détention, et le soutien sans faille de sa famille et de ses avocat·es qui l’ont aidé à garder espoir tout au long de ses 28 ans de détention, dont 20 dans les couloirs de la mort où il passait 23h/24 dans une cellule qui ne lui permettait même pas d’écarter entièrement les bras. Le 1er juin 2012, Ndume est enfin libéré sous le plaidoyer Alford . Il ne recevra aucune indemnité de la part de l’État du Tennessee, qui a refusé de reconnaître ses torts et ne lui a offert que cet accord en échange de sa libération. « Rien, même pas l’argent de l’État, ne me ramènerait les 28 ans que j’ai perdus derrière les barreaux. Pendant 20 ans, je n’ai pas pu sentir l’herbe sous mes pieds. Je ne l’apercevais qu’à travers le grillage de la cour, ou plutôt de la cage, où on me laissait sortir une heure par jour », commente-t-il. 

Pour les élèves, une leçon de résilience

« Demain, ce sera à vous de prendre des décisions. Le savoir entraîne la responsabilité : c’est maintenant à votre tour de transmettre les histoires et les arguments que vous avez reçu au cours des interventions, pour que le combat contre la peine de mort continue d’avancer », a conclu Ndume Olatushani. Et d’ajouter : « Vous avez le pouvoir de changer le monde : tendez la main à ceux qui traversent des épreuves douloureuses, traitez-les comme vous aimeriez que l’on vous traite. »

Sa sœur, Mary, était également du voyage pour l’accompagner et apporter la discrète parole des proches de condamné·es à mort : « Quand un membre de votre famille se trouve dans le couloir de la mort, vous êtes soudains désemparé·es. Si Anne-Marie, qui est maintenant devenue la femme de Ndume, qui travaillait à l’époque pour une association contre la peine de mort, n’était pas venue à notre rencontre, nous n’aurions pas su vers qui nous tourner. Nous avons dû faire face à une date d’exécution, nous avions peur et sans savoir que des personnes se préoccupaient du sort des personnes condamnées, nous n’aurions pas su quoi faire. »

Très touché·es par le témoignage de Ndume, les élèves se sont succédés, à la fin des interventions tout au long de la semaine, pour le remercier, lui transmettre leur admiration, leur affection et leur détermination à partager son histoire. Beaucoup ont manifesté leur intérêt pour participer au concours international d’affiches Dessine-moi l’abolition, organisé par ECPM et le Réseau International d’Éducation à l’Abolition (RIEA). Un grand merci à elles et à eux pour leur attention, ainsi qu’au corps enseignant pour leur accueil, et aux équipes d’ECPM mobilisé·es sur place.

Culture
octobre 2022
À l’occasion de la 20e Journée mondiale contre la peine de mort, les jeunes de…

À l’occasion du 8e Congrès mondial contre la peine de mort et dans le cadre de la campagne Justice for Keith Lamar, ECPM a interrogé Albert Marques. Pianiste et compositeur, cet artiste militant est à l’initiative de l’album Freedom First, réalisé avec Keith Lamar : poète, écrivain et activiste, il est actuellement condamné à mort en Ohio (États-Unis), où il a déjà passé plus de 28 ans à l’isolement. Les paroles, qu’il a lui même écrites, et sa voix, s’échappent du couloir de la mort et sont accompagnées d’un groupe international de musiciens de jazz et d’Albert Marques au piano.

Culture
novembre 2022
À l’occasion du 8e Congrès mondial contre la peine de mort et dans le cadre…

Le 18 novembre, dernier jour du plus grand rendez-vous abolitionniste, Keith Lamar se produira dans une vidéo tournée depuis le pénitencier de l’Ohio tandis qu’Albert Marques l’accompagnera sur scène, à Berlin. 

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À propos de Freedom First

Affiche du concours Dessine-moi l’abolition 2022

La participation au concours est gratuite et ouverte aux jeunes âgés de 12 à 25 ans du monde entier. Le dossier d’inscription est à compléter par un adulte référent (enseignant, éducateur, responsable associatif…) et à retourner par email à education@ecpm.org avant le 31 mars 2023.

Le concours est organisé par ECPM et par le Réseau international d’éducation à l’abolition – RIEA (groupement informel d’associations (algériennes, allemandes, camerounaises, congolaises, françaises, italiennes, libanaises, marocaines, mauritaniennes, taiwanaises, tanzaniennes, tunisiennes) agissant pour l’éducation des jeunes sur le thème de l’abolition de la peine de mort en favorisant l’échange des bonnes pratiques et le développement d’outils pédagogiques collaboratifs à l’échelle internationale.

Règlement

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Formulaires d’inscription

Le dossier d’inscription doit être retourné par e-mail à l’adresse education@ecpm.org. Pour les mineur·es, il est à compléter par un adulte référent (enseignant, éducateur, responsable associatif…).

Revivez les éditions précédentes

Couverture concours DMA 2025-2026
Dessine-moi l’abolition : concours international d’affiches graphiques
Dessine-moi l’abolition est un concours organisé chaque année par ECPM et le Réseau international d’éducation à l’abolition (RIEA). Le but est de réaliser une affiche contre la peine de mort. Les 50 meilleures affiches sélectionnées par un jury international seront exposées dans les pays participants et lors des prochains Congrès contre la peine de mort organisés par ECPM. La participation au concours est gratuite et ouverte aux jeunes du monde entier.






Pour la première fois depuis le début de la pandémie de covid-19, les ONG ont été autorisées à organiser des événements parallèles dans l’enceinte du Palais des Nations. Dans la perspective du 8e Congrès mondial contre la peine de mort qui se tiendra à Berlin du 15 au 18 novembre 2O22, ECPM et les missions permanentes à Genève de l’Allemagne, de la France, de l’Union européenne et de la Suisse ont organisé un événement de présentation du Congrès.

Taimoor Aliassi, Mathilde Millier, Sabrina Van Tassel, Raphaël Chenuil-Hazan (Palais des Nations)

Des représentants des missions permanentes ont ouvert l’événement puis Raphaël Chenuil-Hazan, directeur d’ECPM a présenté l’état d’avancement de la mobilisation politique autour du Congrès ainsi que le programme des débats, riche et innovant. Sabrina Van Tassel, journaliste et réalisatrice du documentaire L’État du Texas contre Melissa, a présenté le cas de Melissa Lucio et a insisté sur le rôle de la culture comme levier de plaidoyer dans le combat abolitionniste.

Par ailleurs, à l’occasion de la présentation du Rapport sur la question de la peine de mort du Secrétaire général des Nations unies au Conseil des droits de l’Homme, ECPM et ses partenaires ont présenté deux interventions orales lors du débat général sous le point 3. Ces interventions ont notamment permis de rappeler le calendrier abolitionniste à venir :

Le 10 octobre 2022, la communauté abolitionniste mondiale célèbrera la 20e journée mondiale contre la peine de mort. La thématique de l’année, « Un chemin pavé de torture »,  s’attachera donc à sensibiliser le public à la manière dont la peine de mort peut être assimilée à la torture et à parvenir à un consensus sur le fait que la définition de la torture doit être comprise comme incluant les pratiques liées à la peine de mort. Dans une perspective plus large, elle vise à convaincre que la peine de mort doit être abolie car elle constitue une réponse injuste et arbitraire à la criminalité.

La peine de mort dans le monde, en chiffres :

  • Au moins 28 000 personnes sous le coup d’une condamnation à mort
  • 108 États abolitionnistes en 2021
  • 52 appliquaient encore la peine de mort en 2021
  • La Guinée équatoriale est le dernier État en date à avoir aboli la peine capitale
  • En 2022, 2 États ont retiré la peine de mort de leur corpus juridique (RCA et Guinée équatoriale)
  • En 2022, 11 États condamnent encore des personnes à mort pour homosexualité

 Consultez notre carte

Le programme

Comme chaque année, ECPM et ses partenaires organisent divers évènements de sensibilisation, des commémorations et des mobilisations en France et dans le monde à cette occasion avec le soutien financier de l’Union européenne, l’Agence française de développement, la Norvège, la Fondation de France, la Suisse et la Belgique.

EN FRANCE :

Interventions scolaires : 500 jeunes seront sensibilisés en Île de France

Pour pérenniser le combat abolitionniste en France, ECPM organise un nouveau cycle d’interventions scolaires du 10 au 14 octobre. Dix-neuf classes de huit établissements d’Île de France auront l’occasion de discuter de la peine capitale à travers des vidéos didactiques, des films, des jeux ou des activités créatives, suivies du témoignage de Ndume Olatushani avec qui les élèves pourront échanger. Ces interventions sont rendues possibles notamment grâce à la mobilisation de 6 bénévoles et de nos deux services civiques : un grand merci à elles·eux !

Ndume Olatushani / © Christophe Meireis

Ndume a passé 28 années en prison dont 20 dans le couloir de la mort, aux États-Unis, pour un crime qu’il n’a pas commis. Profondément marqué par la découverte du dessin et de la peinture, épaulé tout au long de sa détention par ses proches et des organisations abolitionnistes, il continue aujourd’hui à s’engager avec force contre la peine de mort au contact des jeunes.

Lire l’entretien

À L’INTERNATIONAL :

Lancement du concours Dessine-moi l’abolition, édition 2022

À l’occasion de la 20e Journée mondiale contre la peine de mort, les jeunes du monde entier sont invité·e·s à participer à la 6e édition du concours « Dessine-moi l’abolition » dont le but est de réaliser une affiche contre la peine de mort. Les 50 meilleures affiches sélectionnées par un jury international seront exposées dans les pays participants et lors des prochains Congrès contre la peine de mort organisés par ECPM. Un catalogue d’exposition trilingue sera également publié pour valoriser la créativité et l’engagement des jeunes. L’inscription à ce concours est gratuite et peut donner droit, dans la limite des places disponibles, à une intervention d’ECPM ou de l’un de ses partenaires auprès des jeunes pour les sensibiliser aux droits de l’homme et à l’abolition de la peine de mort.

Au Maroc, en Tunisie, en Mauritanie, au Liban, en RDC,  au Cameroun, en Indonésie, en Malaisie, les abolitionnistes s’organisent aussi pour lutter contre la peine de mort. Une grande diversité d’acteurs et de réseaux se réuniront (parlementaires, enseignant·e·s, avocat·e·s, journalistes…) autour d’évènements militants variés mêlant, entre autres, arts, conférences-débats, théâtre et ateliers visant à toucher un public large et à laisser s’exprimer les voix abolitionnistes de tous horizons. Des grands témoins, comme Ahmed Haou (ancien condamné à mort au Maroc), partagerons également leur histoire. Téléchargez le programme dès maintenant !

 Télécharger le programme

 Kit de communication

C’est aujourd’hui que débutent les inscriptions pour le 8e Congrès mondial contre la peine de mort. Plus d’un millier de participant·es en provenance de 90 pays sont attendu·es du 15 au 18 novembre prochain à Berlin ! Les personnes souhaitant participer, sur place ou en ligne, peuvent désormais s’inscrire via notre nouvelle application « 8th World Congress ». Le Congrès est gratuit, ouvert à toutes et tous, mais les inscriptions demeurent obligatoires pour accéder à l’événement et aux informations exclusives.

Plus d’un millier de participant·es en provenance de 90 pays sont attendu·es cet automne dans la capitale allemande pour le plus important rendez-vous abolitionniste au monde : durant 4 jours, politiques, activistes, citoyen·nes engagé·es et des jeunes venu·es de toute part se retrouveront pour débattre autour de la situation de la peine capitale.


 

COMMENT S’INSCRIRE ?

Campagne inscriptions 8CM
  • Téléchargez l’application « 8th World Congress » dès maintenant ou cliquez ici
  • Créez votre profil et procédez à l’inscription gratuite
  • Consultez le programme et accédez à toutes les informations utiles

 Télécharger l’application

Le coup d’envoi de l’événement sera donné le 15 novembre par la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, en présence de plusieurs de ses homologues européens et étrangers.

AFFICHE CONGRES FR

De nombreux grands témoins, des anciennes et anciens condamné·e·s à mort et des personnalités de la société civile prendront la parole durant ce Congrès, dont l’épicentre sera le centre culturel de Berlin (Radialsystem) où l’on retrouvera, entre autres, le Village de l’abolition avec de nombreuses organisations de défense des droits humains, ainsi qu’une foule d’activités culturelles et éducatives.

« Quand la jeunesse iranienne se révolte, quand la guerre fait rage en Europe, quand les injustices perdurent en Afghanistan, en Biélorussie et ailleurs, quand la Chine verrouille le système jusqu’à un manque de transparence ultime, il est plus qu’urgent de se rassembler. C’est ce que nous ferons à l’occasion de ce 8e Congrès mondial contre la peine de mort, résolument tourné vers la jeunesse et cette nouvelle génération prête à s’engager pour nos droits. »

Raphaël Chenuil-Hazan, Directeur général d’ECPM.

Le Congrès sera donc le point culminant de cette mobilisation de la jeunesse mondiale, menée depuis un an par ECPM avec son Abolition Now Tour.  Plus d’une cinquantaine de jeunes, en provenance de six pays, viendront partager leurs espoirs et leurs travaux pour faire progresser les droits de toutes et tous et redire avec force leur combat en faveur de l’abolition universelle.


Au programme

 Consulter le programme du congrès

 Télécharger le kit de communication

DÉBATS & ATELIERS AU RADIALSYSTEM DE BERLIN

Une quinzaine de conférences-débats, en présence de nombreux témoins et spécialistes, aborderont pendant trois jours les grandes questions entourant la peine capitale, aussi bien en Asie, en Afrique, en Europe qu’aux États-Unis et au Moyen-Orient. Avec, en point d’orgue une grande soirée autour du thème : Le·La condamné·e à mort et son avocat·e : une relation singulière.

Avec la participation de :

  • Debra Milke, qui a passé vingt-trois ans dans le couloir de la mort aux Etats-Unis avant d’être innocentée ;
  • Hank Skinner, condamné à mort en 1995 au Texas pour un triple meurtre qu’il a toujours nié. Il est depuis 27 ans dans le couloir de la mort ;
  • Sandrine Ageorges-Skinner, activiste et épouse de Hank Skinner ;
  • Mohamed Cheikh Ould Mkhaitir, blogueur mauritanien, initialement condamné à mort, pour apostasie en décembre 2014 et libéré en 2019, après six années de détention ;
  • Fatimata M’Baye, avocate mauritanienne, engagée depuis de nombreuses années pour la défense des droits humains dans son pays.

Le programme complet est à retrouver sur l’application du Congrès. Plusieurs conférences seront diffusées en direct sur les différentes plateformes du Congrès et d’ECPM.

DES ÉVÉNEMENTS CULTURELS

  • Le Congrès sera l’occasion d’assister au concert exceptionnel du poète-écrivain Keith LaMar qui chantera depuis sa cellule américaine et sera accompagné de deux musiciens présents sur scène à Berlin. Dans le couloir de la mort au pénitencier d’État de l’Ohio aux Etats-Unis, ce passionné de littérature et de jazz réclame la révision de son procès, soutenu notamment par un groupe de musiciens, coordonné par le pianiste catalan Albert Marquès, bien décidé à lui éviter son exécution prévue en novembre 2023.
  • Final Moments On Death Row est une exposition qui lève le voile sur la peine de mort aux États-Unis. Elle combine les écrits du célèbre photographe new-yorkais Marc Asnin, « Final Words », composée des dernières déclarations de prisonniers exécutés dans l’État du Texas, et le documentaire photographique de Scott Langley, Timeline of an Execution, qui relate l’intérieur et l’extérieur d’une prison pendant une exécution. Cette exposition sera à retrouver au pavillon Henry Ford de l’Université libre de Berlin.
  • L’exposition Les Visages de l’Abolition prendra place au cœur de Berlin, à l’entrée de l’Université Humboldt. ECPM dessine l’histoire d’un combat qui a débuté il y a plus de deux siècles et qui se poursuit encore aujourd’hui sur tous les continents. Elle met en lumière des abolitionnistes emblématiques en présentant leurs portraits et leurs messages, toujours aussi puissants.
  • L’orchestre de L’Académie Barenboïm-Saïd se produira à l’ouverture du Congrès, à la salle Pierre Boulez. Nous accueillons également la chanteuse germano-nigerianne Diana Ezerex qui se produira à la soirée des témoins, avec le Mondëna Quartet.

ECPM est également partenaire du Festival des films sur les droits humains de Berlin qui consacrera une partie de sa programmation 2022 à des oeuvres traitant de la peine capitale.

SITUATION DE LA PEINE DE MORT DANS LE MONDE

 Voir la carte

En 2021 les pays et territoires ayant totalement aboli la peine de mort sont au nombre de 108.

80 % des États membres de l’ONU n’exécutent plus et 60 % d’entre eux sont abolitionnistes.

Le continent africain tend vers l’abolition : 45 des 55 pays d’Afrique sont abolitionnistes en droit ou de facto.

Les cinq pays ayant pratiqué le plus d’exécutions en 2021 sont la Chine, l’Iran, l’Arabie saoudite, l’Égypte, la Syrie.

Atelier écriture de slam – Université pour la Paix, Caen, 2022

Après le Forum mondial Normandie pour la Paix 2022, ECPM revient sur son implantation dans la région et notre partenariat pérenne avec l’Institut International des droits de l’Homme et de la paix : en juin dernier, ECPM a clôturé sa saison de mission d’éducation en Normandie, en co-organisant la 21e édition de l’Université de la Paix de l’Institut international des droits de l’Homme et de la paix à Caen. Le thème, « Peine de mort et paix », s’inscrivait dans la continuité de du 40ème anniversaire de l’abolition de la peine de mort en France.

Tout au long de la semaine, une vingtaine de jeunes francophones venus des quatre coins du globe ont eu le privilège d’assister à une série d’activités mises en place par ECPM et 2IDHP pour les faire réfléchir de manière approfondie sur la peine de mort et ses conséquences. Conférences, jeux de rôles, mises en situation, formations, témoignages … le programme était rythmé et enrichi des interventions d’expert·e·s de la peine de mort à travers le monde, issu·e·s d’horizons et de cultures différents, permettant ainsi aux étudiant·e·s de confronter les points de vue et de construire leur propre plaidoyer pour l’abolition universelle de la peine de mort.

ECPM remercie chaleureusement pour l’accueil réservé à cette thématique :

Nicolas Picard, agrégé d’histoire

Joseph Djogbénou, Président de la Cour constitutionnelle du Bénin depuis 2018

Mathilde Millier, chargée de projets pour ECPM

Marion et Léna, membres de l’association Valgoude

Catherine-Amélie Chassin, Professeur de droit public à l’Université de Caen Normandie

Marie de L’Estoille, Docteure en droit public

Maître Nestor Toko Monkam, Avocat au barreau du Cameroun

Sam Guillome alias Nemo, lauréat du concours de slam « Ensemble, slamons l’abolition »

Emmanuel Decaux, Professeur émérite de l’Université Paris Panthéon-Assas

Maître Richard Sédillot, avocat au barreau de Rouen et administrateur ECPM

Nicolas PERRON, Directeur des programmes d’ECPM

Bathilde Richoux, Consultante juridique à la Direction des affaires juridiques du Ministère de l’Europe et des affaires étrangères

Julien Martin, Avocat au barreau de Strasbourg

Rossitza Barakova, coordinatrice pédagogique de l’Institut d’études humanitaires internationales

Sabrina Van Tassel, réalisatrice du film « L’Etat du Texas contre Melissa »

Xavière Prugnard, représentante de la FIACAT

Delphine Borione, Ambassadrice pour les droits de l’Homme

Ahmed Haou, ancien condamné à mort au Maroc

Café des images

Bar El Camino de Caen

Sabrina Van Tassel, réalisatrice du film « L’Etat du Texas contre Melissa »

Xavière Prugnard, représentante de la FIACAT

Delphine Borione, Ambassadrice pour les droits de l’Homme

Ahmed Haou, ancien condamné à mort au Maroc

Café des images

Bar El Camino de Caen

Evènements simultanés en Normandie

Cet évènement de grande ampleur a remporté un engouement particulier dans la région, ouvrant la porte à l’organisation d’ateliers annexes auprès de publics divers : ateliers pour les jeunes de l’association Unis-Cités, à la maison d’arrêt de Caen auprès des détenus ou encore auprès de personnes handipées de l’Association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées (ADAPT).