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Le programme

Ce congrès se concentrera, lors d’une session plénière, sur les étapes déjà franchies et les attentes dans la région, tout en analysant, dans le cadre de quatre tables rondes, le cadre législatif, le système judiciaire, l’impact de la peine de mort sur différents groupes de population et les diverses manières de sensibiliser la population à ce sujet. Cinq ateliers permettront des discussions ouvertes, notamment sur le rôle des avocats, des journalistes et des médias, mais aussi sur la question de la peine de mort dans les situations de conflit et de post-conflit, sur l’EPU (examen périodique universel) et sur les informations relatives à l’application de la peine de mort dans la région.

Rencontrez les membres du comité académique

Pour cet évènement, ECPM et ses partenaires Penal Reform International et Adaleh Center for Human Rights studies ont réuni un comité académique aux profils riches et variés, chargé de porter des thématiques liées au combat abolitionniste.

Julia Bourbon Fernandez (France) – Responsable du bureau Moyen-Orient et Afrique du Nord chez ECPM

Julia Bourbon Fernandez a suivi une formation de juriste, avant de travailler pour le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme au Tchad et la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH). Elle a rejoint ECPM en 2017. En tant que responsable du bureau MENA, elle travaille avec les acteurs locaux sur le développement de stratégies, le plaidoyer au niveau national, régional et international, le renforcement des capacités et la sensibilisation. Elle a également coordonné plusieurs publications d’ECPM.

Taghreed Jaber (Jordanie) – Directrice régionale du bureau du Moyen-Orient et Afrique du Nord, Penal Reform International

Mme Jaber est titulaire d’une maîtrise en droit international des droits de l’homme (LLM) de l’Université d’Essex, au Royaume-Uni, et d’une licence en droit de l’université Al-Ahliyya d’Amman.
Elle milite pour la défense des droits humains depuis 20 ans, notamment pour la promotion des droits des enfants, des femmes et des personnes privées de liberté par le biais de différentes ONG locales et internationales.

En tant que directrice régionale pour la région MENA chez PRI, Mme Jaber dirige des projets de réforme pénale dans le monde arabe, notamment en Algérie, au Maroc, en Tunisie et en Turquie, en Égypte, au Soudan, en Jordanie, en Irak et au Yémen.

En outre, elle gère l’engagement régional de l’organisation auprès des décideurs, des donateurs et des parties prenantes concernées, ainsi que la collecte de fonds, le lobbying et le plaidoyer régional et international. Les projets actuels du bureau MENA se concentrent sur l’intégration de l’approche basée sur les droits humains dans les domaines tels que la justice des mineurs, la réforme des prisons et de la justice pénale, les femmes et les groupes vulnérables en prison, et les alternatives à la détention.

Haitham Shibli (Jordanie) – Directeur régional adjoint, Penal Reform International – Moyen-Orient et Afrique du Nord

M. Shibli est titulaire d’une licence en économie et d’un diplôme de troisième cycle en droit international. Il est actuellement directeur régional adjoint de PRI MENA. Avec plus de 20 ans d’expérience dans les médias, M. Shibli a été rédacteur en chef de New Radio -TV et a travaillé auparavant dans le secteur du développement humain et des médias.

En tant que directeur régional adjoint de PRI MENA, il est chargé de coordonner l’administration et la mise en œuvre des projets de PRI dans la région, notamment d’organiser des formations, des événements et des ateliers, d’identifier et de faciliter la participation des parties prenantes aux formations, événements et ateliers, de contribuer à la recherche, d’évaluer les besoins et de faciliter la prestation de services tels que définis dans les programmes, d’assurer la liaison avec les partenaires locaux et nationaux, d’assurer la liaison avec les donateurs et les parties prenantes concernées, de collecter des fonds, de concevoir des propositions pour de nouveaux projets et de suivre les activités en cours, de rédiger des rapports narratifs, d’effectuer des recherches et de suivre les questions d’intérêt pour PRI.

Ogarit Younan (Liban) – Sociologue et figure pionnière de la société civile au Liban

Ogarit Younan fait campagne contre toutes les formes de violence. Elle est cofondatrice, avec feu Walid Slaybi, de l’Université pour la non-violence et les droits de l’homme (AUNOHR), une institution unique dans le monde arabe. Elle a lancé le mouvement abolitionniste au Liban en 1997.

Drewery Dyke (Canada) – Référent pour les partenariats internationaux de Salam for Democracy and Human Rights, chercheur délégué au Foreign Policy Centre et président du Rights Realization Centre

Drewery Dyke, est le référent des partenariats internationaux pour Salam for Democracy and Human Rights (Salam pour la démocratie et les droits de l’homme). Il est également président du Rights Realization Centre, installé au Royaume-Uni. Ce centre utilise la formation et le plaidoyer pour promouvoir la sensibilisation et l’adhésion aux normes internationales en matière de droits de humains dans la région de l’Asie du Sud-Ouest et de l’Afrique du Nord (SWANA).

Il est également Senior Fellow au Foreign Policy Centre du Royaume-Uni et a travaillé avec ALQST, Minority Rights Group, Article19, Transparency International et Index on Censorship. Il a été chercheur à Amnesty International de 1999 à 2017 ainsi que membre du comité académique du 8e congrès mondial contre la peine de mort en novembre 2022.

Duaa Dhainy (Arabie Saoudite) – Chercheuse et chargée de plaidoyer

Duaa Dhainy est chercheuse et chargée de plaidoyer à l’ESOHR. L’organisation rassemble des militants et vise à renforcer l’engagement en faveur des principes des droits humains en Arabie saoudite, y compris dans les affaires de peine de mort. Cliquez ici pour lire son interview !

Nadine Moubarak (Liban) – Chargée de recherche et de programme à la Fondation Samir Kassir

Nadine Moubarak, diplômée en droit et criminologue, a consacré plus de cinq ans de sa carrière à la noble cause des droits humains au Liban. Elle plaide pour proposer un soutien et une aide juridique aux populations opprimées et victimes de violations des droits de humains, notamment aux détenus.

En 2022, Nadine a fait partie de la délégation libanaise de jeunes activistes de l’#AbolitionNowTour qui ont travaillé sans relâche pendant plus d’un an pour sensibiliser à la question de la peine de mort au Liban. Elle a contribué activement au Congrès mondial contre la peine de mort, démontrant ainsi son engagement pour la cause et sa détermination à apporter des changements positifs.

Sherif Azer (Egypte) – Directeur des programmes de la Commission égyptienne des droits et libertés et professeur de droit international des droits humains à l’Université américaine du Caire.

Sherif Azer est titulaire d’un doctorat en droit international de l’université de York, au Royaume-Uni. Il était auparavant secrétaire général adjoint de l’Organisation égyptienne pour les droits de l’homme. Il a également travaillé comme chef de projet sur la peine de mort dans les régions du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord pour Reprieve UK.


Politique anti-harcèlement

Si vous êtes victime de toute forme de harcèlement sexuel ou d’agissements sexistes pendant le Congrès, merci de contacter Marie-Lina Pérez, référente PSEA à ECPM, par WhatsApp (+33 6 63 86 14 40) ou par email, psea-cse@ecpm.org. Tout message concernant un autre sujet ne sera pas traité.

Photo de l’équipe, Marche des fiertés des Paris 2023 – Ⓒ ECPM Tous droits réservés

Alors que l’année 2023 marque les dix ans du mariage pour tous·tes en France, des milliers de personnes se sont retrouvées pour réclamer la fin des « violences pour tous·tes », qui menacent depuis toujours les communautés LGBTQIA+ continuellement discriminées en France et dans le monde.

Sous un grand soleil, de fortes chaleurs et les couleurs de l’arc-en-ciel, une trentaine de bénévoles sont venu·es soutenir notre campagne « S’aimer n’est pas un crime » aux côtés de l’équipe, pour sensibiliser les manifestant·es aux enjeux de la peine de mort pour les personnes LGBTQIA+ et distribuer notre dernier dossier : 10 questions pour comprendre la peine de mort pour les personnes LGBTQIA+. Un grand merci à celles et ceux qui étaient au rendez-vous ou nous ont témoigné de leur soutien, et à Marty Planchais pour les illustrations de la campagne !

En 2023 en Afghanistan, en Arabie Saoudite, aux Émirats arabes unis, en Iran, en Mauritanie, en Ouganda, au Qatar, au Nigeria, au Pakistan, en Somalie, au Yémen et au Brunei, avoir des relations homosexuelles est passible de la peine de mort. 12 pays au total où les communautés LGBTQIA+ sont plus que jamais menacés. Rejoignez-nous dès maintenant pour défendre leurs droits !

Publication
juin 2023
Dans le cadre de sa campagne « S’aimer n’est pas un crime », ECPM publie…
Données 2022. Depuis le 29 mai 2023, l’Ouganda a rejoint la liste des pays condamnant les personnes LGBTQIA+.

Dans ce rapport, rédigé par Céline Martin (consultante internationale sur les questions LGBTQIA+), ECPM interroge les liens entre le genre, l’orientation sexuelle et la peine de mort pour explorer les discriminations subies par les personnes faisant partie de minorités sexuelles sous un angle juridique.

Ce dossier permet au grand public d’analyser les législations complexes des pays appliquant la peine de mort suite à des relations sexuelles consenties entre personnes de même sexe, qui revêtent des particularités historiques, religieuses ou fondées sur la moralité imposée par le gouvernement au pouvoir.

Retrouvez 10 questions alimentées de témoignages, de concepts clés, d’articles de lois et des mécanismes internationaux décryptés pour permettre au plus grand nombre d’utiliser ce rapport comme un outil d’information et de sensibilisation à la menace que représente la peine de mort pour les communautés LGBTQIA+ lorsqu’elle est inscrite dans le code pénal d’un pays.

  • Pourquoi la question de la peine de mort et des personnes LGBTQIA+ est-elle importante ?
  • Quels sont les États qui appliquent la peine de mort pour les personnes LGBTQIA+ et en vertu de quelle législation ?
  • Quelle est l’origine de l’application de la peine de mort pour les personnes LGBTQIA+ ?
  • Que dit le droit international sur l’application de la peine de mort pour les personnes LGBTQIA+ ?
  • Combien de personnes LGBTQIA+ se trouvent actuellement dans le couloir de la mort en raison de leur sexualité ?
  • Quels sont les principaux risques encourus par les personnes LGBTQIA+ condamnées à mort ?
  • La question de la peine de mort et des personnes LGBTQIA+ est-elle traitée par les Nations unies ?
  • Les mécanismes régionaux de défense des droits humains ont-ils un rôle à jouer ?
  • Qu’en est-il des autres pays qui érigent en infractions les relations homosexuelles et le travestissement ?
  • Quels risques encourent les ressortissants étrangers dans un État qui applique la peine de mort pour les personnes LGBTQIA+ ?

ECPM condamne fermement l’actualité internationale discriminante envers les personnes LGBTQIA+ : passage de la loi anti-homosexualité en Ouganda en mai 2023, refus de recevoir Jean-Marc Berthon (ambassadeur français pour les droits des personnes LGBT) au Cameroun, flou juridique sur la pénalisation des discriminations envers les personnes LGBTQIA+ au Japon ou encore condamnations à mort de militantes LGBTQIA+ en Iran fin 2022, etc. ECPM appelle tous les pays à respecter la liberté sexuelle de chacun·e.

Photo de groupe, fin du séminaire à Taipei, 27 mai 2023

La peine de mort en Asie : où en sommes-nous ?

Alors que deux tiers des pays du monde ont aboli la peine de mort en loi ou en pratique, l’Asie reste la région qui compte le plus d’exécutions au monde, mais cela n’a pas toujours été le cas : lors de la cérémonie d’ouverture du séminaire, Raphaël Chenuil-Hazan a d’ailleurs rappelé que la tendance abolitionniste avait débuté bien avant l’abolition en Europe sous la dynastie Tang. Aujourd’hui, les gouvernements voient dans la peine capitale l’opportunité d’asseoir leur pouvoir et d’instiller la peur au sein de leurs populations, ignorant les accords internationaux et justifiant majoritairement son maintien par la lutte contre le trafic de drogues.

Une résurgence inquiétante des exécutions lors de vagues de répression politique

En 2021, au moins 462 exécutions ont eu lieu sur le continent (sans compter les exécutions en Chine) et plus de 1 175 personnes ont été condamnées à mort (les chiffres de la Chine, de l’Iran, de la Corée du Nord, d’Oman, du Qatar, de la Syrie et de la Thaïlande n’ont pas été divulgués).

En 2022, un nombre très élevé d’exécutions a eu lieu dans des contextes particulièrement effroyables, notamment en Iran (au moins 582), au Myanmar (2) où les exécutions ont repris après un moratoire de 34 ans et à Singapour, où 11 condamnés à mort ont été exécutés après une pause de trois ans, en violation du droit international, notamment lors de l’exécution d’un condamné à mort souffrant d’un handicap mental.

Des avancées positives annonçant les prémices d’une tendance abolitionniste dans la région

À près d’un mois du séminaire régional sur la peine de mort en Asie, le gouvernement malaisien a adopté une loi remplaçant la peine de mort obligatoire par des peines alternatives pour 11 chefs d’accusation, dont le meurtre et le terrorisme, et donne aux juges le pouvoir discrétionnaire de prendre en compte des circonstances atténuantes et de commuer les peines pour ces crimes.

Ces deux dernières années, deux pays ont franchi le pas de l’abolition. D’abord le Kazakhstan (2021), pour tous les crimes, puis la Papouasie-Nouvelle-Guinée (2022). En 2021, le Sri Lanka a renoncé aux condamnations à mort des personnes mineures au moment des faits leur étant reprochés.

De petits pas ouvrant le chemin de l’abolition ont également été observés dans certains pays, comme en Indonésie où l’adoption d’un nouveau code pénal prévoit désormais une période de probation de dix ans en cas de condamnation à mort, avant de confirmer ou de commuer la sentence. Il s’agit toutefois d’une avancée mitigée, car cette décision ne sera pas automatiquement accordée à toutes les personnes condamnées à mort. En Inde, la Cour suprême a appelé à une réforme de peine de mort, bien que l’année 2022 ait vu le plus grand nombre de condamnations à mort prononcées par les tribunaux de première instance depuis 20 ans. En octobre 2022, le Pakistan a adopté une loi criminalisant la torture, ce qui devrait avoir un impact sur l’application de la peine de mort.

Deux jours d’échanges et de témoignages entre défenseur·euses des droits humains

Les deux jours du séminaire ont permis à tous les acteurs abolitionnistes présents d’échanger leurs points de vue sur l’application de la peine de mort, de discuter des bonnes pratiques à adopter face aux autorités tout comme vis-à-vis des organisations de la société civile et du grand public.

Prendre en compte l’intersectionnalité des luttes pour obtenir l’abolition de la peine de mort en Asie

Le premier jour, les panels composés d’une diversité d’acteurs de l’abolition tels que des parlementaires, institutions nationales des droits humains, activistes, porte-paroles d’ONG, anciens condamnés à mort, ont démontré par leurs argumentaires que notre mandat commun se trouve tristement à la croisée de nombreux combats pour les droits humains. Les violences sexuelles, les crises migratoires ainsi que la guerre contre le trafic de drogue sont souvent à l’origine des condamnations à mort dans la région, faisant des minorités de genre, ethniques et religieuses un instrument de manipulation politique par les gouvernements au pouvoir.

Les débats ont aussi tourné autour des stratégies à adopter pour installer l’abolition dans les pays du continent asiatique. Dato’ Hasnal Rezua Merican Bin Habib Merican, commissaire de la Commission des droits de l’Homme de Malaisie (SUHAKAM) a rappelé l’héritage colonial de cette sentence portée au niveau national par l’empire britannique, qui n’a pas été remis en question pendant les quarante années suivant l’indépendance, en 1957 : « La peine de mort est un instrument politique, il revient donc au gouvernement de la mettre à l’agenda des réformes politiques. […] Nous devons prendre des mesures fortes dès maintenant et inscrire l’abolition dans la loi, car nous ne savons pas qui pourrait un jour arriver au pouvoir », a-t-il affirmé.

Des ateliers sur les bonnes pratiques à adopter en termes de communication avec les acteurs de la presse et des nouveaux médias ont également eu lieu pour élargir le combat à de nouveaux secteurs et impliquer les citoyen·nes dans un changement de société favorable à toutes et tous.

Un chemin pavé d’obstacles à l’abolition

En 2022, l’utilisation de la peine de mort a été particulièrement inquiétante sur le continent asiatique. Cette deuxième journée était dédiée aux obstacles rencontrés par les activistes dans le déroulement de leur plaidoyer. Une longue session consacrée à la situation des avocat·es défendant les personnes condamnées à mort a soulevé de nombreux défis : dans plusieurs pays, les avocat·es sont la cible d’intimidation de la part de leur propre gouvernement, comme c’est le cas de M. Ravi, avocat à Singapour. Interdit d’exercer pour cinq ans, il continue de plaider pour la défense des condamné·es à mort. En Indonésie, Yosua Octavian, conseiller juridique au Community Legal Aid Institute (LBH Masyarakat), rappelle que tous·tes les avocat·es ne sont pas favorables à l’abolition de la peine de mort ou craignent d’accepter ces dossiers par peur des représailles. Pretty Tioria Sirait, Responsable plaidoyer chez KontraS, a également rappelé que certains avocat ·es collaborent avec les forces de l’ordre, allant à l’encontre des intérêts de leurs clients. Dans le pays, si les avocat·es sont tenu ·es d’accepter les commissions d’office, aucune sanction ne leur est imposée si cette obligation n’est pas respectée.

La collecte de données et la transparence relative aux dossiers de peine de mort dans les pays dirigés par des gouvernements autoritaires – parfois illégitimes – représentent également un obstacle de taille à l’avancée du combat abolitionniste dans la région. Au Myanmar, par exemple, depuis la prise du pouvoir par la dictature militaire il est devenu très compliqué de vérifier les données car les familles des personnes exécutées craignent que le nom de leur proche disparu soit divulgué sur les réseaux sociaux. Les coupures délibérées d’internet, les atteintes à la liberté d’expression et la désinformation représentent également autant de facteurs ralentissant le travail des militant·es abolitionnistes.

Les jeunes engagé·es contre la peine de mort

Les jours suivant le séminaire, les membres d’ECPM étaient invité·es au forum des jeunes organisé par TAEDP et ADPAN : l’opportunité pour cette nouvelle génération militante de rencontrer des expert·es de la thématique et d’échanger autour des différents défis auxquels ils et elles sont confrontés dans leur combat. Au programme, une introduction aux organes et mécanismes internationaux existants pour mener leur plaidoyer dispensée par Aurélie Plaçais, Directrice de la Coalition mondiale contre la peine de mort, la construction d’un plan de communication 360° pour la prochaine journée mondiale contre la peine de mort, le témoignage fort de Hsu Tzu-chiang, ancien condamné à mort à Taïwan, ou encore une formation sur les stratégies de presse à envisager délivrée par Kirsten Han, journaliste spécialiste du sujet au sein du Transformative Justice Collective à Singapour.

La visite du mémorial de la Terreur Blanche de Jing-Mei a également été l’un des moments phares de cette rencontre, que Fred Chin, ancien prisonnier politique ayant écopé d’une peine de douze ans de prison après avoir échappé à une condamnation à mort, nous a fait visiter en nous racontant son histoire et les implications politiques de la loi martiale, permettant notamment à toute personne de dénoncer autrui commettant une offense politique. À ce jour, Fred Chin ne connaît toujours pas les motifs précis de sa condamnation. Pendant les quarante années de la Terreur Blanche de Tchang Kaï-chek, 3 000 à 4 000 personnes ont été exécutées.

Zoom sur le centre de détention de Taichung

Le forum des jeunes s’est clôturé sur la visite du centre de détention de Taichung, qui compte plus de 1 600 prisonniers, dont 7 sont condamnés à mort. 4 sentences capitales ont été confirmées. Les personnes condamnées à mort partagent les mêmes cellules que ceux en attente de leur procès ou de leur jugement et sont généralement traités de la même manière.

Extérieur du centre de détention de Taichung

L’établissement semble bien entretenu. De loin, nous avons salué les détenus au travail. Après avoir visité le centre général de contrôle, regroupant la vidéosurveillance de toutes les cellules, nous avons traversé le couloir de détention où le contraste entre les extérieurs verts et bien taillés et les cellules fermées à double tour a commencé à saisir la délégation. Dans huit mètres carrés tout au plus s’entassent 3 à 4 personnes. Les condamnés à mort partagent une cellule avec un prisonnier purgeant une peine légère. Au fond de la pièce, des toilettes et une bassine d’eau servant à se laver. Aucun rideau, aucun mur pour se protéger des regards : une façon d’éloigner les détenus de leur humanité. Une table, ou plutôt une planche, se rabat contre le mur. Au sol, rien d’autre que le béton dur pour s’assoupir dans la chaleur étouffante de l’été taiwanais. Nous croisons le chemin d’un homme condamné à mort qui participait à un cours de dessin. Incarcéré depuis 18 ans déjà, il nous a timidement souri et adressé quelques mots. L’une de ses œuvres était affichée sur l’un des murs.

Plus loin, la porte « de la vie et de la mort ». Celle que l’on n’ouvre qu’à ceux dont les yeux se fermeront à tout jamais dans les minutes qui suivront leur passage. Ce grand portail en métal se situe entre le centre de détention où se trouvent les condamnés à la peine capitale, et la prison où séjournent ceux qui purgent de longues peines. Historiquement, ceux que l’État décidait d’éliminer disparaissaient rapidement, on ne prenait donc pas la peine de les transférer en prison. Malgré les longues années  qu’ils voient s’écouler aujourd’hui, il en est resté ainsi à Taichung.

La chambre d’exécution est à demi à l’extérieur. Le condamné peut demander une dernière fois la clémence au procureur, apporter des détails sur son dossier. Mais n’étant informé de son exécution que deux à trois heures avant l’heure fatidique, le temps de prendre une douche, rassembler ses affaires et choisir les vêtements qu’il portera, il ne peut que prononcer ses derniers mots et consommer son dernier repas, qu’il choisit également. On nous explique que la personne sur le point d’être exécutée a le droit à de l’alcool et à une cigarette.

Sa famille ne sera informée de l’exécution que lorsque le condamné sera escorté vers cette pièce. Juste le temps d’informer les pompes funèbres pour que le corps du défunt soit emmené rapidement. Iels ne pourront jamais lui dire au-revoir. Si lors de la détention, les visites sont illimitées, chacune d’entre elle est donc potentiellement la dernière.

Une anesthésie est administrée au condamné qui perd alors connaissance. On l’allonge, sur le ventre, sur un tas de sable recouvert d’un linge, au milieu d’un espace ouvert sur l’extérieur. Dans cette enceinte, un petit temple borde l’un des murs où une dernière prière lui est accordée. Au fond, la porte qui libèrera sa dépouille.

Le bourreau lui tire une balle dans le dos, il vise le cœur à bout portant. Le médecin légiste constate le décès. En cas de raté, une seconde balle viendra l’achever. Tous les gardes de la division doivent être témoins de l’exécution.

Photo de groupe du conseil d'administration d'ECPM dans les locaux de l'association.
Le nouveau conseil d’administration, de gauche à droite : Me Richard Sédillot, Emmanuel Oudar, Marie Doucet-Lechantre, Laurent Duarte, Me Aminata Niakaté, Véronique Mary, Emmanuel Maistre, François Croquette, Edmond-Claude Fréty

François Croquette rejoint ainsi la présidente actuelle Me Aminata Niakaté ainsi que Véronique Mary, Emmanuel Maistre, Marie Doucet-Lechantre, Emmanuel Oudar, Laurent Duarte, Me Richard Sédillot et Me Edmond-Claude Fréty.

Cette assemblée générale a aussi été le moment de revenir sur les grands moments de l’année 2022, notamment le 8e Congrès mondial contre la peine de mort, et de présenter les posters gagnants de la 6e édition du concours « Dessine-moi l’abolition », auquel plus de 500 jeunes ont participé. Enfin, Benoît Basse, auteur de De la peine de mort en philosophie. Quel fondement pour l’abolition ? et chargé de cours au Département de Philosophie, Université de Reims a pu échanger avec les participant·es de l’AG. Que révèle la peine de mort, comment continuer de convaincre dans le monde d’aujourd’hui ? Autant de questions passionnantes auxquelles le philosophe a tenté de répondre au plus grand plaisir des membres d’ECPM.


Culture
juin 2023
Cette année, environ 500 jeunes provenant de 10 pays différents ont combiné leurs talents artistiques…

Cette année, environ 500 jeunes provenant de 10 pays différents ont combiné leurs talents artistiques et leur engagement militant pour concevoir les affiches abolitionnistes de demain. En provenance d’Allemagne, d’Autriche, du Cameroun, de France, d’Indonésie, du Maroc, d’Ouganda, de la République démocratique du Congo, du Sénégal et de Tunisie, nos jeunes artistes ont fait preuve d’une créativité exceptionnelle ! Parmi les 50 affiches présélectionnées soumises au jury de la 6e édition de notre Concours international d’affiches pour les jeunes, découvrez dès maintenant ces œuvres inspirantes.

ECPM exprime sa gratitude envers toutes celles et ceux qui ont participé à cette édition et leur adresse un grand bravo !

Prix du jury :

Toko F., Collège Herphil, Cameroun
Emeline V., Lycée Richelieu, Rueil-Malmaison, France
Jacques M. B., Institut des beaux-arts, Kinshasa, République démocratique du Congo


Prix du public :

Pour la deuxième fois, le Prix du Public a été attribué par les internautes. Un total de 1500 votes a été enregistré, permettant de déterminer les 3 affiches lauréates :

Lina Fenja H., Kirchwerder school, Hambourg, Allemagne

Khrystyna K., Lycée Richelieu, Rueil-Malmaison, France
Emmanuel E. S., Institut supérieur technique académie des beaux-arts, Kinshasa, République démocratique du Congo

Prix de la jeunesse :

Enfin, et pour la première fois dans l’histoire de notre concours, un prix de la jeunesse a été décerné. 35 jeunes participant·e·s à l’atelier de formation au plaidoyer pour l’abolition universelle de la peine de mort, organisé au Centre européen de la jeunesse les 2 et 3 juin 2023, ont pu parcourir l’exposition formée par les 50 affiches lauréates, qui habillait les murs de l’institution, et voter pour leur affiche préférée.

Issa S. de l’Institut des beaux-arts de Kinshasa, en République démocratique du Congo.

Issa S.

La 6e édition du concours international d’affiches graphiques « Dessine-moi l’abolition » a été organisée par le Réseau international d’éducation à l’abolition, soutenu par ECPM. Ce projet pédagogique bisannuel s’adresse aux jeunes de moins de 25 ans et vise à encourager leur engagement citoyen sur le thème de l’abolition universelle de la peine de mort à travers une approche artistique.

Ce concours démontre que la jeune génération est en mesure de se saisir de cette thématique et de s’engager aux côtés des acteurs de la société civile et des institutions nationales et internationales pour demander l’abolition universelle de la peine de mort. Un catalogue reprenant les œuvres des lauréat·e·s sera très prochainement diffusé à ces dernier·e·s, aux partenaires du projet ainsi qu’au grand public lors de prochains événements abolitionnistes.

Parallèlement, des impressions en grand format des œuvres lauréates seront exposées dans des pays participants, ainsi qu’à l’occasion de grands événements abolitionnistes internationaux, à commencer par les Congrès contre la peine de mort.

Publié dans Haaretz, le 9 mai 2023

Le texte dispose que toute personne qui tue un citoyen israélien pour des « motivations racistes » ou en raison d’une « hostilité envers un public et dans le but de nuire à l’État d’Israël et à la renaissance du peuple juif » sera assujettie à la peine de mort. Le 27 mars 2023, le Gouvernement a tout de même été contraint de mettre en pause ce projet qui s’intégrait dans le un projet plus large de réforme du système judiciaire. Si la peine de mort pour meurtre a été abolie en Israël en 1954, elle a été maintenue pour les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, les crimes contre le peuple juif, la trahison et certains crimes relevant du droit militaire en temps de guerre. Dans toute son histoire contemporaine, Israël n’aura utilisé que deux fois la peine capitale. D’abord en exécutant un innocent, Meir Tobianski en 1948, ensuite en exécutant en 1962, Adolf Eichmann, pilier de la solution finale et figure du mal absolu.

Réintroduire la peine de mort dans le pays irait à l’encore de toutes les valeurs fondatrices d’Israël. Cela impacterait durablement et gravement l’image d’Israël, fragiliserait la situation des citoyens israéliens partout dans le monde et minerait la démocratie israélienne.

Rappelons que la peine de mort ne fait pas partie de la culture et la tradition juive. Nombreux rabbins, incluant le grand rabbin séfarade, Rav Yitzhak Yosef, ont condamné de tels projets de loi tant par le passé qu’aujourd’hui. La tradition juive suit depuis toujours essentiellement les positions des rabbins Tarfons et Akiba disant que jamais ils n’auraient appliqué la peine de mort (mishna Makkot 1 :10) au risque d’en faire un « Sanhédrin sanguinaire » selon les mots de Rabbi Eliezer.

Aujourd’hui, Israël est considéré sur la scène internationale comme un pays abolitionniste en droit au même titre que 119 autres pays. 27 pays additionnels sont considérés comme abolitionnistes de fait ou observant un moratoire. 75 % des pays membres de l’ONU sont donc abolitionnistes de droit ou de fait, dont la très grande majorité des démocraties libérales. Certains argueraient de la prévalence de la peine capitale aux États-Unis, mais ce serait oublier que la majorité des États américains ont eux aussi aboli en droit ou en pratique. Ainsi seule une poignée d’États (dont principalement le Texas) exécutent encore dans ce pays.

Au Moyen-Orient Israël fait office d’exception, en particulier en comparaison avec l’Arabie saoudite, l’Égypte et l’Iran. L’actualité tragique en Iran nous rappelle combien la peine de mort est honteuse et abjecte. Rétablir la peine de mort serait suivre le pas du Régime islamique qui utilise ce moyen pour réprimer les oppositions démocratiques et les légitimes velléités de libertés du peuple iranien aux cris de Femmes, Vie, Liberté.

L’obsession des Gouvernants à s’imaginer parfois que brandir la peine de mort leur permettra d’asseoir leur légitimité est navrante. On ne construit pas une démocratie sur la peur, on ne construit pas un État de droit en se fondant sur des discriminations. La peine de mort est toujours un outil d’instrumentalisation politique. Il s’agirait ici de plaire à une frange extrémiste, d’alimenter nos instincts les plus vils, cet homme des cavernes enfoui en nous qui ne demande qu’à sortir mais que 5000 ans d’humanité ont travaillé à maintenir caché.

Vous me direz que c’est pour combattre le fléau du terrorisme.

C’est oublier que lutter contre le terrorisme par la peine de mort est, sinon illusoire, du moins totalement contreproductif. On ferait prospérer le terrorisme plus encore. Mon maître Robert Badinter (qui a aboli la peine de mort en France en 1981) disait : « la peine de mort est censée dissuader du crime ; pourtant, entre les terroristes et la mort, il y a un lien secret, pervers, inquiétant et constant ». La peine de mort ne ferait qu’alimenter ce délire martyrologique.

L’application d’une telle loi serait également insidieuse : en s’appliquant à toute forme de terrorisme, elle viserait alors de potentiels futurs « Ygal Amir » ou « Amiram Ben-Oliel » ; en ciblant uniquement les terroristes palestiniens, elle confirmerait l’idée d’une loi ouvertement raciste et discriminante. Mais il s’agirait là encore uniquement de vengeance, jamais de justice.

Nous souhaitons par cet appel interpeller l’opinion publique dans le pays, pour faire réagir mais aussi alerter les citoyens israéliens dans leur ensemble des dangers que fait peser une telle loi sur la sécurité et pour les valeurs israéliennes.

La présentation récurrente de telles législations, en Israël ou ailleurs, ne fait que démontrer la fragilité des moratoires. Seule l’abolition est définitive. Une abolition pour les crimes de droit commun ou un moratoire sont facilement réversibles et mettent les populations à la merci de décisions politiques peu rationnelles dictées par la peur, la haine, le court terme, la démagogie, l’extrémisme.

Alors que l’adoption définitive des différents projets de loi de la réforme a été repoussée à la prochaine session parlementaire, le gouvernement doit stopper immédiatement tout projet de réintroduction de la peine de mort. Je pense qu’il est même urgent pour les leaders politiques qui suivront d’avoir le courage de finaliser l’irréversibilité de l’abolition de la peine de mort en ratifiant le 2e protocole facultatif relatif au Pacte international pour les droits civils et politique de l’ONU et faire d’Israël une vraie démocratie abolitionniste. Un pays allant dans le sens de l’Histoire et de l’humanité.

Raphaël Chenuil-Hazan, Directeur d’ECPM et président de la Plateforme des droits de l’Homme

Ce concours international d’affiches graphiques vise à susciter l’engagement citoyen des jeunes du monde entier sur la question de l’abolition universelle de la peine de mort. L’objectif est de réaliser une affiche impactante, mettant en lumière l’argumentaire abolitionniste.

Parmi plus de 500 affiches reçues (d’Allemagne, du Cameroun, de France, de République démocratique du Congo, de Tunisie, du Maroc, d’Autriche, du Sénégal, d’Indonésie et d’Ouganda), 50 affiches ont été sélectionnées.

Ces 50 affiches formeront une exposition – destinée à voyager dans le monde entier et à prendre place lors de grands évènements abolitionnistes internationaux, à commencer par les Congrès contre la peine de mort organisés par ECPM – portant l’espoir d’abolition universelle de la jeunesse mondiale et interpellant l’opinion publique internationale sur la nécessité de refuser une justice sanglante. Un catalogue d’exposition sera également diffusé en version bilingue (français/anglais).

C’est maintenant à vous de voter pour vos 3 affiches préférées via cette plateforme en ligne. Celles qui remporteront le plus de votes se verront décerner le Prix du Public !

Votre voix peut faire la différence – n’hésitez donc pas à soutenir vos œuvres préférées ! Les votes sont ouverts jusqu’au dimanche 21 mai, minuit.

Les résultats seront annoncés lors d’une cérémonie de remise des prix puis publiés sur le site internet d’ECPM.

Walid Slaïby et Ogarit Younan

Le combat de Walid Slaïby et Ogarit Younan

Walid Slaïby et Ogarit Younan sont les auteur·rice·s, chercheur·se·s et activistes à l’origine de l’Association libanaise pour les droits civils (The Lebanese Association for Civil Rights [LACR]), ainsi que deux pionniers du mouvement non violent dans le monde arabe. En 1997, ils publient une étude majeure sur la peine capitale au Liban, et fondent la Campagne nationale pour l’abolition de la peine de mort, aux côtés d’activistes majeurs comme le père Hadi-el-Aya. Avec LACR, ils accompagnent ECPM et la Coalition mondiale contre la peine de mort depuis leur création. En 2001, ils publient un sondage mesurant l’opinion des parlementaires sur l’abolition, qui conduit à une réforme législative diminuant le champ d’application de la peine capitale au Liban. Coopération, plaidoyer et connaissance sont leurs outils privilégiés. Pour Ogarit, « l’éducation, la sensibilisation et la discussion » sont les clefs qui mèneront à l’abolition. Dans cette optique, ils fondent la première Université non violente (Academic University for Non-violence and Human Rights [AUNOHR]), en 2009, et sont à l’initiative, aux côtés d’ECPM, du Réseau international d’éducation à l’abolition, en 2014.

« Walid Slaïby était un astre de lumière dans un monde d’ombre et de folie. »

Raphaël Chenuil-Hazan, directeur d’ECPM

Grand pionner du combat contre la peine de mort, Walid Slaïby laissera en héritage les valeurs de la non violence à la société civile libanaise abolitionniste.

Salle du Conseil de l'Europe

Vous êtes étudiante ou étudiant en droit, journalisme, sciences politiques, communication, arts, éducation, sciences humaines ou actrice et acteur de la société civile avec un fort intérêt pour les droits humains ? ECPM et le Conseil de l’Europe vous proposent de participer à une expérience inédite portant sur l’engagement de jeunes citoyen·nes désireux·ses d’apporter leur contribution au processus d’abolition universelle de la peine de mort : l’occasion de vous investir dans un projet à moyen-terme avec d’autres jeunes en Europe pour l’abolition universelle de la peine de mort.

Une formation pour apprendre à …

• renforcer vos connaissances théoriques sur l’abolition de la peine de mort (argumentaire abolitionniste, situation dans le monde…)

• découvrir ou approfondir votre maitrise de méthodes de plaidoyer et d’action (réseaux sociaux, mobilisation du grand public, mise en réseaux etc.)

• collaborer avec des étudiant ·es et jeunes actif ·ves engagé ·es et créatif ·ves en Europe

• comprendre les techniques de construction collaborative de projets

• vous engager dans une expérience humaine solidaire enrichissante

• contribuer à la mission du Conseil de l’Europe en faveur des droits humains, de la démocratie

et de l’ État de droit

• vivre une expérience de co-création interculturelle au Centre européen de la jeunesse à Strasbourg

Conditions de participation 

  • Vous êtes citoyenne ou citoyen et résidez dans un pays membre du Conseil de l’Europe
  • Vous avez entre 18 et 30 ans
  • Vous parlez couramment l’anglais et/ou le français
  • Vous êtes disponible du 1er au 4 juin 2023 et pouvez vous rendre à Strasbourg (les frais de voyage et de séjour à Strasbourg seront intégralement pris en charge par les organisateurs)

Comment postuler ?

Pour candidater, rendez-vous avant le 8 mai 2023 sur cette plateforme en ligne en et joignez un lien vers une vidéo (1’ maximum) pour vous présenter brièvement et nous faire part de votre motivation ! (option facultative mais hautement recommandée)

Les candidatures sont examinées sans distinction de sexe, de handicap, de statut matrimonial ou parental, d’origine raciale, ethnique ou sociale, de couleur, de religion, de convictions ou d’orientation sexuelle.