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Ce vendredi 7 juin avait lieu la remise des prix du 4e concours de dessin  « Dessine-moi l’abolition » à la maison du barreau de Paris. L’occasion de rassembler des participants du concours, mais aussi des spécialistes de la peine de mort : la présidente de l’ACAT, une représentante de l’Afvt, un avocat abolitionniste et bien sûr des membres d’ECPM.

Destiné aux moins de 18 ans, le concours « Dessine-moi l’abolition » est l’occasion pour les  jeunes d’en apprendre davantage sur la situation de la peine de mort à travers le monde et sur l’enjeu de son abolition.

Dix élèves des établissements présents ont reçu des prix pour leurs dessins, classés parmi les 50 premiers sur 300 !
Dix élèves des établissements présents ont reçu des prix pour leurs dessins, classés parmi les 50 premiers sur 300 !

2e Prix du jury, Lola S. Collège Saint-Spire, Corbeil-Essonnes, France

2e Prix du jury, Lola S. Collège Saint-Spire, Corbeil-Essonnes, France

Le résultat fut concluant puisque ce sont près de 300 jeunes issus de 14 pays différents qui ont répondu à l’appel. Parmi ces 300 dessins, 50 ont été présélectionnés via un vote en ligne et cette présélection a ensuite été soumise au vote d’un jury de spécialistes de la peine de mort à l’occasion du 7e congrès mondial pour l’abolition à Bruxelles. Nouveauté pour cette édition : en plus des 3 lauréats du prix du jury, 3 dessins ont reçu le prix du public grâce au vote de l’ensemble des participants du congrès.

Ce matin du 7 juin était l’occasion de féliciter les élèves pour leur travail, mais aussi d’échanger avec eux autour de la thématique de la peine de mort et de répondre à leurs questions.

L’occasion aussi d’aborder des sujets d’actualité comme la récente condamnation à mort de 11 djihadistes français avec les explications de la position abolitionniste données par Chantal Anglade, représentante de l’Association des victimes françaises du terrorisme :

Une remise de prix édifiante donc pour les élèves comme pour les organisateurs et intervenants.

ECPM organise d’autres campagnes de ce type dans les écoles, n’hésitez pas à vous inscrire en envoyant un mail à l’adresse suivante : nperron@ecpm.org

Retrouvez sur notre site les 50 dessins présélectionnes par vote sur internet

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Samedi 29 juin, accompagnez ECPM dans le cadre de la campagne « La Peine de mort est homophobe » à la Marche des Fiertés de Paris ! 

Pour nous aider à faire stopper les condamnations et les exécutions des personnes LGBT+, RDV à 14h au 47 boulevard du Montparnasse 75006 (Métros : Falguière – Ligne 12 ou Saint Placide – Ligne 4).

#LaPeineDeMortEstHomophobe


Lire le communiqué de presse co-rédigé par ECPM, l’Ordre des avocats de Paris, le Conseil National des Barreaux (CNB) et l’Association Française des Avocats LGBT+ (AFALGBT+)

Pour la quinzième année consécutive, ECPM sera présente afin de dénoncer et de lutter contre la condamnation à mort des personnes LGBT+, exécutées pour le seul fait de leur identité sexuelle. Cette année 2019 aura été marquée par le rétablissement de la Charia à Brunei qui prévoit la lapidation pour les personnes homosexuelles. Onze autres pays prévoient encore la peine de mort pour relations entre personnes de même sexe : la Mauritanie, le Nigéria, le Soudan, la Somalie, le Yémen, l’Arabie-Saoudite, les Emirats arabes unis, le Qatar, l’Iran, l’Afghanistan et le Pakistan.

Il est aujourd’hui primordial de s’engager face à cela et lutter pour la liberté sexuelle, le droit à la vie et l’abolition universelle et pour tou.te.s de la peine capitale !

Venez défiler à nos côtés dans une ambiance festive et militante et aidez-nous à sensibiliser les participants par la distribution de tracts, de bracelets et des autocollants, et d’autres surprises !

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  • Parce qu’affirmer et vivre librement son orientation sexuelle n’est pas un crime et ne devrait nullement avoir
    sa place dans un Code pénal.
  • Parce qu’en France, les actes et agressions LGBT-phobes augmentent de manière inquiétante et les témoignages
    rapportant des actes plus spécialement lesbophobes explosent.
  • Parce qu’aujourd’hui encore, il est nécessaire de dénoncer les discriminations sexuelles, les condamnations à mort et les exécutions des personnes
    LGBT+
  • Parce 73 pays dans le monde veulent envoyer en prison les personnes LGBT+
  • Parce que 12 de ces pays peuvent tuer des personnes dont le seul crime est d’aimer.
  • Parce que la peine de mort est homophobe.

Pour toutes ces raisons et bien d’autres, ECPM défilera le 29 juin afin de sensibiliser le public LGBT+ sur des inégalités qui les concerne. Pour être solidaire de ceux qui ne peuvent pas défiler chez eux sans risquer la prison ou la mort.


Visitez notre page « Peine de mort et LGBT+ »

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La campagne « La peine de mort est homophobe » a 15 ans !

Emmanuel Maistre, Secrétaire général d’ECPM, revenait sur les fondements de notre engagement à l’occasion des 10 ans de présence d’ECPM à la Marche des Fiertés. Parce que ses mots sonnent toujours juste aujourd’hui, nous vous proposons de les redécouvrir ici.

Plus diversifié, plus participatif et plus formateur que jamais, plongez au cœur de la 7e édition du plus grand événement abolitionniste mondial, qui se tenait il y a trois mois jour pour jour, à Bruxelles.

Femmes et hommes politiques, militants, avocats, chercheurs, citoyens : plus de 1500 acteurs du combat abolitionniste, venus des quatre coins du monde, ont saisi l’opportunité de rassembler leurs forces et leurs idées durant quatre jours de débats, de formations, d’ateliers et d’événements culturels au cœur de la capitale européenne. 

Ce film est là pour en témoigner. Il est là pour porter le combat pour l’abolition universelle et les paroles de ceux qui la créent hors des murs de la capitale européenne.

Les sous-titres sont disponibles en anglais et en français. Pour sélectionner la langue, cliquez sur l’icône « paramètres » en bas à droite de votre lecteur YouTube, puis choisissez « sous-titres ».

Cet événement unique en son genre est organisé dans une ville différente tous les trois ans depuis 2001 par l’association ECPM, en partenariat avec la Coalition mondiale contre la peine de mort, le 7e Congrès mondial contre la peine de mort avait lieu cette année au cœur de la capitale européenne Bruxelles, du 26 février au 1er mars 2019.

Ces quatre jours de militantisme, de rencontres, de formations et de réflexion, sont indispensables pour faire mûrir le mouvement abolitionniste mondial, faire émerger une stratégie commune et peser réellement sur les décisions politiques. Cette année, le Congrès a donc été articulé autour de deux objectifs : accompagner le continent africain vers l’abolition (dans la continuité du travail entamé lors du Congrès régional d’Abidjan en 2018) et favoriser l’implication de nouveaux alliés, tels que les entreprises privées, dans le mouvement abolitionniste mondial. Un mouvement qui, plus que jamais, a besoin de voir au-delà des débats, à travers un regard plus humain; une place prépondérante était ainsi réservée aux anciens condamnés à mort et leurs familles lors de ce Congrès.

Le 7e Congrès mondial est un événement organisé par ECPM, en partenariat avec la Coalition mondiale contre la peine de mort, sous le parrainage du Royaume de Belgique, le Parlement européen, la Confédération Suisse, l’Union européenne et le Ministère des affaires étrangères de Norvège.

Plus d’informations sur le site web du Congrès : www.congres.ecpm.org

Merci à Block8 Production pour la réalisation de ce film.

28 mai 2019 – ECPM déplore la condamnation à mort de six ressortissants français en Irak en l’espace de trois jours, et appelle les autorités françaises à mettre tous les moyens en œuvre afin d’assurer que la peine capitale ne soit pas exécutée.



télécharger le communiqué en PDF

Date de publication : 28 mai 2019

Les français Kévin Gonot, Léonard Lopez et Salim Machou ont été condamnés à mort le 26 mai 2019, suivis de Mustapha Merzoughi le 27 mai 2019, puis Brahim Nejara et Karam El Harchaoui le 28 mai, par la Cour de Bagdad pour appartenance à l’État islamique (EI). Ils ont 30 jours pour faire appel selon la loi irakienne, qui prévoit la peine de mort pour quiconque a rejoint une organisation « terroriste », qu’il ait combattu ou non.

Dans son communiqué, le Ministère des Affaires étrangères français réaffirme le principe de souveraineté de l’État irakien et rappelle que « les adultes détenus en Irak doivent être jugés par la justice irakienne, dès lors qu’elle se déclare compétente ».

ECPM a pourtant soulevé à plusieurs reprises que le système judiciaire irakien présentait de graves dysfonctionnements et n’était pas conforme aux standards internationaux en matière de droits de l’Homme. L’association a notamment adressé des courriers à Emmanuel Macron, Président de la République française, ainsi qu’à Jean-Yves Le Drian, Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, le 31 janvier 2018, et est intervenue publiquement sur cette question le 1er mars 2018 lors du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU à Genève.


Lire la déclaration d’ECPM à l’ONU

Date de publication : 1er mars 2018

Au regard de ses engagements internationaux et de la situation en Irak qui ne permet pas de garantir la tenue de procès équitables, la France a l’obligation de ne pas consentir à laisser ces ressortissants être condamnés et exécutés. ECPM appelle donc les autorités françaises à mettre tous les moyens en œuvre afin d’assurer que la peine capitale ne soit pas exécutée et à demander le rapatriement systématique de tous les ressortissants français pour qu’ils soient jugés en France.

Selon Raphaël Chenuil-Hazan, Directeur général d’ECPM, « l’État de droit en Irak est plus que défaillant, aucune défense décente ou digne de ce nom ne peut être assurée ; l’État français devrait respecter ses engagements élémentaires et assurer un jugement sur le sol français de tous ses citoyens incarcérés sur le sol irakien ou syrien ».

ECPM exprime également son soutien aux familles et appelle au rapatriement des enfants, ainsi que des mères qui n’ont jusqu’alors aucune charge retenue contre elles.

CONTACT PRESSE

Raphaël Chenuil-Hazan,

Directeur général d’ECPM

rchenuil@ecpm.org

+33 1 80 87 70 53

Par Raphaël Chenuil-Hazan, Directeur général d’ECPM

Retour sur le Clash Clooney vs Brunei

Tout récemment, le 17 mai dernier, était célébrée la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie. Comme une sorte de provocation, le Sultan de Brunei a défrayé dans le même temps l’actualité en rendant officiellement l’homosexualité masculine passible de la peine de mort.

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Un bras de fer (factice) s’est alors engagé entre, d’un côté Georges Clooney et de nombreuses personnalités internationales et de l’autre, le Sultan du Brunei et derrière lui les tenants d’une vision rétrograde, archaïque et scandaleuse de l’Islam.

Cette affaire aura eu tout de même deux mérites à mes yeux. Primo, d’exposer à la face du monde une réalité honteuse et inadmissible de la pénalisation jusqu’à la peine de mort du seul fait d’aimer, dans 12 pays de la planète (sans compter les 70 autres pays qui pénalisent l’homosexualité de peines de prison). Secundo, elle aura également permis de réveiller de leur sommeil profond de nombreux artistes d’Hollywood jusqu’aux marches de Cannes, qui ne parlent quasi-jamais de la peine de mort et qui, jusqu’à présent, ne s’engageaient pas sur ce combat pourtant essentiel des droits de l’homme. Les derniers artistes engagés contre la peine de mort remontent à Susan Sarandon et Sean Pean, et encore, cet engagement était lié à la sortie du film « La dernière marche » (Dead man walking) en 1995, soit il y a 24 ans !

L’acteur américain a pu montrer sa force de frappe et son engagement réel envers la communauté LGBTI et pour les droits de l’homme. En réponse, le Sultan de Brunei a communiqué dans le sens de la pression qui lui était faite, annonçant qu’il n’appliquera pas cette loi (comme nous il ne l’applique d’ailleurs pas depuis des décennies).

Pourtant, cette loi (qui était prévue et annoncée depuis 2014 -ECPM avait déjà alerté le monde à cette époque, sans être entendu- ) a officiellement été mise en place et persiste.

Je réclame donc, au nom d’ECPM et de toute la communauté abolitionniste, l’abrogation pure et simple de cette loi. Enfin, j’invite George (Clooney) à soutenir ECPM et les acteurs abolitionnistes, membres de la Coalition mondiale, pour que son coup (de gueule), ne soit pas qu’un coup (de pub).

Vous souhaitez en débattre avec nous ? Cette année, ECPM fêtera les 15 ans de sa campagne « La peine de mort est homophobe » à la Marche des Fiertés de Paris, le samedi 29 juin 2019 ! Pour militer à nos côtés, obtenir des informations ou devenir bénévole, il est déjà possible de vous préinscrire auprès de Mathilde, à l’adresse mmillier@ecpm.org.

Un mot sur…

Félix Dorfin, second condamné à mort français en Indonésie

Je pense, à l’heure qu’il est, à la famille et aux proches de Félix Dorfin. Car la condamnation à mort par le juge de la Cour de Lombok en Indonésie n’est que le début d’un long, très long combat. D’un côté, il leur faudra courage, pugnacité et persévérance pour le porter. De l’autre, ils auront besoin de soutien, de fraternité et d’empathie. ECPM s’engage à être à leurs côtés.

Le film du Congrès : pour fédérer les militants de l’abolition

Les premières images du Congrès sont d’ores et déjà disponibles. Vous avez pu en voir quelques extraits, et découvrirez notamment le témoignage fort et limpide de notre ami Liévin Ngondji, concernant la situation en Afrique dans ce MAB. Un lancement officiel du film dans sa version longue (11 minutes) se fera le 27 mai sur les réseaux sociaux et le site web d’ECPM.

Nous ambitionnons avec ce film de parler de l’abolition, ses témoins, ses acteurs, ses politiques, avec en toile de fond le Congrès mondial comme vecteur de cette abolition. Nous voulons également faire parler de l’abolition et pour cela nous avons besoin de vous. Ces outils en version courtes comme longues vous appartiennent pour porter les messages abolitionnistes auprès de vos amis, de vos connaissances. C’est par le débat et la pédagogie que nous installons l’abolition et ses valeurs dans la durée et dans l’histoire.

Le 7 mai a eu lieu le troisième examen périodique universel (EPU) de la République démocratique du Congo (les deux premiers ayant eu lieu en décembre 2009 et avril 2014). L’EPU est un mécanisme unique en son genre, créé en 2006 par les Nations unies, qui permet d’avoir une vision globale sur la situation des droits de l’homme dans le monde.

Si la RDC est abolitionniste de fait (la dernière exécution date de 2003), elle faisait encore partie des 5 pays qui condamnent le plus à mort dans le monde en 2016, et a prononcé 41 condamnations en 2018.


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Voir le rapport alternatif rédigé par ECPM, CPJ (Culture pour la paix et la justice), The Advocates for Human Rights, la Coalition mondiale contre la peine de mort, visant à fournir des informations actuelles et utiles pour comprendre la réalité de la peine de mort en République démocratique du Congo (RDC), en vue de l’examen de l’État par le Groupe de travail sur l’Examen périodique universel (EPU).

Les recommandations des pays membres

Au total, 17 recommandations concernant la peine de mort ont été formulées par les pays membres (comme en 2014). La RDC devra répondre aux recommandations d’ici la 42e session du Conseil des droits de l’Homme, en septembre 2019.

Ukraine : Ratifier le deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques visant à abolir la peine de mort et la Convention relative aux droits de l’enfant.
Établir une convention sur la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.

Uruguay : Ratifier le deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques visant à abolir la peine de mort et abolir la peine de mort dans la législation interne.

Albanie : Ratifier le deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques visant à abolir la peine de mort.

Autriche : Ratifier le deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques visant à abolir la peine de mort.

Espagne : Ratifier le deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques visant à abolir la peine de mort, le Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant concernant une procédure de communication, et le Protocole facultatif à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes.

République de Moldavie : Commuer les peines de personnes actuellement condamnées à mort, envisager d’engager un processus politique et législatif visant à l’abolition de la peine de mort et ratifier par la suite le deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

France : Abolir la peine de mort et ratifier le deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Allemagne : Abolir la peine de mort et ratifier le deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Rwanda : Abolir la peine de mort et ratifier le deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Géorgie : Envisager d’adhérer au deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, visant à abolir la peine de mort

Italie : Envisager l’adhésion au deuxième protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques visant à abolir la peine de mort et instaurer un moratoire sur la peine de mort.

Togo : Ratifier le deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques visant à abolir la peine de mort.

Portugal : Ratifier le deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques et abolir la peine de mort.

Australie : Abolir officiellement la peine de mort.

Costa Rica : Prendre des mesures en vue de l’abolition de la peine de mort.

Liechtenstein : Commuer les peines de personnes actuellement condamnées à mort et engager un processus politique et législatif en vue de l’abolition de la peine de mort.

Islande : Imposer un moratoire sur les exécutions et abolir la peine de mort.

Source (en anglais) : https://www.upr-info.org/sites/default/files/document/congo_republica_democratica_de/sesion_33_-_mayo_2019/a_hrc_wg.6_33_l.3.pdf

20 mai 2019

ECPM déplore la condamnation à mort du citoyen français Félix Dorfin par un tribunal Indonésien, alors que la peine initiale requise par le Parquet était de vingt ans d’emprisonnement et 620 000 euros d’amende.

Télécharger le Communiqué en PDF

Le français Félix Dorfin, originaire de Béthune  (Pas-de-Calais) et âgé de 35 ans, a été condamné à mort pour trafic de drogue en Indonésie le 20 mai 2019, par le juge Isnurul Syamsul Arif au tribunal de Mataram, situé sur l’île de Lombok.

ECPM déplore cette condamnation du juge, qui outrepasse largement la demande initiale du parquet qui avait requis vingt ans d’emprisonnement et une amende de 10 milliards de roupies (620 000 euros), ou à défaut, une année de prison supplémentaire. L’avocat de Félix Dorfin, Deny Nur Indra, a indiqué qu’il ferait appel.

Le directeur général d’ECPM, Raphaël Chenuil-Hazan, « regrette encore une fois une instrumentalisation de la peine de mort quelques semaines après les dernières élections. Le gouvernement indonésien ne peut pas faire comme si rien n’avait évolué depuis la dernière vague d’exécutions en 2015-2016 ». Il rappelle qu’aujourd’hui, il est admis internationalement que la peine de mort n’est pas efficace dans la lutte contre le trafic de drogue.

Selon les partenaires locaux d’ECPM, cette condamnation montre que le gouvernement (qui n’a pas exécuté de condamné depuis 2016) n’est pas disposé à imposer un moratoire sur la peine de mort, alors qu’il prépare une réforme sur le Code pénal dans laquelle il disait vouloir trouver des alternatives à la peine capitale.

ECPM attend de la France, à Jakarta et au Quai d’Orsay, un soutien sans faille auprès de Félix Dorfin, comme cela doit être le cas pour tout citoyen français dans la même situation.

RAPPEL DES FAITS

La législation anti-stupéfiants d’Indonésie est parmi les plus restrictives au monde, et les trafiquants encourent de longues peines de prison voire la peine de mort. Si la dernière exécution date de 2016, 48 personnes ont été condamnées à mort en Indonésie en 2018, dont 15 étrangers jugés coupables de trafic de drogue, et fin 2018, il y avait 308 condamnés dans le couloir de la mort indonésien.

Félix Dorfin est désormais le deuxième ressortissant français condamné à mort en Indonésie, puisque Serge Atlaoui, condamné en 2007 également pour trafic de drogue, est toujours dans le couloir de la mort indonésien.

Mise à jour 2023 : Pour des informations à jour sur ce sujet, rendez-vous sur la page de notre campagne « S’aimer n’est pas un crime »

« Mon pays a passé des décennies sans appliquer la peine de mort et il maintiendra son moratoire sur les exécutions » déclarait-il dimanche, appelant même à ne pas s’inquiéter.
Depuis, de grands médias et associations LGBT clament une « marche en arrière ».

Aujourd’hui, le 17 mai, est la journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie. ECPM remet les pendules à l’heure.

Ne nous méprenons pas : ces récentes déclarations ne sont pas une victoire, mais une tentative d’apaisement.

  • Le moratoire dont il est question est appliqué depuis 1957 sur les exécutions (et non pas sur les condamnations). Il n’a jamais été question de ne plus l’appliquer.
  • L’homosexualité est toujours criminalisée dans le pays et reste plus que jamais passible de la peine de mort. Les condamnations ne sont en aucun cas suspendues, au contraire, elles sont inscrites dans le code pénal suivant la charia la plus stricte.
  • Les femmes qui ont des rapports sexuels avec d’autres femmes peuvent encore être punies par le fouet.
  • Aujourd’hui, les LGBT risquent la peine de mort à Brunei et dans 11 autres pays du monde. Les relations homosexuelles sont toujours illégales dans plus de 70 pays.

Le combat doit continuer.

RAPPEL DES FAITS

En mai 2014 a été programmée une nouvelle législation qui instaurait la Sharia dans le pays, faisant de l’homosexualité un crime passible de peine de mort alors que la peine précédemment prévue allait jusqu’à 10 ans d’emprisonnement. Ce durcissement était prévu de façon progressive et est supposé atteindre son ultime stade en 2019. Cette révision du Code pénal peut faire craindre une reprise des exécutions alors qu’un moratoire, le plus long observé dans la région, dure depuis 1957.

>> Lire notre communiqué de presse « Le sultanat de Brunei prêt à condamner à mort pour homosexualité »

CAMPAGNE LA PEINE DE MORT EST HOMOPHOBE

ECPM mène la campagne « La peine de mort est homophobe » depuis plusieurs années et a organisé un débat sur le sujet lors du 7e Congrès mondial contre la peine de mort (Bruxelles-2019). À cette occasion, la rapporteure spéciale de l’ONU, Agnès Callamard, avait expliqué que les gouvernements qui commettent des abus à l’encontre des personnes LGBT devraient se soumettre aux standards internationaux en matière de droit de l’homme.
ECPM rappelle que 12 pays prévoient la peine de mort pour relations entre personnes de même sexe. Dans 61 autres pays, les relations homosexuelles sont illégales.

Criminalisation de l’homosexualité : de la prison à la peine de mort (2022)

AFGHANISTAN

ARABIE SAOUDITE

BRUNEI

ÉMIRATS ARABES UNIS

IRAN

MAURITANIE

NIGERIA

PAKISTAN

QATAR

SOUDAN

SOMALIE

YÉMEN

Vous avez été nombreux (plus de 1500!), femmes et hommes politiques, militants, avocats, chercheurs et citoyens, à vous réunir pour la 7e édition du plus important événement abolitionniste mondial, qui s’est tenu à Bruxelles du 26 février au 1er mars 2019. Pendant ces 4 jours, nous avons vécu des moments forts d’échanges, de réflexion, de militantisme et de rencontres, qui n’auraient pas pu avoir lieu ailleurs que lors de ce Congrès, au cœur de la capitale européenne.

Rendez-vous le 27 mai sur www.ecpm.org et sur notre page Facebook pour la sortie officielle du film de ce 7e Congrès, qui témoignera en image du travail acharné des abolitionnistes du monde entier. En attendant, voici les premières images !

Les sous-titres sont disponibles en anglais et en français.
Pour sélectionner la langue, cliquez sur l’icône « paramètres » en bas à droite de votre lecteur YouTube, puis choisissez « sous-titres ».

Le 7e Congrès mondial est un événement organisé par ECPM, en partenariat avec la Coalition mondiale contre la peine de mort, sous le parrainage du Royaume de Belgique, le Parlement européen, la Confédération Suisse, l’Union européenne et le Ministère des affaires étrangères de Norvège.

Toutes les informations sur le 7e Congrès mondial contre la peine de mort sont à retrouver sur le site officiel du Congrès.

Merci à Block8 Production pour la réalisation de ce film.

Par Raphael Chenuil-Hazan, Directeur général d’ECPM

Cette tribune a été publiée dans la version numérique du journal Le Monde le 2 mai 2019.

Après l’affaire Jamal Khashoggi, le royaume saoudien s’est retrouvé au pied du mur. Etre au ban des nations, ne plus regarder vers l’avenir et ne voir qu’impies, ennemis, opposants, dissidents, terroristes à abattre ou à éliminer, quel qu’en soit le prix.

Une autre possibilité eut été le choix d’une certaine ouverture (peut-être progressive au début) mais réelle, sincère et visible. Malheureusement ce ne fût pas le chemin choisi.

Les spadassins du royaume ont beau porter partout la voix de Riad, le temps du pouvoir pétrolier et monétaire prend fin. Hier, le secteur privé international se battait pour commercer avec l’Arabie saoudite quel qu’en soit le prix, aujourd’hui, il se bouche le nez, demain il aura honte.

J’ai pour ma part été (comme d’autres dirigeants d’ONG internationales) approché à plusieurs reprises par la diplomatie saoudienne. J’ai eu l’occasion de les rencontrer, notamment au sein de leur ambassade à Bruxelles en novembre dernier pour aborder avec eux l’avenir, le dialogue et l’engagement de la politique du Prince héritier Mohammed Bin Salman (MBS) en ce qui concerne l’application de la peine de mort.

Ils me disaient que les choses avançaient, bougeaient dans un environnement tribal et ultra-conservateur qu’il fallait prendre en compte. Je leur ai moult fois répondu qu’au-delà des incantations, il fallait des actes, des preuves, des symboles ; que cette bonne volonté affichée ne soit pas juste un élément d’un plan de communication bien huilé. Ma position a toujours été claire : la porte est toujours ouverte, si tant est que vous vouliez l’entre-ouvrir !

Les exécutions massives de ces derniers jours (36 décapitations et une crucifixion le 23 avril et plus d’une centaine d’exécutions depuis le début de l’année 2019) ont fini de refermer cette porte à double tour.

Le monde doit en prendre acte, mais la paralysie (ou l’hypocrisie) continue de régner au sein des nations et particulièrement à l’ONU à Genève ou à New-York. L’Europe politique n’est pas assez forte pour porter cette disgrâce. Il en revient donc aux citoyens du monde de le faire savoir, de Paris à Casablanca, de Washington à Jakarta.

Les victimes de la peine de mort en Arabie saoudite doivent avoir un visage. Ce sont des jeunes, des femmes, des hommes issus des minorités (shiites) ou des populations les plus vulnérables (pauvres, migrants-travailleurs d’Asie). Comment ne pas penser à Tuti Tursilawati, femme de ménage indonésienne exécutée en octobre dernier pour avoir tué son employeur alors qu’il essayait de la violer, ou à Mujtaba al-Sweikat, jeune adolescent arrêté alors qu’il n’avait que 17 ans pour avoir participé à une marche pro-démocratie et décapité le 23 avril , ou encore à cette jeune nigériane exécutée début avril pour trafic de drogue au côté de deux pakistanais et un yéménite

Je pense également à Israa al-Ghomgham, militante des droits de l’homme, et au jeune bloggeur Ali-Al-Nimr (neveu de Nimr Baqr al-Nimr, un prédicateur chiite connu exécuté en 2016) toujours sous le joug de la peine de mort. Je pense à Loujain al-Hathloul, jeune défenseuse des droits des femmes torturée en prison. Enfin je pense à Raïf Badawi, celèbre blogueur qui entame sa 10e année de prison après avoir reçu de nombreux coups de fouets pour son combat pour la liberté d’expression.

Parce qu’ils ont des visages, celui de l’injustice, et que l’Arabie saoudite revêt celui de la barbarie.

L’Arabie saoudite est devenue l’alliée objective de Daesh. Ils partagent la même vision du monde fondée sur le rejet de l’altérité et de la liberté d’expression, et sur l’usage de la terreur comme unique vision du monde, la peine de mort comme instruments.