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Les 7 et 8 avril, ECPM présentait sa campagne « La peine de mort est homophobe«  au Printemps des Assoces, à Paris.

L’occasion de présenter au public que 12 pays condamnent encore à mort pour homosexualité dans le monde : Afghanistan, Arabie Saoudite, Émirats arabes unis, Iran, Mauritanie, Nigeria,  Pakistan, Qatar, Soudan, Somalie, Yémen, et le dernier à avoir renforcé son code pénal, Brunei.

Lire le communiqué de presse :
Le sultanat de Brunei prêt à condamner à mort pour homosexualité

L’adoption de ce nouveau code pénal par le sultan de Brunei, Hassanal Bolkiahnon, est non seulement une faute morale majeure, un déni de justice, mais également un isolement indéniable par rapport à la communauté internationale.

Merci aux bénévoles pour leur aide précieuse, et à tous les visiteurs venus à notre rencontre.

Prochain RDV : La Marche des Fiertés, qui aura lieu le 29 juin prochain à Paris.

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Le 11e rapport annuel sur la peine de mort en Iran, préparé par Iran Human Rights (IHR) avec le soutien d’ECPM, fournit une évaluation et une analyse des tendances de la peine de mort en 2018 en République islamique d’Iran, qui affiche le plus grand nombre d’exécutions par an après la Chine.

Sa publication coïncide avec le 40e anniversaire de la révolution islamique de 1979, mais aussi avec l’année du 3e Examen périodique universel (EPU) de l’Iran, qui aura lieu en novembre prochain. Un moment déterminant qui permettra de remettre la question de la peine de mort à l’ordre du jour et rebondir sur les observations présentes dans ce rapport.

Présentation officielle du Rapport Iran lors d’une conférence de presse au premier jour du 7e Congrès mondial contre la peine de mort, le 26 février 2019 à Bruxelles

Chiffres-clés


rapport iran 2018

Avancées notables

Ce rapport montre que 2018 se distingue des années précédentes. L’an dernier, au moins 273 personnes ont été exécutées en Iran. Ce nombre est le plus faible documenté depuis 2007, et représente une réduction de 47 % par rapport au nombre d’exécutions en 2017.

Cette réduction est principalement due à la diminution du nombre d’exécutions liées à la drogue, à la suite de l’application de nouveaux amendements à la loi antidrogue qui vise à limiter le recours à la peine de mort pour de telles infractions. Le nombre d’exécutions liées à la drogue est passé de 230 en 2017 à 24 en 2018.

« Il s’agit probablement de l’étape la plus importante dans l’histoire de la République islamique pour limiter le recours à la peine de mort et probablement du changement le plus significatif des tendances mondiales en la matière pour 2018. Nous espérons qu’il s’agit de la première étape parmi tant d’autres que les autorités iraniennes doivent franchir afin d’améliorer leur situation. sombre bilan en matière de droits de l’homme » a déclaré Mahmood Amiry-Moghaddam, porte-parole d’Iran Human Rights.

Le rapport rappelle toutefois que la peine de mort s’applique encore à de nombreux actes qui ne sont même pas considérés comme punitifs par de nombreux pays, comme par exemple les relations homosexuelles ou l’infidélité d’une femme mariée. De plus,de nombreuses personnes soumises à cette peine en Iran appartiennent à des groupes ethniques.

Grâce au travail sans relâche des juristes, des défenseurs des droits de l’homme et des organisations de la société civile, les voix s’amplifient pour lutter contre l’application de cette peine inhumaine en Iran. Plusieurs organisations protestent en publiant des rapports qui visent à attirer l’attention internationale sur cette question, dont celui présenté ici, par IHR et ECPM, étant actuellement l’un d’entre eux à faire le plus autorité dans la lutte contre la peine de mort en Iran.

Poursuivre le travail

En novembre 2019, l’Iran procédera à son troisième Examen périodique universel (EPU). Lors du dernier EPU en 2014, l’Iran n’a accepté qu’une seule des 41 recommandations relatives à la peine de mort, celle de « prendre des mesures pour garantir une procédure régulière et un procès équitable, en particulier dans tout processus pouvant conduire à l’application de la peine de mort « . L’EPU de cette année est une occasion importante pour la communauté internationale de remettre la question de la peine de mort à l’ordre du jour.

L’expérience positive des pressions soutenues et de l’accent mis sur les exécutions liées à la drogue peut et doit être appliquée à d’autres aspects de la peine de mort.

Les recommandations de l’EPU sur la peine de mort, qui ont été formulées lors du cycle précédent et dont une seule a été acceptée par l’Iran, figurent à la fin du rapport.

Depuis 2012, Iran Human Rights (IHR) et ECPM travaillent ensemble pour la publication, la diffusion internationale et la diffusion des rapports annuels sur la peine de mort en Iran.

Ce 25 avril, une intervention orale conjointe a été lue par le Coordinateur adjoint de la Coalition marocaine contre la peine de mort, avec le soutien d’ECPM, lors de la 64ème session de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), se tenant en Égypte du 24 avril au 14 mai 2019. Une occasion immanquable d’aborder la question de la peine de mort dans un pays fréquemment critiqué pour ses violations en matière de droits de l’homme.

Drapeaux égyptiens à Charm El Cheikh, site de la 64ème session ordinaire de la CADHP © 2019 Privé / Human Rights Watch

Une déclaration orale conjointe sur la peine de mort a été lue à la session ordinaire de la CADHP, grâce au statut d’observateur obtenu en 2017 par ECPM. Ce mécanisme a un rôle fondamental à jouer dans le chemin vers l’abolition sur le continent.

Dans la continuité du 7e Congrès mondial contre la peine de mort, dont une des principales plénières s’intitulait « Stratégies vers l’abolition : défis et opportunités en Afrique subsaharienne », prendre la parole lors de cette session de la CADHP permet de renforcer l’inscription de la thématique à l’agenda et de parler du sujet au sein des instances africaines.

Vous pouvez lire, ci-dessous, la déclaration orale conjointe lors de cette session.

Intervention orale lors du point 3 de l’agenda portant sur la situation des droits de l’Homme en Afrique

Intervention par M. Znaidi, Coordinateur adjoint de la Coalition marocaine contre la peine de mort – 25 Avril 2019 – Egypte

Madame la Présidente, Honorables Commissaires, Mesdames et Messieurs,

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ECPM (Ensemble contre la Peine de mort), la Coalition marocaine contre la peine de mort, la Coalition tunisienne contre la peine de mort, la Ligue Algérienne de défense des droits humains et l’Association mauritanienne des droits de l’Homme appellent les Etats à aller vers l’abolition de la peine de mort.

La Charte Africaine des droits de l’Homme et de Peuples dispose en son article 4 que « Tout être humain a droit à l’intégrité physique et morale». Le Pacte International relatif aux droits civils et politiques dispose en son article 6 ; « dans les pays ou la peine de mort n’a pas été abolie, une sentence de mort ne peut être prononcée que pour les crimes les plus graves ».Les Etats qui se sont engagés à la mise en œuvre des conventions internationales et régionales prévoyant notamment le respect du droit à la vie et l’interdiction de toute forme de torture, de traitement inhumain cruel et dégradant devraient protéger, respecter et mettre en œuvre leurs obligations.

Aujourd’hui, 146 Etats dans le monde ont aboli la peine de mort, de jure ou de facto. L’Algérie, le Maroc, la Mauritanie, la Tunisie n’ont pas connu d’exécutions depuis près de 30 ans, ils sont en moratoire de fait. Néanmoins, dans ces Etats des condamnations à mort continuent d’être prononcées. En 2017, en Algérie, au moins 27 condamnations à mort auraient été prononcées contre au moins 1 en 2018. Au Maroc 15 condamnations auraient été prononcées en 2017 et 10 en 2018. En Tunisie, 25 condamnations auraient été prononcées en 2017 et 12 en 2018 et en Mauritanie, plusieurs condamnations à mort auraient été prononcées en 2017 et au moins 3 en 2018. La Libye connaitra un moratoire dont la réalité demeure difficile à vérifier depuis bientôt 10 ans. En 2018, au moins 45 condamnations à mort auraient été prononcées. En Egypte, au moins 717 condamnations à mort auraient été prononcées et au moins 43 condamnés à mort auraient été exécutés en 2018.

L’Algérie et la Tunisie votent depuis plusieurs années en faveur de la Résolution de l’Assemblée Générale des Nations Unies appelant à un moratoire universel sur l’application de la peine de mort. Dans les pays en moratoires de fait, les personnes condamnées à mort sont victimes de plusieurs formes de violations des droits de l’Homme. La jurisprudence internationale considère que le risque d’être exécuté du jour au lendemain et l’attente d’une mort annoncée peuvent être considérées en elles-mêmes comme une forme de torture. Ceci est vrai dans les pays dans lesquels ces personnes savent qu’elles seront exécutées. Ceci estaussi vrai dans les pays en moratoire de fait, dans lesquels l’attente revêt un caractère indéfini.

Ces États devraient ;

– Mettre fin aux exécutions et accompagner les États qui exécutent encore vers l’instauration d’un moratoire de fait,

– Abolir la peine de mort pour tous les crimes,

– Commuer les condamnations à mort et entamer des réformes profondes de leurs législations pénales en vue de la suppression de la peine de mort,

– Soutenir les acteurs œuvrant en faveur de l’abolition de la peine de mort,

– Garantir le respect des droits des détenus condamnés à mort,

– Ratifier le deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques ;

– Soutenir l’adoption du projet de Protocole additionnel à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples portant sur l’abolition de la peine de mort en Afrique ;

Ce 24 avril 2019, le Réseau des parlementaires contre la peine de mort au Maroc organise, avec l’appui de l’Organisation Marocaine des droits humains et ECPM, une Table ronde régionale parlementaire à Rabat. Cette rencontre a pour but d’insister sur le rôle clé des parlementaires pour aller vers l’abolition de la peine de mort ou pour favoriser des avancées en matière de droits de l’Homme. Elle intervient dans du projet conjoint : « Accompagner la société civile et les acteurs politiques vers une abolition par étape de la peine de mort » et en partenariat avec la Coalition marocaine contre la peine de mort.

Parmi les grands sujets du jour :

– la réalité de la peine de mort au Maghreb et l’horizon de la coopération

– le rôle et les moyens des parlementaires pour aller vers l’abolition de la peine de mort

– partage d’expériences sur les initiatives menées pour aller vers l’abolition au Maroc et dans les autres pays de la région

> Télécharger la brochure et le programme complet <

Rappel : 

Les États du Maghreb connaissent un moratoire de fait. La peine de mort est en vigueur mais aucune exécution n’a eu lieu depuis plus de 10 ans. Ainsi, l’Algérie et le Maroc sont en moratoire de fait depuis 1993, la Mauritanie depuis 1987 et la Tunisie depuis 1991.

Le 7e Congrès mondial contre la peine de mort a été l’occasion de remettre les prix de la 4e édition du Concours international d’affiches « Dessine-moi l’abolition » organisé par ECPM dans le cadre de son Action Éduquer.

Cette année, ce sont près de 300 dessins venus de 14 pays différents que nous avons reçus : Allemagne, Belgique, Bénin, Cameroun, Côte d’Ivoire, France, Italie, Liban, Maroc, Mexique, République démocratique du Congo, Tanzanie, Togo et Tunisie.

50 dessins ont été sélectionnés et exposés lors du Congrès. Parmi eux, le jury a sélectionné les dessins suivants : 

> Téléchargez le livret des résultats du concours de dessin <

Prix du jury

Kawaya L. ; Institut de la Gombe, Kinshasa, République Démocratique du Congo

Lola S. ; Collège Saint-Spire, Corbeil-Essonnes, France

Valeria C. ; Lycée Statale Galileo Galilei, Piedimonte, Matese, Italie

De plus, pour la première fois, nous avons proposé aux congressistes de voter pour le Prix du public. 230 personnes ont voté pour leurs 3 dessins favoris dans la catégorie Prix du Public.

Prix du public 

Lilli A. and Svenja K. ; Internatsschule Schloss Hasenberg, Geisenheim, Allemagne

Cristina I. et Tania E. ; Lycée classique G. Garibaldi, Castrovillari, Italie

Zefania B. ; Cheso, Dar es Salaam, Tanzanie

> Rendez-vous sur notre page Facebook pour retrouver l’album des affiches <

La 4e édition du concours international « Dessine-moi l’abolition » a été organisée par ECPM et le Réseau international d’éducation à l’abolition. Adressé aux jeunes de moins de 18 ans, ce projet pédagogique a pour ambition d’encourager l’engagement citoyen de la jeune génération sur le thème de l’abolition universelle de la peine de mort par une approche artistique. Son lancement a eu lieu le 10 octobre 2018, lors de la journée mondiale de lutte contre la peine de mort, et la révélation des gagnants s’est déroulée le 1er mars 2019, lors de la Cérémonie de clôture du 7e Congrès mondial contre la peine de mort à Bruxelles.

Ce concours démontre que la jeune génération est en mesure de se saisir de cette thématique et de s’engager aux côtés des acteurs de la société civile et des institutions nationales et internationales pour demander l’abolition universelle de la peine de mort. Un catalogue reprenant les œuvres des participants sera très prochainement diffusé à ces derniers, aux partenaires et lors des prochains événements abolitionnistes.

Restez connectés… le catalogue de la 4e édition du Concours de dessins arrive !

Journaux, émissions de télévision, chroniques radio et médias en ligne, le Congrès a été une formidable occasion de porter la voix de la lutte pour l’abolition universelle à travers le monde entier. Nous comptons près de 500 retombées presses à travers 50 pays. En voici une sélection.

Bahamas :
AG : Death penalty not going anywhere, The Nassau Guardian, publié le 8 mars 2019 : https://thenassauguardian.com/2019/03/08/ag-death-penalty-not-going-anywhere/


Belarus :
L’UE espère une résolution rapide de la peine de mort en Biélorussie, Belapan, publié le 27 février 2019 : https://belapan.by/archive/2019/02/27/eu_994627/


Belgique :
Invité : Richard Sédillot, (33’40), RTBF, 27 février 2019 : https://www.rtbf.be/auvio/detail_jour-premiere?id=2465098&t=780

« La peine de mort rabaisse l’État au niveau du tueur » (INFOGRAPHIE), La Libre, publié le 1er mars 2019 : https://www.lalibre.be/actu/international/la-peine-de-mort-rabaisse-l-etat-au-niveau-du-tueur-infographie-5c7818a89978e2710e7d469c


Espagne :
Federica Mogherini: « Dans l’UE, nous croyons que toute vie humaine est importante », Deia, publié le 28 février 2019 : https://www.deia.eus/2019/02/28/mundo/en-la-ue-creemos-que-toda-vida-humana-importa#Loleido


États-Unis :
Death penalty a ‘grave’ violation of human right to life, pope says, Nathional Catholic Reporter, publié le 27 février 2019 : https://www.ncronline.org/news/quick-reads/francis-chronicles/death-penalty-grave-violation-human-right-life-pope-says


Europe :
The brief : from death row to the European Parliament, euronews, publié le 21 mars 2019 : https://www.euronews.com/2019/02/28/the-brief-death-row-romania-corruption-fighter-and-a-weather-warning?fbclid=IwAR2VrHZaMcffdzEY9gr6fcY6Ay1OeOjpbThlCnCEkOXWIKjASE03ct_s1G8

Mogherini: We moved beyond the idea of ‘an eye for an eye’ – we believe in justice, not revenge, European Union External Action, publié le 28 février 2019 : https://eeas.europa.eu/headquarters/headquarters-homepage/58876/mogherini-we-moved-beyond-idea-eye-eye-we-believe-justice-not-revenge_en


France :
La peine de mort continue à reculer dans le monde, France inter, publié le 27 février 2019 : https://www.franceinter.fr/monde/la-peine-de-mort-continue-a-reculer-dans-le-monde


Grèce :
La peine de mort en Europe: où se passe-t-il encore? Eurokerdos, publié le 27 février 2019 : http://www.eurokerdos.com/i-thanatiki-poini-stin-e/


Inde :
Justice in a hurry, is also justice denied, One india, 15 mars 2019 : https://www.oneindia.com/india/justice-in-a-hurry-is-also-justice-denied-2865024.html


Irlande :
Death penalty a ‘grave’ violation of human right to life, Pope says, The Irish Catholic, publié le 27 février 2019 :  https://www.irishcatholic.com/death-penalty-a-grave-violation-of-human-right-to-life-pope-says/


Italie :
Pope urges abolition of death penalty, Ansa, publié le 27 février 2019 : http://www.ansa.it/english/news/vatican/2019/02/27/pope-urges-abolition-of-death-penalty_14493a71-895f-4ffb-934a-7bc95256b9e0.html


Jamaïque :
Abolition Now! Hundreds March To Demand End To Death Penalty , The Gleaner, publé le 1er mars 2019 :
http://jamaica-gleaner.com/article/news/20190301/abolition-now-hundreds-march-demand-end-death-penalty


Kowait :
EP hosts world congress against the death penalty, Kuwait News Agency, publié le 27 février 2019 :

https://www.kuna.net.kw/ArticleDetails.aspx?id=2779733&language=en


Liban :
« Je ne m’arrêterai que lorsque le Liban et tous les autres pays auront aboli la peine de mort », L’Orient Le Jour, publié le 18 mars 2019 :
https://www.lorientlejour.com/article/1162181/-je-ne-marreterai-que-lorsque-le-liban-et-tous-les-autres-pays-auront-aboli-la-peine-de-mort-.html


Malaisie :
Richard Branson commends M’sia on decision to abolish death penalty, The Star Online, publié le 28 février 2019,
https://www.thestar.com.my/news/nation/2019/02/28/richard-branson-commends-msia-on-decision-to-abolish-death-penalty/


Maroc :
Maintien de la peine de mort en dépit de la constitutionnalisation du droit à la vie, Libération, publié le 1er mars 2019 : https://www.libe.ma/Maintien-de-la-peine-de-mort-en-depit-de-la-constitutionnalisation-du-droit-a-la-vie_a106440.html


Maurice :
Maroc: Maintien de la peine de mort en dépit de la constitutionnalisation du droit à la vie, AllAfrica, publié le 1er mars 2019 : https://fr.allafrica.com/stories/201903010583.html


Monaco :
Monaco at the 7th World Congress Against the Death Penalty ? Monaco Tribune, publié le 28 février 2019 :
https://www.monaco-tribune.com/en/2019/02/monaco-at-the-7th-world-congress-against-the-death-penalty/


Monde arabe :
Peine de mort examinée au forum belge, Aljazeera, publié le 1er mars 2019 : https://www.youtube.com/watch?v=1rSKZR0o-RI


Monténégro :
Bruxelles: le secrétaire d’État Jankovic a participé au 7e Congrès mondial contre la peine de mort, Le gouvernement du Montenegro, publié le 1er mars 2019 :
http://www.gov.me/naslovna/vijesti-iz-ministarstava/196790/Brisel-Drzavni-sekretar-Jankovic-ucestvovao-na-7-Svjetskom-kongresu-protiv-smrtne-kazne.html


ONU :
‘No Place in Twenty-First Century’ for Capital Punishment, Secretary-General Tells World Congress against Death Penalty, Urging Universal Abolishment of Practice, ONU, publié le 27 février 2019 :
https://www.un.org/press/en/2019/sgsm19478.doc.htm


Pakistan :
7th World Congress Speaks Against Death Penalty, Urdupoint, publié le 28 février 2019 :
https://www.urdupoint.com/en/world/rpt-review-7th-world-congress-speaks-again-561539.html


Philippines :
POPE FRANCIS ON DEATH PENALTY: DIGNITY OF LIFE IS NOT LOST EVEN AFTER THE WORST CRIMES, Pagadian Diocese, publié le 27 février 2019 : http://www.pagadiandiocese.org/2019/02/27/pope-francis-on-death-penalty-dignity-of-life-is-not-lost-even-after-the-worst-crimes/


Pologne :
Europarliament organise sur une conférence sur l’abolition de la peine de mort, Polska Agencja Prasowa, publié le 8 avril 2019 : https://www.pap.pl/europap/409830%2Ceuroparlament-zorganizuje-konferencje-na-temat-zniesienia-kary-smierci.html


Roumanie :
European effort to abolish capital punishment at global level, Radio Romanie International, publié le 7 mars 2019 :

https://www.rri.ro/ro_ro/eforturi_europene_pentru_abolirea_pedepsei_capitale_la_nivel_global-2595093


Suisse :
La peine de mort, une grave violation du droit à la vie, estime le pape François, Portail catholique suisse, publié le 27 février 2019 :
https://www.cath.ch/newsf/la-peine-de-mort-une-grave-violation-du-droit-a-la-vie-estime-le-pape-francois/


Taïwan :
Du couloir de la mort à la rébellion Zheng Zheng Ze Xu Ziqiang à l’expérience internationale, UDN, 1er mars 2019 :
https://money.udn.com/money/story/5599/3672595


Turquie :
EU Parliament vice president admits ‘hypocrisy’ on Egypt executions, Daily Sabah, publié le 1er mars 2019 :
https://www.dailysabah.com/europe/2019/03/01/eu-parliament-vice-president-admits-hypocrisy-on-egypt-executions


Zambie :
Any amendments to the constitution will represent the will of the people in Zambia –Lubinda,
Lusaka Times, publié le 2 mars 2019 : https://www.lusakatimes.com/2019/03/02/any-amendments-to-the-constitution-will-represent-the-will-of-the-people-in-zambia-lubinda/

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Le 4 avril, Hank Skinner a eu 57 ans. Il a passé les 24 dernières années dans les couloirs de la mort du Texas pour un crime qu’il n’a pas commis.

Le couloir de la mort est un lieu solitaire et désespérant, un « enfer » comme l’appelle Hank. Dans le couloir de la mort depuis 1995 et à l’isolement carcéral depuis juin 1999, le courrier est une source d’espoir et de force formidable pour lui. A l’occasion de son anniversaire, mais aussi pour le soutenir dans son quotidien, nous vous encourageons donc à lui écrire un petit mot. Merci pour lui.

> Les démarches pour contacter Hank Skinner <

Retrouvez ci-dessous l’interview de son épouse, Sandrine Ageorges-Skinner, qui fait le point sur la situation actuelle et les combats qu’il reste à mener.

Interview avec Sandrine Ageorges-Skinner, épouse d’Hank Skinner

Sandrine, vous avez rendu visite à votre époux pour son anniversaire : comment se porte-t-il ?

Il se porte comme quelqu’un qui a été arrêté il y a plus de 25 ans et qui est dans le couloir de la mort depuis plus de 24 ans pour un crime qu’il n’a pas commis. Il se bat et n’abandonne jamais, je le trouve incroyablement combatif, et sa force de vie m’épate toujours autant.

Bien sûr, la survie dans le couloir de la mort est épuisante, surtout depuis ses graves problèmes de santé en 2013.

Il lui faut absolument maintenir un régime alimentaire équilibré, qui n’est évidemment pas la préoccupation l’administration pénitentiaire. Après une période plutôt calme, malheureusement depuis l’arrivée d’un nouveau directeur à la prison, le quotidien est à nouveau inutilement compliqué et usant, ce qui rend le combat d’autant plus fatiguant et stressant.

Je dirais qu’il va plutôt bien étant donné les circonstances, même si cette année, il a vu plusieurs de ses amis exécutés et c’est pour lui le traumatisme le plus difficile à gérer. Le défi est quotidien, nous l’affrontons ensemble depuis plus de vingt ans, et nous n’abandonnerons rien face à l’injustice qu’il endure ou face à la peine de mort.

> En savoir plus sur notre campagne « Justice4Hank » <

Plus d’informations sur justice4hank.org/fr

Quelles sont les prochaines étapes dans la lutte que vous menez pour libérer Hank ?

Depuis environ un an, son dossier et sa vie sont de nouveau entre les mains de la cour d’appel du Texas – la plus haute juridiction pénale de l’état – qui devrait « normalement » statuer dans les six prochains mois.

Hank travaille très régulièrement avec ses avocats pour préparer la suite, si cet appel devait être rejeté. Les options judiciaires sont désormais très restreintes, et il faut étudier les nouvelles jurisprudences pour identifier et utiliser les failles d’un système très dysfonctionnel.

L’attente est longue, fastidieuse et l’issue reste incertaine.

Nous allons bientôt lancer une nouvelle campagne de levée de fonds car nous devons impérativement engager trois experts. Devoir financer la justice pour faire entendre la vérité est une source de stress supplémentaire qui l’inquiète particulièrement.

Comment évolue la situation au Texas par rapport à d’autres Etats rétentionnistes du pays ?

La situation au Texas est toujours aussi imprévisible, même si des signes positifs sont apparus depuis quelques années, l’implication politique du système judiciaire laisse toujours craindre le pire.

2019 est l’année des primaires, et tout reste suspendu aux élections des juges et des procureurs d’état.

Par ailleurs, la juridiction fédérale reste prisonnière des griffes du président des Etats-Unis, qui nomme les juges fédéraux (nommés à vie). Il a déjà pourvu plus de 65 sièges vacants, ce que n’avait pas pu faire son prédécesseur dont les nominations avaient systématiquement été bloquées et rejetées par le Congrès.

Il faut souligner que les mentalités évoluent, que le travail des médias locaux met en lumière la réalité du système judiciaire et que la nouvelle génération de procureurs semble ouvrir une nouvelle voie.

Un réel travail d’éducation reste à faire, c’est un engagement à long terme qui portera ses fruits.

Il est déjà de plus en plus difficile au Texas de composer un jury car les jurés potentiels sont de plus en plus frileux à accepter de voter pour une sentence de mort vu le nombre de condamnés à mort innocentés et libérés aux USA, ils sont aujourd’hui 165.

Suivant le processus annoncé en 2014, Brunei fait évoluer sa législation et annonce vouloir rendre les relations homosexuelles entre personnes majeures et consentantes passibles de peine de mort pour les musulmans du sultanat. […] Si le Ministre de la Justice confirme mercredi 3 avril cette annonce, Brunei deviendra donc officiellement le 12e pays du monde à condamner à mort pour homosexualité.

> Lire le communiqué de presse d’ECPM <

Congrès mondial contre la peine de mort – Débat « La peine de mort et les personnes LGBTI », organisé par ECPM, le ministère néerlandais des Affaires étrangères et la mission du Canada auprès de l’Union européenne

ECPM mène la campagne « La peine de mort est homophobe » depuis plusieurs années et a organisé un débat sur le sujet lors du 7e Congrès mondial contre la peine de mort (Bruxelles, du 26 février au 1er mars 2019). À cette occasion, la rapporteure spéciale de l’ONU, Agnès Callamard, avait expliqué que les gouvernements qui commettent des abus à l’encontre des personnes LGBT devraient se soumettre aux standards internationaux en matière de droit de l’homme.

> Plus d’infos sur la campagne La peine de mort est homophobe

Au matin du 1er avril, la Haute Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a exhorté Brunei à renoncer à introduire la peine capitale pour homosexualité, adultère ou insultes contre le prophète Mahomet.

« J’appelle le gouvernement à ne pas mettre en vigueur le nouveau Code pénal, qui marquerait s’il était appliqué un grave retour en arrière pour la protection des droits de l’homme à Brunei. » Michelle Bachelet dans un communiqué.


Mise à jour mercredi 3 avril 2019 : 

Le code pénal suivant la charia la plus stricte entre en vigueur à Brunei ce mercredi 3 avril. Brunei devient le premier pays d’Asie du Sud-Est à appliquer ce code pénal, comme le fait l’Arabie Saoudite.

Les nouvelles lois rendent les rapports sexuels entre les hommes passibles de la peine capitale par lapidation. Les relations entre femmes sont passibles d’un maximum de 10 ans de prison. Selon La Croix, le nouveau code prévoit aussi l’amputation d’une main ou d’un pied pour les voleurs ; le viol est également passible de la peine de mort, tout comme l’insulte au prophète Mahomet. Certains articles du code, comme la lapidation pour homosexualité, s’appliquent aux musulmans comme aux non-musulmans.

Par Ramla Liatouji,
Coordinatrice du 7
e Congrès mondial contre la peine de mort – ECPM


Au 7e Congrès mondial contre la peine de mort de Bruxelles, vous êtes venus nombreux réaffirmer votre engagement pour l’instauration d’un monde sans peine de mort.

Les travaux académiques déployés par l’équipe d’ECPM et les membres de la Coalition mondiale contre la peine de mort ont été plébiscités par les quelques 1500 participants, issus des 5 continents. Les 70 intervenants, aux domaines d’expertises variés, ont largement contribué à la valorisation des débats.
Mais au-delà de la quête d’information et d’un état des lieux conventionnel, c’est la qualité des échanges, les formats de réunion innovants et l’opportunité de réseautage inédite qui ont fait du Congrès de Bruxelles une plateforme désormais incontournable pour accompagner tous les acteurs de l’abolition, quels que soient leur implication ou leurs domaines de compétences.

Opening remarks by the co-sponsors of the Congress at the European Parliament.

Les synergies multiples déployées conjointement par la société civile internationale et les efforts d’implication des États dans le cadre de leur politique de coopération en faveur des Droits Humains, ont permis de franchir un nouveau cap, en œuvrant de manière concrète et structurée pour pallier les risques de résurgence latents qui émergent au gré d’une remontée palpable des populismes souvent complaisants vis-à-vis d’une justice totalitaire où la peine capitale à une place de choix.

Plenary session: Abolition strategies: challenges and opportunities in Sub-Saharan Africa

Au cœur des débats du Congrès, le continent africain a occupé une place centrale et a fait l’objet d’une représentation sans précédent (Burkina-Faso, Congo, Guinée, Gambie…), tant pendant les cérémonies officielles que lors des débats, où plusieurs ministres de la Justice et autres décideurs politiques ont livré leurs témoignages (une première lors d’un Congrès contre la peine de mort !), se positionnant ainsi en tant que parties prenantes inattendues aux côtés des ONG. Les avancées réelles de nombreux pays d’Afrique subsaharienne en termes d’abolition sont désormais incontestables.

L’autre enjeu majeur et sans doute le plus audacieux visait le secteur privé. Peut-il être un nouvel allié ? Un business responsable devrait-il exiger le respect de la dignité humaine ? Certains éminents hommes d’affaires à l’instar de Sir Richard Branson (Royaume-Uni) et l’enseigne multinationale LUSH (USA) entre autres, ont accepté d’exprimer leur opinion résolument abolitionniste et militante. Ce dessein s’avère ambitieux mais prometteur dès lors que le simple fait de commercer avec des pays rétentionnistes sera considéré non-conforme aux objectifs de développement durable énoncés par les nouvelles normes de responsabilité sociétale des entreprises.

Sur un plan plus opérationnel, la stratégie globale de mobilisation a naturellement ciblé les autres partenaires-clés que sont les ONG, les parlementaires, les INDH, les avocats, les experts (Rapporteurs Spéciaux des Nations-Unies), les médias, et plus localement, les enseignants, les étudiants et le grand public. Parmi ceux-ci, nombreux sont ceux qui, riches de rencontres et d’échanges stimulants, sont repartis de Bruxelles avec la ferme intention de développer des projets ou de rejoindre des réseaux nationaux ou régionaux, ce d’après les retombées de la première étude d’évaluation diffusée suite au Congrès.

Pete Ouko, lawyer, former death row prisoner from Kenya and Antoinette Chahine, former death row prisoner from Lebanon

Mais au-delà de l’ambition irrépressible de « faire bouger les lignes » qui nous a tous animé.es pendant la réalisation de cet événement, c’est l’incroyable dynamique de l’expérience humaine qui nous a porté.es pendant ces quatre jours particulièrement énergisants. Nous avons notamment pu y observer la preuve d’une résilience absolue, incarnée par une ancienne condamnée à mort libérée après 16 années de détention, pendant lesquels elle étudie le Droit pour devenir avocate et militante, qui salue le ministre de la Justice de son pays au détour d’un couloir, surprise et émue de le trouver là.
Nous avons été touchés par la mobilisation des étudiants de l’Université de Flandre mobilisés aux côtés de leur recteur, pour soutenir leur professeur actuellement condamné à mort en Iran.
Enfin, le dialogue courageux et bienveillant entre un ancien bourreau et plusieurs rescapés du couloir de la mort a fini d’ébranler nos doutes sur la légitimité de son témoignage.

Autant d’anecdotes qui nous confortent dans l’idée que ce 7e Congrès mondial va contribuer à consolider durablement l’Humain au cœur de notre projet.

Rendez-vous incontournable des abolitionnistes du monde entier, ce 7e Congrès a été une opportunité unique de faire se rencontrer et s’allier les forces stratégiques et décisionnaires, prêtes à faire avancer le combat de l’abolition universelle. Rapporteurs spéciaux de l’ONU, parlementaires, INDH, Barreaux : ensemble, ils ont pris des engagements; les voici.

DÉCLARATION CONJOINTE D’EXPERTS INDÉPENDANTS DE L’ONU


DÉCLARATION FINALE AU NOM DES PARLEMENTAIRES ET DE L’ACTION MONDIALE DES PARLEMENTAIRES PRÉSENTS AU 7ECONGRÈS MONDIAL CONTRE LA PEINE DE MORT


APPEL DES INDH EN FAVEUR DU RENFORCEMENT ET DE L’ÉLARGISSEMENT DU COMBAT CONTRE LA PEINE DE MORT


RÉSOLUTION SUR LA PEINE DE MORT ET LES CONDITIONS DE DÉTENTION ET DE TRAITEMENT DES CONDAMNÉS À MORT MOBILISATION DES BARREAUX