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Partenaires et staff ECPM en 2025
Les partenaires et les salarié.es ECPM

Pendant une semaine, des membres de Crime Si Poa (Kenya), Droit et Paix (Cameroun), Culture pour la Paix et la Justice (RDC), la Coalition tunisienne contre la peine de mort (Tunisie), l’Observatoire marocain des prisons (Maroc), l’Association Mauritanienne des Droits de l’Homme (Mauritanie), l’Association Libanaise pour les Droits Civils (Liban), Iran Human Rights (Iran) et KontraS (Indonésie), ont été accueilli.es au sein des locaux d’ECPM.

ECPM et ces 9 associations coopèrent dans le cadre d’un projet conjoint intitulé « Les voies de l’abolition : Accompagner les évolutions vers l’abolition de la peine de mort en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient », avec le soutien financier de l’Agence française de développement (AFD), la Fondation de France, la Norvège et l’Union européenne.

Pour porter la cause abolitionniste le plus loin possible et en parallèle de ses Congrès mondiaux et régionaux, ECPM met en œuvre ce programme international en collaboration avec ses partenaires et en poursuivant trois objectifs, déclinés dans les divers pays d’action selon une approche contextuelle :

  • Favoriser des avancées institutionnelles et législatives par un plaidoyer national, régional et international
  • Permettre une évolution du débat par le renforcement du rôle et des capacités de la société civile et des médias et par le développement de l’implication de la jeunesse
  • Favoriser la transparence, améliorer le plaidoyer et soutenir une représentation juridique des personnes condamnées à mort par le renforcement des acteurs de la chaîne pénale et la documentation de la situation de la peine de mort
Les partenaires lors de la session sur le projet « Les Voies de l’abolition : Accompagner les évolutions vers l’abolition de la peine de mort en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient »

Le renforcement des capacités et l’échange de pratiques pour objectif

Dès leur arrivée, les partenaires ont été plongé.es dans un programme fourni mêlant séminaires, ateliers et moments associatifs. Les ateliers thématiques abordaient des sujets tout aussi divers que complémentaires tels que :

  • La protection des défenseur.ses des droits humains
  • La communication institutionnelle et numérique d’une organisation
  • L’éducation à l’abolition et les actions militantes
  • Le traitement de la question du genre dans les problématiques liées aux droits humains
  • La gestion administrative et financière du projet
  • La documentation de la peine de mort
  • Le lien avec les partenaires techniques et financiers
  • L’assistance judiciaire

Au-delà de l’apport de connaissances, l’objectif de ces ateliers consistait à instaurer un espace d’échange de pratiques et de discussion pour améliorer la collaboration entre ECPM et ses partenaires et favoriser un renforcement mutuel de capacités.

En outre, les participant·es ont pu exposer les défis auxquels chacun·e sont confronté·es dans leurs contextes respectifs, comme les difficultés liées à la législation en vigueur et au manque de ressources pour mener leurs actions, ainsi que les enjeux relatifs à la peine de mort dans leurs pays. Il en est ressorti des expériences à la fois spécifiques et partagées dans la mise en œuvre du projet commun.

Les partenaires lors de la session d’introduction de la semaine

Une semaine de cohésion et de joie associative

Simultanément à la venue des partenaires, l’assemblée générale d’ECPM et de la Plateforme droits de l’Homme (PDH) se sont tenues à Paris. Ainsi, le mardi 24 juin, les partenaires ont notamment pu se joindre au conseil d’administration et aux sympathisant·es d’ECPM (membres de la communauté abolitionniste, bénévoles etc.) autour d’une discussion intitulée « L’avenir de notre combat commun ». L’occasion d’établir un espace de réflexion collective sur les prochaines étapes du combat abolitionniste.

Plusieurs moments informels et conviviaux ont permis à l’équipe ECPM et aux partenaires d’apprendre à se connaître et d’échanger, notamment grâce à un déjeuner commun et une visite au musée du Louvre.

Enfin, la semaine s’est clôturée par la participation d’ECPM au cortège de la Marche des Fiertés de Paris, une belle occasion de vivre une action militante et festive.

Pancarte "La peine de mort au placard" - Pride 2025
Pancarte "L'arc en ciel ne brille pas à l'ombre des potences" - Pride 2025
Pancarte "Duolingo" - Pride 2025

Un bilan plus que positif et des promesses d’avenir

Lors de la session de clôture, les retours positifs de la part des partenaires se sont succédés. De nombreuses perspectives et idées de collaboration ont pu émerger. Plus qu’une rencontre professionnelle, cette semaine a permis de tisser des liens forts et essentiels pour continuer la lutte pour les droits humains et l’abolition de la peine de mort.  

Aller plus loin

En images
novembre 2024
Le 10 octobre dernier a été observée la 22e Journée Mondiale contre la peine de…
Pancarte "Nos vies valent plus que leur homophobie" - Pride 2025

La campagne « S’aimer n’est pas un crime »

Dans le cadre de la campagne « S’aimer n’est pas un crime », ECPM a publié un rapport intitulé « 10 questions pour mieux comprendre la peine de mort pour les personnes LGBTQIA+ » et mis à jour dernièrement avec les données 2024.

État des lieux peine de mort
mai 2025
Le présent document est basée sur une étude documentaire qui s’appuie sur les travaux menés dans le cadre de la campagne d’ECPM « S’aimer n’est pas un crime », sur une analyse des contextes politiques, juridiques et socioculturels des États qui érigent en infractions les relations sexuelles consenties entre personnes de même sexe et sur les principales publications sur le sujet (études, index, cartes, etc.). La deuxième phase de cette recherche a consisté à mener des entretiens avec les acteurs concernés et à recueillir des témoignages de militant·e·s, d’avocat·e·s, de membres de la communauté LGBTQIA+, etc.

Ce rapport s’appuie sur une analyse des contextes politiques, juridiques et socioculturels des États qui érigent en infraction les relations sexuelles consenties entre personnes de même sexe. depuis 2023, en Ouganda l’arsenal législatif s’est endurci avec une loi Anti-homosexualité, augmentant le nombre des états qui appliquent la peine de mort pour les personnes LGBTQIA+ à 12 (Afghanistan, Arabie Saoudite, Brunei, Émirats arabes unis, Iran, Mauritanie, Nigeria, Ouganda, Pakistan, Qatar, Somalie, Yémen).

L’existence même de ces lois constitue un danger pour les membres de la communauté LGBTQIA+ (procès sans défense adaptée, accès aux traitements médicaux inexistant pour les personnes trans, criminalisation des relations entre adultes consentants etc.).

Événement
juin 2025
Célébré tous les mois de juin à travers le monde, le Mois des Fiertés est…

ECPM au cœur du cortège de la Marche des Fiertés de Paris

Depuis 2005, ECPM se joint à la Marche des fiertés de Paris pour notamment apporter son soutien aux membres des communautés LGBTQIA+ partout dans le monde. Cette année encore et malgré la chaleur, ECPM était présente tout au long du cortège pour défendre les droits des personnes LGBTQIA+. Grâce à une identité visuelle plus affirmée et la mobilisation sans faille d’une vingtaine de personnes mêlant salarié.es, bénévoles, stagiaires et partenaires ECPM, un travail de sensibilisation a pu avoir lieu dans ce contexte festif et revendicatif.

Le ballon en forme de mappemonde et les supports de communication récemment actualisés ont suscité la curiosité du public et ont permis de sensibiliser aux réalités locales dans chaque état concerné par la campagne.

Ballon mappemonde - Pride 2025

Enfin, la participation d’ECPM à cette Marche était essentielle pour dénoncer et informer sur la réalité des risques encourus par les ressortissant·es étranger·es membres de la communauté LGBTQIA+, ainsi que la violation profonde des droits des personnes LGBTQIA+ dans ces états, qui ne cesse d’augmenter ces dernières années.

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juillet 2024
Ce samedi 29 juin 2024, s’est tenue la Marche des Fiertés à Paris. Avec comme…
Non classé
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Edward Mutebi, militant ougandais et fondateur de Let’s Walk Uganda, résidant désormais en Allemagne et…
Témoignage
juin 2024
Asal Abasian est un·e journaliste iranien·ne et militant·e féministe queer, forcé·e à l’exil en raison…

Des chiffres en augmentation alarmante

Depuis 2021, le nombre d’exécutions augmentent chaque année en Iran, à rebours de la tendance universelle.

En 2024, l’Iran a procédé à au moins 975 exécutions, dont 31 femmes. Cette année risque d’être marquée par une nouvelle escalade sans précédent dans l’utilisation de la peine de mort puisqu’entre le 1er janvier et le 30 juin 2025, au moins 612 personnes ont déjà été exécutées, une augmentation de 119% en comparaison de la même période en 2024.

Source : IHRNGO

Une répression qui s’intensifie

Le 24 juin, un cessez-le feu est entré en vigueur au terme de 12 jours de conflit armé entre Israël et l’Iran. Dès le début de cette guerre, l’Iran a intensifié la répression à l’égard de la population et a utilisé pour ce faire son principal instrument : la peine de mort. Ainsi, nombre de personnes ont été arrêtées, soupçonnées d’intelligence avec « l’ennemi », souvent torturée, parfois condamnées à mort. Au moins 21 personnes ont été exécutées durant les 12 jours de guerre.   

Les premières victimes sont les Iranien·nes bien sûr. La population, les minorités, les plus marginalisés, les plus démunis, les plus engagés également. Et puis, parfois, des ressortissant·es étrangers sont pris dans un étau et deviennent otages, symboles d’une revendication adressée à la communauté internationale.

C’est le cas de Cécile Kohler et de Jacques Paris, qui étaient au mauvais endroit, au mauvais moment. Tous deux viennent d’être inculpé·es d’espionnage pour le compte d’Israël et encourent la peine de mort. Le 16 mai 2025, la France avait saisi la Cour Internationale de justice déposant une plainte contre l’Iran pour violation de son obligation de donner droit à la protection consulaire.  

Jacque Paris et Cécile Kohler

Lorsque les États n’ont pas encore aboli la peine de mort, il leur est totalement interdit de condamner à mort des personnes et de les exécuter pour des crimes autres que des crimes de sang. L’utilisation faite par l’Iran de la peine de mort est en violation totale du droit international.

L’adoption de nouvelles dispositions législatives

Le 30 juin 2025, l’organisation Iran Human Rights (IHRNGO) alertait sur les détails d’un nouveau projet de loi approuvé par le parlement iranien visant à renforcer les sanctions pour collaboration avec les États-Unis, Israël et les « groupes hostiles » sanctionnant de la peine de mort un large éventail d’infractions.

Le 1er juillet 2025, le Conseil des droits de l’Homme adoptait le rapport final de l’examen périodique universel (EPU) de l’Iran. Dans le cadre de cet examen, 46 Etats avaient formulé des recommandations appelant l’Iran à faire des progrès sur la voie de l’abolition de la peine de mort. L’Iran a communiqué son rejet de toutes ces recommandations. Il a notamment rejeté les appels à « partager avec les Nations unies des données complètes sur la peine de mort et les exécutions ». De même, les recommandations de la Sierra Leone et du Sri Lanka visant à « envisager » un moratoire sur les exécutions ont été rejetées. En définitive, l’Iran n’a accepté que 41% de l’ensemble des recommandations qui lui ont été formulées pour améliorer la situation des droits humains à l’échelle nationale.

L’heure est grave. En rejetant toutes les recommandations concernant la peine de mort, l’Iran semble assumer un refus d’effectuer le moindre progrès. C’est inacceptable.

Recommandations

ECPM appelle l’Iran à :

– Mettre en place un moratoire immédiat sur l’application de la peine de mort.

– Mettre fin aux arrestations et aux condamnations à mort.

– Reconsidérer un certain nombre des recommandations reçues dans le cadre de l’EPU.

ECPM appelle la communauté internationale à conditionner toute aide ou toute coopération à des progrès rapides et concrets visant à diminuer le nombre de condamnations et d’exécutions.

Thumbnail infographics - The death penalty in Iran (2024)
Infographie – la peine de mort en Iran (2024)

Source des données statistiques : https://www.iranhr.net/en/

ECPM travaille en partenariat avec IHRNGO depuis 2012 et est membre du Comité de pilotage de la plateforme Impact Iran.

Les participant.es du workshop "Plaidoyer et sensibilisation pour l'abolition de la peine de mort" avec Saman Yasin
Les jeunes participant·es posent avec Saman Yasin, ancien condamné à mort en Iran, Shena Razabi Représentante de l’association Kurdistan Human Rights Association (KMMK) auprès de l’ONU et de l’UE et Taimoor Aliassi, Directeur exécutif de KMMK

L’engagement des jeunes : un tiers des participant·es avait déjà assisté aux éditions précédentes

Participant·es de l’atelier « Plaidoyer et sensibilisation pour l’abolition de la peine de mort »
Juin 2025 · © Crédits photo : Margaux Supper, Conseil de l’Europe
Participant·es de l’atelier « Plaidoyer et sensibilisation pour l’abolition de la peine de mort »
Juin 2025 · © Crédits photo : Margaux Supper et Mirdass Abdesslam, Conseil de l’Europe

Cette année, 17 des 47 jeunes présent·es à Strasbourg avaient déjà participé aux éditions passées, témoignant de leur engagement durable en faveur de l’abolition de la peine de mort. Leur expérience a contribué à renforcer la cohésion du groupe, son autonomie et sa capacité à construire des projets collectifs, réalistes et concrets. Lors cette troisième édition, cette autonomisation a été encore renforcée par la mise en place de davantage de travaux de groupes et le déploiement des moyens de communication numérique interne et externe entre autres.

En outre, plusieurs innovations cette année ont alimenté l’apport en méthodologie de l’atelier, notamment la session de cas pratique « Comment organiser un ciné-débat ». Le visionnage du court-métrage Will my parents come to see me de Mo Harawe (2022) a été suivi de travaux de groupe. L’objectif ? Mettre les participant·es en situation et élaborer une boîte à outils qu’iels pourront mettre en place par la suite, de manière autonome.

En images
juillet 2024
L’atelier « Plaidoyer et sensibilisation pour l’abolition de la peine de mort » organisé par ECPM, le…

Iran : le témoignage émouvant de Saman Yasin

Saman Yasin est un rappeur et compositeur iranien qui a été condamné à mort en 2022 par le régime iranien en raison de son opposition et de ses textes engagés. En détention, il a subi des actes de torture, allant jusqu’à la traumatisante simulation de sa propre exécution, dont il garde des séquelles physiques et psychologiques importantes. Depuis 2025, il vit en Allemagne où il a obtenu le statut d’opposant en exil. Lors de sa venue à Strasbourg, il s’exprimait pour la deuxième fois en public, et pour la toute première fois devant un groupe de jeunes. Son témoignage, particulièrement bouleversant, a révélé les conditions de détention inhumaines dont il a fait l’objet, les recours à la torture ainsi que les douloureuses conséquences de ces deux années sur lui et ses proches. Au cours de son témoignage le 18 mars dernier, lors du side event « Seeking Justice » organisé par KMMK (Kurdistan Human Rights Association) en marge de la 58e session du Conseil des droits de l’Homme à Genève il déclarait :

« Le moins que je pouvais faire était d’amplifier la voix des opprimés, ce que j’ai fait à travers mes chansons de protestation. Oui, c’était mon seul crime, la raison pour laquelle ils m’ont qualifié d’émeutier, de rebelle, d’ennemi de Dieu, et m’ont traîné en prison. Ils m’ont battu, m’ont cassé le nez et m’ont soumis à une fausse exécution, tout cela parce que je voulais que le monde entende cette souffrance.

Témoignage de Saman Yasin – De gauche à droite : Nicolas Perron, Directeur des programmes d’ECPM ; Shena Razabi, Représentante de l’association Kurdistan Human Rights Association (KMMK) auprès de l’ONU et de l’UE ; Saman Yasin ; Taimoor Aliassi, Directeur exécutif de KMMK
Témoignage de Saman Yasin – De gauche à droite : Nicolas Perron, Directeur des programmes d’ECPM ; Shena Razabi, Représentante de l’association Kurdistan Human Rights Association (KMMK) auprès de l’ONU et de l’UE ; Saman Yasin ; Taimoor Aliassi, Directeur exécutif de KMMK

L’émotion était palpable dans toute la salle : intervenant·es, interprètes et participant·es ont été profondément touché·es. Les jeunes, visiblement ému·es, ont souhaité en savoir plus sur son histoire, posant plusieurs questions avec beaucoup d’attention et d’intérêt. Notamment sur la marge d’action de la jeunesse pour le soutien des défenseur·ses des droits humains :

”Qu’est-ce que vous voulez que la jeunesse retienne et fasse passer comme message ?”

Les activités menées pendant l’atelier

Les participant·es au Palais du Conseil de l’Europe lors du jeu de rôle sur le vote de la résolution des Nations Unies
appelant à un moratoire universel sur l’application de la peine de mort
Les participant·es au Palais du Conseil de l’Europe lors du jeu de rôle sur le vote de la résolution des Nations Unies appelant à un moratoire universel sur l’application de la peine de mort

Au-delà des témoignages et interventions, de nombreuses activités ont été proposées aux jeunes afin de renforcer leur capacité d’action. L’objectif était d’autonomiser au maximum ce réseau d’ambassadeurs et ambassadrices, qu’iels construisent eux·elles-mêmes leur boîte à outils et créent leurs propres projets lors de travaux de groupes, dans le but de poursuivre leur engagement dans leurs pays et communautés respectives. La présence d’ancien·nes participant·es a été précieuse pour partager les initiatives déjà mises en place les années précédentes, pour diffuser les bonnes pratiques et exposer les difficultés rencontrées.

Comme chaque année, un atelier de simulation du vote de la résolution des Nations Unies pour un moratoire universel sur l’application de la peine de mort, a été organisé. Cette édition s’est distinguée par une nouveauté : les ancien·nes participant·es incarnaient des ONG, tandis que les nouveaux·elles adoptaient le rôle de représentant·es d’États. Ensemble, ils ont débattu et voté une résolution en faveur d’un moratoire universel sur la peine de mort, une première depuis la création de l’atelier. Cette mise en situation a permis aux jeunes de mieux comprendre le fonctionnement des relations internationales, le rôle de chacun des acteurs impliqués – ONG, États et institutions – et le fonctionnement d’un vote à l’Assemblée générale des Nations Unies.

Discours d’ouverture de l’atelier par Pap Ndiaye, Ambassadeur, Représentant permanent de la France auprès du Conseil de l’Europe ; Claire Ovey, Directrice des droits humains, Conseil de l’Europe et Nicolas Perron, Directeur des programmes d’Ensemble contre la peine de mort · © Crédits photo : Margaux Supper, Conseil de l’Europe
Discours d’ouverture de l’atelier par Pap Ndiaye, Ambassadeur, Représentant permanent de la France auprès du Conseil de l’Europe ; Claire Ovey, Directrice des droits humains, Conseil de l’Europe et Nicolas Perron, Directeur des programmes d’Ensemble contre la peine de mort · © Crédits photo : Margaux Supper et Mirdass Abdesslam, Conseil de l’Europe

Consolider le réseau des jeunes ambassadeur·ices

Parmi les moments marquants de cette semaine, une soirée à la Représentation permanente de la France auprès du Conseil de l’Europe a permis d’approfondir les liens entre les jeunes engagé·es et les acteurs·rices institutionnel·les. Cette réception officielle s’est déroulée en présence de M. Pap Ndiaye, ambassadeur et représentant permanent de la France auprès du Conseil de l’Europe depuis le 1er août 2023.

Ce temps convivial, a également réuni les représentant·es de plusieurs délégations nationales de pays d’origine des participant·es. La soirée a permis un dialogue direct avec des responsables institutionnels, dont Sébastien Potaufeu, conseiller principal pour les droits humains et coordonnateur pour l’abolition de la peine de mort au Conseil de l’Europe, renforçant ainsi la portée et la visibilité du réseau des jeunes ambassadeur·rices.

Ces échanges privilégiés participent pleinement à la consolidation d’un réseau de jeunes européen·nes engagé·es, dans la lignée de la mise en œuvre de la déclaration du sommet de Reykjavik de 2023, où les chefs d’Etat et de Gouvernement ont indiqué que le Conseil de l’Europe devait poursuivre son combat en faveur de l’abolition de la peine de mort.

Une génération déterminée à agir

Cette troisième édition de l’atelier « Plaidoyer et sensibilisation » a confirmé la force de l’engagement des jeunes en faveur de l’abolition de la peine de mort. Entre témoignages marquants et moments de réflexion collective, les participant·es repartent enrichi·es, porteur·ses d’une parole engagée, d’outils concrets pour continuer à agir et de plusieurs projets collectifs à mettre en place dans les prochains mois. Face à l’injustice, une nouvelle génération se lève, unie par une conviction commune : la peine de mort n’est pas une solution,  elle trahit l’essence même de la justice.

En savoir plus

Tribune / Edito
octobre 2024
Nous, les Jeunes Ambassadeur·ices pour l’abolition de la peine de mort, la jeunesse d’Europe et…
En images
novembre 2024
Le 10 octobre dernier a été observée la 22e Journée Mondiale contre la peine de…
Groupe à la session de formation pour les avocat·es sur la peine de mort en Tunisie

Cette session de formation avait pour objectif de souligner le rôle vital de l’avocat·e pour assurer que chaque justiciable dans le cadre d’affaires de peine de mort bénéficie, sans discrimination ni exclusion, des garanties d’un procès équitable et de toutes les protections prévues par la législation nationale dès le moment de la détention. Ce rôle est particulièrement important pour les individus sans ressources confrontés à ce châtiment cruel, inhumain et dégradant, en leur fournissant l’assistance juridique nécessaire dans toutes les régions et à tous les stades de la procédure judiciaire, et peut leur accorder une certaine protection afin d’éviter la sentence de mort ou faire appel du jugement.

Les activités menées

Pendant deux jours, des interventions de haut niveau présentées par des universitaires, magistrats et avocat·es tunisien·nes et étrangers ainsi que des représentant·es d’ONG ont abordé des thématiques en lien avec le rôle spécifique des avocat·es et la peine de mort. Les participant·es ont en outre pris part à des exercices pratiques collectifs dans des ateliers interactifs.

La première journée a été ouverte par Mohamed Maali, vice-président de la Coalition tunisienne contre la peine de mort. Dans son allocution d’ouverture, il a mis en exergue l’importance du rôle des avocat·es à garantir une assistance juridique adéquate dans un pays observant un moratoire comme la Tunisie, mais où les condamnations à mort continuent à être prononcées à un rythme élevé. Trois temps de présentations suivis d’échanges ont été ensuite animés par Hafidha Chekir, professeure émérite de droit, Mohamed Zied Bouali, magistrat, et Chokri Latif, président de la CTCPM.

Hafidha Chekir, professeure émérite de droit, a donné une intervention particulièrement riche sur la peine de mort dans le droit international.

Mohamed Zied Bouali, magistrat, a passé en revue l’ensemble des dispositions législatives relatives à la peine de mort dans le droit tunisien.

Chokri Latif, président de la CTCPM, a présenté un état des lieux de l’application de la peine de mort en Tunisie, revenant au processus qui a mené à l’observation d’un moratoire depuis 1991 et présentant des données statistiques sur le nombre de personnes actuellement condamnées à la peine capitale tout en rappelant l’argumentaire contre la peine de mort et les particularités du contexte ambiant.

Suite à une discussion riche et soutenue, la séance matinale s’est achevée par la projection/débat de 4 capsules de personnalités influentes abolitionnistes. 

Lors de la deuxième séance de la journée modérée par Rakia Chehida, trésorière de la CTCPM, Mondher Cherni, avocat, a délivré une intervention sur les dispositions et les procédures pénales dans les affaires de peine de mort et a présenté des exemples de cas traités. Rafic Zakharia, avocat du Liban et membre de la Lebanese Association for Civil Rights (LACR), est intervenu pour donner un aperçu sur la peine de mort dans le droit libanais et pour présenter des cas spécifiques basés sur son expérience d’avocat et celle du mouvement abolitionniste libanais dans la défense de condamnés à mort. La journée s’est conclue sur la projection de 3 capsules vidéo de personnalités influentes abolitionnistes.

Mondher Cherni à la session de formation pour les avocat·es sur la peine de mort en Tunisie
Intervention de Me Mondher Cherni, avocat (Tunisie)
Rafic session de formation pour les avocat·es sur la peine de mort en Tunisie
Intervention de Me Rafic Zakharia (Liban)

Lors de la seconde journée, les participant·es ont participé à un premier atelier pour traiter, en groupes, de la défense d’une affaire fictive impliquant le cas pratique d’un condamné à mort souffrant de déficience mentale. Le deuxième atelier a abordé les difficultés juridiques et les obstacles culturels entravant l’assistance des avocat·es aux personnes passibles de la peine de mort. Une dernière projection /débat de 3 capsules de personnalités influentes abolitionnistes a eu lieu suivie d’une séance d’évaluation, au cours de laquelle les participant·es ont fait part de leur satisfaction quant au renforcement des capacités et des connaissances juridiques acquises lors de cette session, ainsi qu’à la richesse et la pertinence des interventions, les ateliers et les exercices pratiques et la qualité de l’organisation. Une appréciation particulièrement positive a été exprimée pour les capsules des personnalités influentes abolitionnistes en tant qu’outil efficace de plaidoyer.

Visionner les capsules témoignage de personnalités tunisiennes abolitionnistes

En savoir plus sur la peine de mort en Tunisie

Tunisie
Tunisie
En moratoire
La peine de mort en droit et en pratique en Tunisie
Sunny Jacobs aux Rencontres d'ECPM

« En tant qu’activiste, lorsque la journée est terminée et que vous avez fait tout ce que vous pouviez, allez jardiner, prenez-soin de vous, reposez-vous. » Voici ce que nous disait Sunny Jacobs, en visite à Paris, il y a encore quelques mois.

Très chère Sunny, après des années de combat contre la peine de mort, à ton tour de te reposer.  Au nom de toute la communauté abolitionniste, de chaque jeune personne avec qui tu as pris le temps d’échanger, de rassurer, de convaincre, MERCI !

Ta gentillesse, ton sourire et tes encouragements nous marqueront à jamais mais ton exemple et ton histoire, nous inspireront toujours. 🌻

Assemblée générale ECPM
Assemblée générale ECPM 2024 – Présidée par Aminata Niakate

Le système de gouvernance d’ECPM est celui d’une association française professionnelle composée d’adhérent·es, de bénévoles, de salarié·es, et gouvernée par une assemblée générale annuelle, un conseil d’administration trimestriel et des bureaux mensuels.

Le programme

18h · 18h30

ACCUEIL

18h30 · 20h00

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE

Présidée par Aminata NIAKATE, présidente de l’association.

  • Approbation du rapport moral
  • Approbation des comptes 2024
  • Présentation et adoption des orientations 2025
  • Présentation et adoption du budget prévisionnel 2025
  • Validation du changement d’agence pour la domiciliation des comptes bancaires de l’association.
  • Présentation et adoption de la Charte éthique d’ECPM

20h00 · 21h00

TEMPS D’ÉCHANGE « L’AVENIR DE NOTRE COMBAT COMMUN »

  • Présentation du Rapport d’activités 2024
  • Temps d’échange avec les partenaires d’ECPM sur l’avenir de notre combat commun, à la lumière du contexte géopolitique actuel dans leur pays

COCKTAIL DINATOIRE

Informations pratiques

Si vous souhaitez nous rejoindre et participer à l’assemblée générale d’ECPM, la séance se déroulera dans les locaux d’ECPM, au 62 bis, avenue Parmentier (Paris, 75 011) à partir de 18h. Pour faciliter l’organisation, merci de vous inscrire gratuitement en remplissant ce formulaire.

En savoir plus

Événement
juin 2023
L’assemblée générale annuelle d’ECPM s’est tenue le 20 juin pour faire le bilan de la…
Portrait de Pedram Madani
Pedram Madani · © Keyvan Mohtadi

« Il est des jours que l’on n’écrit qu’avec des larmes. » 

Ce matin (28 mai 2025), Pedram Madani s’en est allé, emporté par un régime sans honneur. Un innocent de plus, drapé de fausses trahisons, jeté dans la poussière. 

C’est une douleur immense pour tous ceux qui l’aimaient, et une perte amère pour le monde, privé d’un homme qui lui rappelait ce qu’est la grandeur. Car Pedram, n’était pas qu’un simple prisonnier politique, une victime parmi tant d’autres, le bouc émissaire d’un pouvoir dément. 

Il était mon maître de menuiserie, mon compagnon d’âme, mon refuge. Celui qui savait faire renaître mon sourire. Il m’a enseigné l’art d’être un homme, a tracé devant moi les sentiers de la vertu, du courage, de la dignité. 

Il incarnait la force pure, celle qui soutient, qui jamais ne faillit. Une seule fois ses larmes ont coulé – pour son père qu’il n’a jamais pu honorer. Même ce dernier adieu, les démons le lui ont volé. Trop dangereux, disaient-ils. Comme je les comprends. Leur noirceur n’aurait pu soutenir l’éclat de sa bonté. 

Il était cette rare bonté sans jugement, offerte même à ceux qui n’en étaient pas dignes. Toujours prêt à tendre la main, même à ses bourreaux, comme à des frères égarés. À l’injustice, il offrait la grâce. À la haine, le pardon. Car Pedram n’était pas d’ici. Il était de ces êtres venus pour nous éclairer, partageant un temps notre exil, avant de repartir vers la source de sa lumière. 

Il était mon père, mon guide, mon port d’attache, mon frère. 

Égoïstement, je rêvais de le garder pour moi seul. Pourtant, combien j’aurais voulu que vous puissiez croiser son éclat au milieu de nos ombres, sentir la puissance de son être, la paix qu’il inspirait, la tendresse de son regard. 

Quel privilège, mon frère. Quel honneur d’avoir marché à tes côtés, partagé un peu de ton fardeau, de porter ton histoire dans la mienne. Comme ta seule rencontre suffit à donner un sens à mes blessures. 

Si seulement tu avais pu voir le soulèvement de tous ceux qui t’aimaient, cette humanité dressée pour te porter secours. De Téhéran à Washington, de Paris à Montréal, de Londres à Melbourne, de Madrid à Oslo. Comme j’aurais aimé que tu saches combien nous avons cherché à te mériter. 

Mais sois sans crainte. Nous ne les laisserons pas profaner ta mémoire. Ton visage s’est effacé du monde, mais il rayonne toujours dans nos cœurs. Nous sommes les gardiens de ton héritage, et nous veillerons à ce qu’il vive au-delà de nous. 

Adieu, mon ami.  

Louis Arnaud 

Louis Arnaud · © Valentin Casanova, France 3 Bourgogne

En savoir plus 

État des lieux peine de mort
février 2025
Thumbnail infographics - The death penalty in Iran (2024)
Infographie – la peine de mort en Iran (2024)
Rosalie ECPM de dos dans la Pride 2024 avec des ballons et des pancartes

Quelle est la situation dans les 12 pays qui condamnent à mort l’homosexualité ?

Afghanistan

Bien que le Code pénal afghan ne contienne aucune disposition explicite interdisant les relations sexuelles consenties entre personnes de même sexe, l’article 130 de la Constitution permet de recourir à la charia. Ainsi tout rapport sexuel hors mariage (Le mariage est ici entendu exclusivement comme le mariage hétérosexuel, c’est-à-dire entre deuxpersonnes de sexe différent.) peut faire l’objet d’une condamnation à mort.

Arabie Saoudite

En vertu de la charia, les rapports sexuels entre hommes constituent un délit, sans que la peine ne soit clairement spécifiée. Toutefois, même si la peine à imposer peut faire l’objet de débats entre les tribunaux, étant donné que les relations sexuelles hors mariage (Le mariage est ici entendu exclusivement comme le mariage hétérosexuel, c’est-à-dire entre deux personnes de sexe différent.) sont dans tous les cas illégales, la peine pour un homme marié est généralement la lapidation (et de cent coups de fouet ainsi qu’un exil d’un an pour un homme célibataire).

Émirats arabes unis

En vertu de la charia, tout acte sexuel en dehors du mariage (Le mariage est ici entendu exclusivement comme le mariage hétérosexuel, c’est-à-dire entre deux personnes de sexe différent.) est puni de mort. Les États d’Abu Dhabi et de Dubaï disposent de lois fédérées qui spécifient des peines d’emprisonnement pour sodomie (respectivement quatorze et dix ans de prison).

Iran

Le Code pénal de 1991 fait de la sodomie un crime passible de peine de mort pour les hommes adultes, responsables et consentants. Cent coups de fouet sanctionnent l’homosexualité féminine pour les 3 premières infractions constatées, puis à la quatrième, la peine capitale s’applique.

Mauritanie

Malgré le moratoire sur les exécutions observé depuis 1987, l’article 308 du Code pénal précise que « tout musulman majeur qui aura commis un acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe sera puni de peine de mort par lapidation publique ». Pour les femmes, la peine correspond à deux ans de prison et une amende.

Qatar

Le Code pénal de 2004 ne fait plus de la sodomie ni d’autres relations sexuelles entre personnes de même sexe consentantes des crimes en soi. Néanmoins, les tribunaux peuvent aussi se référer directement à la charia et ainsi condamner à mort les hommes musulmans pour des rapports homosexuels.

Nigeria (12 ÉTATS DU NORD)

En vertu de la charia, douze États du nord du pays condamnent à mort l’homosexualité masculine. Les femmes encourent des peines d’emprisonnement ou de flagellation. Depuis janvier 2014, la loi criminalise le mariage de couples de même sexe, les organismes liés à des personnes LGBTI+ et les relations amoureuses publiques. Dans les États qui ne répriment pas aussi durement l’homosexualité, les peines vont aujourd’hui de dix à quatorze ans de prison.

Pakistan

Rendue illégale par le Code pénal de 1860, l’homosexualité est passible de peine de mort. Dans ce pays appliquant la charia, l’homosexualité, la bisexualité et la transidentité sont profondément taboues.

Somalie

La charia est appliquée dans le sud de la Somalie, dans les émirats contrôlés par Al-Shabbaab, ainsi qu’au Somaliland. Elle punit les relations entre personnes de même sexe de mort ou de flagellation.

Yémen

En application de l’article 264 du Code pénal de 1994, la sodomie est punie par la mort par lapidation pour les hommes mariés (et de cent coups de fouet ou d’un an d’emprisonnement pour un homme non marié). L’article 268 punit les rapports sexuels entre femmes consentantes jusqu’à trois ans de prison.

Brunei

En mai 2014 a été programmée une nouvelle législation qui instaure la charia dans le pays, faisant de l’homosexualité un crime passible de la peine de mort alors que la peine précédemment prévue allait jusqu’à dix ans d’emprisonnement. En mai 2019, le sultan de Brunei a annoncé un moratoire sur la peine de mort en cas d’homosexualité et d’adultère.

Ouganda

En 2023, la loi anti-homosexualité de 2013 a été durcie. Promulguée le 26 mai 2023, son Article 3 prévoit la peine de mort pour « homosexualité aggravée » dans les cas où la personne condamnée est un « délinquant en série » (ce qui inclut toute personne ayant déjà été condamnée pour s’être livrée à des actes sexuels entre adultes consentants). En outre, la peine de mort est également obligatoire lorsque « la personne contre laquelle le crime est commis contracte une maladie en phase terminale ». Selon les définitions de la loi, cette disposition pourrait être appliquée pour imposer la peine capitale si l’une des personnes impliquées contracte le VIH à la suite de rapports sexuels.

Criminalisation de l’homosexualité : de la prison à la peine de mort (2024)

Le rapport « 10 questions pour mieux comprendre la peine de mort pour les personnes LGBTQIA+ » (2024)

Dans le cadre de la campagne « S’aimer n’est pas un crime », ECPM a publié un rapport intitulé « 10 questions pour mieux comprendre la peine de mort pour les personnes LGBTQIA+ ». Ce dernier s’appuie sur une analyse des contextes politiques, juridiques et socioculturels des États qui érigent en infraction les relations sexuelles consenties entre personnes de même sexe.

Rédigé par Céline Martin (consultante internationale sur les questions LGBTQIA+), ECPM interroge les liens entre le genre, l’orientation sexuelle et la peine de mort pour explorer les discriminations subies par les personnes faisant partie de minorités sexuelles et de genre sous un angle juridique.

État des lieux peine de mort
mai 2025
Le présent document est basée sur une étude documentaire qui s’appuie sur les travaux menés dans le cadre de la campagne d’ECPM « S’aimer n’est pas un crime », sur une analyse des contextes politiques, juridiques et socioculturels des États qui érigent en infractions les relations sexuelles consenties entre personnes de même sexe et sur les principales publications sur le sujet (études, index, cartes, etc.). La deuxième phase de cette recherche a consisté à mener des entretiens avec les acteurs concernés et à recueillir des témoignages de militant·e·s, d’avocat·e·s, de membres de la communauté LGBTQIA+, etc.

Comment s’engager avec ECPM pour défendre les droits des personnes LGBTQIA+ ?

Depuis 2005, ECPM participe à la Marche des fiertés de Paris pour porter les droits de la communauté LGBTQIA+. Cette année encore nous serons présent·es à la Marche des fiertés de Paris le 28 juin, n’hésitez pas à nous rejoindre !

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Photo de groupe avec Serge Atlaoui

« Ce jeudi, comme tous les jours de la semaine, Serge Atlaoui, aujourd’hui âgé de 61 ans effectue le reste des 30 années de réclusion criminelle auxquelles il a été condamné en France après son transfert d’Indonésie. Il est détenu à la prison d’Osny, dans le Val-d’Oise, après avoir été promis à la peine de mort par Jakarta.

Son cas est éminemment symbolique de la lutte contre la peine de mort : à deux reprises, le Français a échappé in extremis à la peine capitale, dans les geôles indonésiennes où il a séjourné durant 17 ans. Son avocat, Me Richard Sédillot, a fait il y a près de trois mois une demande de grâce présidentielle auprès d’Emmanuel Macron, jusque-là restée sans réponse. » Ronan Tésorière pour Le Parisien.

« Le comportement de Serge Atlaoui en détention a toujours été irréprochable. Il a toujours clamé son innocence – dont je suis moi-même convaincu -, il a passé plus de temps en prison que n’en ont passé de redoutables narcotrafiquants, il a été privé de ses proches… »

Me Richard Sédillot

« C’est dans ce contexte d’attente insupportable pour Serge Atlaoui et ses proches que l’association Ensemble contre la peine de mort (ECPM) a décidé de réunir de grands noms de la justice française pour écrire à Emmanuel Macron et le sensibiliser à nouveau sur le sort du détenu. » Ronan Tésorière pour Le Parisien.

« Cette grâce serait une nouvelle manifestation du combat toujours mené par la France en faveur de l’abolition universelle de la peine de mort. Lorsque la peine de mort frappe, même indirectement, à la porte d’un prétoire, en France, il faut la repousser aussi loin qu’il est possible »

Me Richard Sédillot

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