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Le 19 novembre 2020, ECPM a rejoint une initiative : la mise en place du Tribunal international d’Aban chargé de juger des graves violations des droits de l’homme commises en novembre 2019 par les autorités iraniennes.

Le 15 novembre 2019, à la suite d’une flambée soudaine et massive des prix du carburant, des manifestations nationales ont éclaté dans tout l’Iran. Les manifestations ont été en grande partie pacifiques, mais dans certaines villes, les biens publics et privés ont subi des dommages, prétendument dus aux manifestants. A son apogée, à partir du 16 novembre, le gouvernement a imposé une fermeture quasi-totale d’Internet et a mené une répression brutale des manifestants. La police et les forces militaires ont tiré sur les manifestants et les ont arrêtés, tandis que les autorités ont restreint l’accès à l’information.

Des informations selon lesquelles des manifestants ont été tués sont apparues dès les premières heures des manifestations, le gouvernement en ayant admis au moins 255. Les médias et les organisations de défense des droits de l’homme ont cependant fait état d’un nombre de morts compris entre 304 et 1 500. L’organisation des droits de l’homme, Justice for Iran a documenté des incidents d’utilisation illégale de la force meurtrière dans 39 villes de 15 provinces, en moins de cinq jours, causant des centaines de morts et des milliers de blessés. Des centaines de personnes ont été arrêtées, certaines ont été condamnées à mort.

Un an plus tard, conformément à la politique approuvée par le chef suprême, les autorités ont continué de refuser d’ouvrir des enquêtes judiciaires ou des procédures pénales. Au lieu de cela, les familles ont dû se contenter de propositions d’argent et de « martyre » tout en étant menacées et intimidées si elles voulaient poursuivre leurs plaintes.

Le jour de l’anniversaire des atrocités de novembre, un groupe de défenseurs des droits de l’homme et trois organisations de défense des droits de l’homme ont créé un tribunal populaire international – le tribunal d’Aban (Aban est le mois où les atrocités ont eu lieu dans le calendrier iranien). Ces organisations comprennent Justice for Iran, Iran Human Rights et ECPM qui ont travaillé avec les familles des victimes et les manifestants, ainsi qu’avec les détenus dans le couloir de la mort et ceux dont la vie a été profondément affectée par les atrocités. Ils ont donné le mandat à un groupe d’avocats internationaux de renom (le panel) au nom de la communauté des victimes et du public d’enquêter sur les violations qui ont eu lieu entre le 15 et le 18 novembre 2019 en Iran.

Les conclusions des enquêtes rigoureuses menées par le rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l’homme en Iran (+,+), le secrétaire général des Nations unies (+,+) et des organisations telles qu’Amnesty International (+, +, +), Human Rights Watch (+) et Justice pour l’Iran (+, +) fournissent des preuves primordiales sur les graves violations des droits de l’homme commises par les forces de l’État pendant les manifestations et sur l’impunité absolue dont ont bénéficié les auteurs. Par conséquent, la création d’un tel tribunal est urgente et nécessaire.

Ce tribunal est composé d’un co-conseil, d’un panel, et de personnes et organisations qui l’ont approuvé.

En raison du contexte actuel, les audiences du Tribunal ont été reportées :

La Mauritanie devra répondre aux recommandations qui lui ont été faites, au plus tard lors de la 47e session du Conseil des droits de l’Homme qui aura lieu en juin 2021. ECPM, l’AMDH, Planète Réfugiés-Droits de l’Homme et la Coalition mondiale contre la peine de mort espèrent vivement que la Mauritanie acceptera des recommandations qui lui permettront d’avancer progressivement vers l’abolition de la peine de mort.

Après l’examen, le temps des décisions : les autorités mauritaniennes attendues sur la question de la peine de mort.

Le 19 janvier 2021, la Mauritanie a fait l’objet d’une audition au Conseil des droits de l’homme de Genève au titre de l’Examen périodique universel (EPU). Au préalable, Ensemble contre la peine de mort (ECPM), l’Association mauritanienne des droits de l’homme (AMDH), Planète Réfugiés-Droits de l’Homme et la Coalition mondiale contre la peine de mort, avaient soumis un rapport alternatif conjoint1. L’audition a permis de rendre compte du suivi des 142 recommandations acceptées sur les 200 qui lui avaient été adressées en 2015.

Dans le rapport national remis en juillet dernier au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme, le gouvernement mauritanien n’avait fait aucune référence à la peine de mort. Lors de l’examen, M. Moulaye Abdallah, directeur des affaires pénales et de l’administration pénitentiaire au ministère de la Justice, a indiqué que la position de la Mauritanie n’avait pas changé, que le moratoire de fait en place depuis 1987 était maintenu et qu’il s’appliquait quelle que soit la nature du crime. Il a informé que de nombreuses mesures de grâce, de remise de peine et de liberté provisoire avaient été prises en 2020 permettant de réduire la population carcérale de 2606 en janvier 2020 à 1877 en décembre 2020. Il a également affirmé qu’il n’y a pas de surpopulation carcérale en Mauritanie. Pourtant, le nombre de détenus est encore largement supérieur aux capacités d’accueil des établissements pénitentiaires. La situation des détenus condamnés à mort, dont le nombre était estimé à plus de 123 personnes à la fin de l’année 2019, n’a pas été évoquée2.

La thématique de la peine de mort a toutefois bénéficié d’une couverture importante puisque plus de 30% des pays qui ont participé à l’examen l’ont abordée. Lors du cycle précédent, la Mauritanie avait reçu 19 recommandations concernant directement la peine de mort contre 29 lors de ce cycle3. Par ailleurs, plusieurs pays ont attiré l’attention de la Mauritanie sur l’amélioration des conditions de détention et sur le renforcement du secteur de la justice (7 recommandations). Sur ce point, son excellence Mohamed El Hassen Ould Boukhreïss a informé les Etats que des réformes de la justice et des prisons étaient en cours. ECPM se réjouit de cette considération : la mission d’enquête conduite par ECPM en 2019 dans les couloirs de la mort a mis en évidence de nombreuses atteintes au droit à la défense, en particulier pour les condamnés à mort étrangers, et des conditions de détentions particulièrement difficiles qui ne sont pas conformes aux standards internationaux en la matière 4.

13 recommandations portent sur la décriminalisation de l’apostasie, du blasphème et de l’homosexualité qui sont passibles de la peine capitale dans le droit mauritanien. Le 27 avril 2018, les autorités mauritaniennes avaient envoyé un signal fort en faveur de la peine de mort avec une réforme du Code pénal rendant la peine de mort obligatoire pour apostasie (zindaqa) et actes blasphématoires.

« La tendance universelle est à l’abolition de la peine de mort et la majorité des Etats observent un moratoire sur l’application de la peine de mort y compris au sein de l’Organisation de la Coopération islamique. Dans ce contexte, La Mauritanie qui observe un moratoire depuis 1987 devrait mettre en place toute les mesures nécessaires pour aller progressivement vers l’abolition de la peine de mort. » déclare Raphaël Chenuil-Hazan, directeur général d’ECPM.

Dans le droit mauritanien, 29 articles prévoient l’application de la peine de mort pour des crimes qui dépassent le cadre des crimes de sang ; la peine de mort est encourue en cas d’incendie volontaire, d’enlèvement, de trahison ou pour les crimes en lien avec la drogue.

La Mauritanie devra répondre aux recommandations qui lui ont été faites, au plus tard lors de la 47e session du Conseil des droits de l’Homme qui aura lieu en juin 2021. ECPM, l’AMDH, Planète Réfugiés-Droits de l’Homme et la Coalition mondiale contre la peine de mort espèrent vivement que la Mauritanie acceptera des recommandations qui lui permettront d’avancer progressivement vers l’abolition de la peine de mort.

En savoir plus

Rapport et synthèse disponibles en ligne
Mauritanie – Rapport alternatif en vue de l’EPU qui se tiendra début 2021 – Ensemble contre la peine de mort | ECPM – Ensemble Contre la Peine de Mort.

Débriefing en ligne de l’EPU de la Mauritanie à revoir sur :
https://www.facebook.com/worldcoalition/videos/1863116007169532

La peine de mort en droit et en pratique en Mauritanie

Suite à l’appel d’ECPM et de plusieurs ONG de défense des droits humains contre la campagne de sports-washing du Royaume de Bahreïn, le Conseil de la Ville de Paris a voté un amendement encadrant l’attribution de sa subvention au Paris FC. 

Depuis juillet dernier, le Royaume de Bahreïn, à travers son fond souverain, possède 20% des parts du Paris FC, dont la Ville de Paris est un partenaire historique. Comme plusieurs États du Golfe, le Bahreïn, archipel au large de l’Arabie saoudite, tente de redorer son image à l’international en s’associant à des sports perçus de façon positive, une pratique montante appelée le sports-washing – « blanchiment par le sport ». Cette pratique s’inscrit dans une stratégie de soft power de régimes autoritaires pour mieux détourner l’attention de l’opinion publique des questions relatives aux droits humains dans leur pays. Ainsi, depuis le début de la saison 2020-2021 les maillots du Paris FC arborent l’inscription Victorious Bahrain ainsi que la mention Explore Bahrain sur le terrain du stade Charléty où joue le club. Une publicité problématique selon nos organisations puisque depuis 2011, le régime du Bahreïn, réprime violemment toute forme d’opposition et bafoue les droits humains de sa population, condamnant à mort de nombreux opposants politiques ayant pris part aux manifestations pro-démocratie.

Suite à notre mobilisation appelant la Ville de Paris à promouvoir la défense des droits humains et la lutte contre la peine de mort dans ses relations avec le club, un amendement à la délibération octroyant une subvention de 500 000€ au club a été voté lors du dernier conseil de la Ville de Paris. Proposé par le groupe écologiste, l’amendement a été repris par l’exécutif municipal et prévoit d’adopter d’ici juin 2021 un avenant à la convention d’objectifs liant la Ville au Paris FC. Cet avenant devra notamment prévoir « d’inscrire l’organisation d’actions complémentaires de sensibilisation aux droits humains et de lutte contre toute forme de discrimination ». Il précisera également certains aspects concernant les partenariats financiers privés.

Ce dernier point pourrait notamment signifier le retrait des panneaux publicitaires Explore Bahrain dans le stade Charléty, propriété de la ville de Paris où le Paris FC joue ses matchs officiels. La convention liant le club à la Ville précise en effet que les sociétés ou marques partenaires ne peuvent pas avoir un objet, une image ou des activités pouvant porter atteinte à l’image ou la réputation de la Ville de Paris. Il s’agit d’un point qui pose clairement problème lorsque l’on sait les graves violations des droits humains commises par le régime bahreïnien et l’engagement de la Ville de Paris pour le respect des droits humains au Bahreïn, notamment avec la remise de la citoyenneté d’honneur au défenseur bahreïni Nabeel Rajab en juin 2018, alors emprisonné depuis juin 2016.

Cette victoire est une étape encourageante dans le combat pour les droits humains aux Bahreïn et contre le sports-washing des régimes autoritaires de la région. Nos organisations entendent poursuivre leurs efforts afin de s’assurer que les accords financiers et publicitaires autour d’acteurs et d’évènements sportifs, même lorsque les clubs de sport traversent des périodes difficiles, ne se fassent pas au profit de gouvernements qui méprisent et bafouent les droits humains.

Signataires:

Americans for Democracy and Human Rights in Bahrain (ADHRB)

Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT)

Avocats Sans Frontières France (ASF France)

Coalition Mondiale contre la Peine de Mort

Ensemble Contre la Peine de Mort (ECPM)

Fédération Internationale pour les Droits de l’Homme (FIDH)

Ligue des Droits de l’Homme (LDH)

Mardi 9 février, l’Irak a exécuté 5 ressortissants irakiens, qui avaient tous été condamnés pour terrorisme. Ils ont été exécutés dans la prison centrale de Nassiriya, au sud de l’Irak. ECPM est très préoccupée par ces nouvelles exécutions : rappelons que l’Irak fait partie des 5 pays exécutant le plus au monde (sur les 49 appliquant la peine de mort) et que 11 citoyens français ont été condamnés à mort par la justice irakienne en 2019 pour le même motif.

Les exécutions ont eu lieu après la ratification des décrets d’exécutions par le président de la République confirmant la peine capitale prononcée par la justice irakienne.

Depuis la fin 2017, l’année de déclaration de la victoire par l’Irak contre l’État islamique, les tribunaux irakiens ont ordonné des dizaines d’exécutions pour des faits de terrorisme.

Dernièrement en novembre 2020, l’Irak avait exécuté 21 ressortissants irakiens pour appartenance à l’État islamique.


En savoir + sur les actions d’ECPM en Irak



Nous, les 36 organisations de la société civile et de défense des droits de l’homme soussignées, appelons la communauté internationale à accorder une attention urgente à la vague d’arrestations arbitraires, de détentions au secret et de disparitions forcées que connaissent actuellement les autorités iraniennes et qui visent un grand nombre de personnes appartenant à la minorité kurde défavorisée d’Iran dans les provinces d’Alborz, de Kermanshah, du Kurdistan, de Téhéran et de l’Azerbaïdjan occidental.
Les signataires :

Pour la libération immédiate et sans conditions des 12 hommes condamnés à mort pour des crimes avoués sous la torture et la mise en place d’un moratoire officiel sur l’application de la peine de mort à Bahreïn.

Ce mardi 2 février 2021, le Conseil de Paris va se prononcer sur le renouvellement de la subvention annuelle de 500 000€ attribuée au Paris Football Club. Le 27 juillet dernier, le Paris FC a annoncé avoir conclu un accord avec le Royaume de Bahreïn, lui cédant 20% des parts du club. Depuis 2011, le gouvernement de Bahreïn réprime violemment toute forme d’opposition et bafoue les droits humains de sa population. En s’associant à des sports populaires comme le football, les autorités du Royaume tentent de distraire le grand public et de ‘laver’ leurs abus grâce au sport (« Sport-Whitewashing »). Depuis le début de la saison 2020-2021, les mots “Victorious Bahrain” figurent ainsi sur les maillots parisiens.

Face aux graves violations des droits humains commises par le gouvernement de Bahreïn et compte tenu des engagements de la Mairie de Paris pour ces mêmes droits, les signataires de cette déclaration demandent :

1. À la Mairie de Paris de réaffirmer publiquement son opposition à la peine de mort et son soutien aux prisonniers politiques bahreïniens.

2. Que le Conseil de Paris engage des discussions avec les représentants du Paris FC dans le but d’intégrer à leur relation une sensibilisation et un dialogue sur les questions de protection et de promotion des droits
humains.

3. Dans ce même esprit, que les interventions et divers programmes socio-éducatifs organisés par le club auprès des jeunes de la ville de Paris, comportent un volet consacré aux enjeux liés au respect des droits humains et à l’abolition de la peine de mort.

La Mairie de Paris est l’un des plus anciens partenaires du Paris FC et se doit de poursuivre son engagement historique et idéologique en faveur de la défense des droits humains et du combat pour l’abolition de la peine de mort. Ses élus ont souvent exprimé leur opposition ferme à la peine de mort dans le monde. En 2018, le Conseil de Paris a décidé d’attribuer la citoyenneté d’honneur de la ville de Paris à Nabeel Rajab. La Maire de Paris avait alors déclaré que ce geste contribuait « à mettre en lumière la situation […] de toute personne aujourd’hui emprisonnée ou persécutée dans le monde en raison du non-respect de la liberté d’expression, d’opinion et d’informer […] la Ville de Paris est très attachée à ces principes ». Plus récemment, la présidente de la commission du Conseil de Paris a rappelé que le Conseil de Paris « continuera de se mobiliser pour tous ceux qui sont détenus arbitrairement » par un régime oppressif.

Pour rappel:

En 2017, les autorités de Bahreïn ont mis fin au moratoire sur la peine de mort qui était en place depuis 1996. Arrêtés et détenus arbitrairement, torturés jusqu’à ce qu’ils avouent des crimes qu’ils n’avaient pas commis ou jugés lors de procès de masse, Ali al-Singace, Abbas al-Samea, Sami Mushaima et Ali al-Arab et Ahmed al-Malali ont tous été exécutés entre 2017 et 2019. Actuellement, 12 hommes sont dans le couloir de la mort, sans plus aucun recours judiciaire à leur disposition : Sayed Ahmed al-Abbar, Husain Ali Mohamed, Husain Abdulla Marhoon Rashid, Moosa Abdulla Moosa Jaafar, Husain Ebrahim Ali Husain Marzooq, Salman Isa Ali Salman, Maher Abbas al-Khabaz, Zuhair Ibrahim Jasim Abdullah, Husain Abdulla Khalil Rashid, Mohammed Ramadhan et Husain Ali Moosa Hussain. L’un d’entre eux, Mohammed Ramadhan, a notamment expliqué que les officiers qui l’ont interrogé et torturé lui avaient dit qu’ils savaient qu’il était innocent et qu’ils « attendaient juste un incident majeur pour l’en accuser ».

Les 12 hommes actuellement dans le couloir de la mort sont dans une situation de risque d’exécution imminent. Des discussions entre les membres du Conseil de Paris, ainsi qu’avec les partenaires de la ville pourraient sauver la vie de ces prisonniers politiques innocents, emprisonnés suite à leur implication dans le mouvement prodémocratie, comme le fut Nabeel Rajab. Dans la situation actuelle, la Mairie de Paris, Ville des droits humains, bénéficie d’une plateforme de choix pour s’engager, par le biais de déclarations officielles et de dialogues cruciaux, pour la défense des droits humains. Grâce à la mobilisation de la communauté internationale, et notamment de la Mairie de Paris, Nabeel Rajab a finalement été libéré en juin dernier. Ces derniers mois, de nombreuses personnalités publiques, politiques, organisations intergouvernementales ou non-gouvernementales ont condamné la violence du régime en place.

Nous profitons de cet élan pour obtenir un moratoire officiel sur l’application de la peine de mort à Bahreïn.

Signataires:

Americans for Democracy and Human Rights in Bahrain (ADHRB)
Association des Chrétiens contre la Torture et la Peine de Mort (ACAT)
Avocats Sans Frontières France (ASF France)
Coalition Mondiale contre la Peine de Mort
Ensemble Contre la Peine de Mort (ECPM)
Fédération Internationale pour les Droits de l’Homme (FIDH)
Ligue des Droits de l’Homme (LDH)

Il ne reste que quelques jours pour vous inscrire au concours international d’affiches « Dessine-moi l’abolition » ! Organisé par ECPM depuis 5 ans, la nouvelle édition du concours accueille déjà 200 jeunes participants, prêts à s’engager contre la peine de mort à travers le monde entier.

À l’occasion de la 18e Journée mondiale contre la peine de mort, 10 octobre 2020, les jeunes du monde entier sont invités à participer à la 5e édition du concours Dessine-moi l’abolition dont le but est de réaliser une affiche contre la peine de mort.

Les 50 meilleures affiches sélectionnées par un jury international seront exposées dans les pays participants et lors des prochains Congrès contre la peine de mort organisés par ECPM. Un catalogue d’exposition trilingue sera également publié pour valoriser la créativité et l’engagement des jeunes.

La participation au concours est gratuite et ouverte aux jeunes âgés de 14 à 20 ans du monde entier. Le dossier d’inscription est à compléter par un adulte référent (enseignant, éducateur, responsable associatif…) et à retourner par email à education@ecpm.org avant le 1er mars 2021.

FRANCE

Le concours est organisé par ECPM et par le Réseau international d’éducation à l’abolition – RIEA (groupement informel d’associations (algériennes, allemandes, camerounaises, congolaises, françaises, italiennes, libanaises, marocaines, mauritaniennes, taiwanaises, tanzaniennes, tunisiennes) agissant pour l’éducation des jeunes sur le thème de l’abolition de la peine de mort en favorisant l’échange des bonnes pratiques et le développement d’outils pédagogiques collaboratifs à l’échelle internationale.

La 5e édition du concours accueille déjà des centaines de participants du monde entier. Les inscriptions sont encore ouvertes jusqu’au 1er mars.

À vos marques ? Prêts ? Planchez !

Cliquez sur les images pour voir
quelques affiches de la précédente édition

prix jury prix publix

Vous le savez, nous célébrions en 2020 les 20 ans de notre association. C’est aujourd’hui tournés vers l’avenir et riches de notre histoire, née des vôtres, que nous tenions à vous transmettre un message. Découvrez maintenant notre vidéo.

Vous pouvez activer les sous-titres anglais ou français en cliquant sur l’icône « paramètres » dans le menu en bas à droite de la vidéo sur YouTube.


ECPM vous présente ses meilleurs vœux pour l’année 2021 !

« Aux fondateurs d’Ensemble contre la peine de mort, aux administrateurs, aux salariés, aux bénévoles qui ont accepté de monter à bord, de surmonter obstacles, embûches et autres écueils par leurs innombrables efforts. Aux partenaires, qu’ils soient économiques, institutionnels ou politiques, aux professeurs qui, dans les écoles, donnent à ce combat voix au chapitre ; aux élèves qui nourrissent ce débat et le portent par-delà leur pupitre. Aux avocats qui plaident parfois au péril de leur liberté, à tous les défenseurs en danger. Aux ONG, aux associations, aux jeunes générations, à celles et ceux qui entretiennent la flamme de l’abolition, à tous les militants qui ont chevillé au corps cette mission. Aux femmes et hommes d’État qui font avancer cette cause à grands pas.

Aux anciens condamnés et à leurs proches qui témoignent sur la réalité de cette sentence indigne, injuste et cruelle ; à celles et ceux qui sont encore enfermés dans les couloirs de la mort, à leurs familles qui s’élèvent pour faire de leur cause, une cause universelle.



À ces vingt ans de lutte à vos côtés, aux succès que l’on ne pourra jamais nous ôter. Aux victoires qui servent aujourd’hui d’exemple. À celles qui, demain, brilleront car bâties ensemble.

De tout cœur, merci et belle année 2021 à toutes et tous. »


Pour en savoir plus, consultez la page Notre histoire

Alors que le Liban vient de célébrer, ce 20 janvier, 17 années de moratoire sur les exécutions, ECPM et ses partenaires publient une mission d’enquête exclusive dans les couloirs de la mort libanais. « Vivants, sans l’être », rédigée par Carole Berrih et Karim El Mufti, met en perspective les nombreux témoignages recueillis par les enquêteurs par rapport au contexte historique, juridique et politique du pays afin d’interpeller l’opinion publique et engager un dialogue avec les autorités.

Ce rapport a été réalisé en partenariat avec l’AJEM (Association Justice et Miséricorde) et la LACR (Association Libanaise pour les Droits Civils). Il est issu d’une enquête réalisée au Liban de juin à septembre 2018 par les travailleurs sociaux, juristes et avocats œuvrant avec l’AJEM. Il se fonde sur les entretiens réalisés avec 53 condamnés à mort dont quatre femmes dans quatre prisons, mais aussi avec des membres de leurs familles, des codétenus, des agents pénitentiaires, des magistrats, des avocats et des anciens condamnés à mort. L’anonymat des détenus rencontrés a été préservé.

La LACR a largement contribué, de par son expertise, à la réalisation de ce rapport. Carole Berrih, directrice de Synergies Coopération et rédactrice de ce rapport, et son co-rédacteur Karim El Mufti ont très justement repris les témoignages recueillis par les enquêteurs pour les intégrer dans une analyse historique, juridique et politique de l’application de la peine de mort au Liban.

Ce rapport s’inscrit dans le cadre de la collection « Missions d’enquête dans les couloirs de la mort » d’ECPM, qui dresse un état des lieux des conditions de vie dans les couloirs de la mort de différents pays du monde. L’objectif est de rendre compte de la réalité de l’application de la peine de mort, pour interpeller l’opinion publique et appuyer le plaidoyer auprès des autorités nationales et de la communauté internationale.


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Vous trouverez dans cette mission d’enquête :

  • Une analyse de l’histoire de la peine de mort dans le pays
  • Les principales étapes de la procédure pénale et de la procédure de recours en grâce
  • Une enquête sur les conditions de détention des personnes condamnées à mort
  • Des témoignages de familles de condamnés à mort
  • Des informations sur le mouvement abolitionniste au Liban
  • Des recommandations adressées à l’État libanais, à la société civile et aux  acteurs de la coopération régionale et internationale

Extraits : 

« Je suis déjà mort un million de fois. » Bilal, condamné à mort pour meurtre en 1997, détenu à la prison de Roumieh.

«  On voit bien l’incertitude dans laquelle vivent les condamnés à mort. On n’applique pas la peine de mort, mais on ne l’annule pas non plus. Est-ce qu’on va les réveiller un jour et leur dire que la peine va être exécutée ? C’est le plus horrible à vivre. Ça donne lieu à une anxiété, à des symptômes dépressifs, à un stress parfois incontrôlable. Ils sont vivants, sans l’être. » Psychologue intervenant en prison.

Prison Centrale du Roumieh ©Haitham Moussawi
Prison Centrale du Roumieh ©Haitham Moussawi

RAPPEL DES FAITS

Le Liban observe un moratoire de fait depuis depuis 2004, mais les tribunaux libanais continuent de prononcer des condamnations à mort. Les conditions de détention sont saisissantes dans le pays ayant le plus haut taux d’occupation des prisons du Moyen-Orient (236% en 2019). Au Liban, le nombre de personnes condamnées à mort n’est pas publié par les autorités, l’accès aux prisons (administrées par le Ministère de l’intérieur et le Ministère de la défense nationale) demeure très limité.

ECPM travaille depuis 10 ans au Liban pour accompagner ses partenaires locaux en favorisant le dialogue avec les autorités nationales, en appuyant le plaidoyer auprès des mécanismes régionaux et internationaux de protection des droits de l’homme, en soutenant la défense des condamnés à mort et en plaidant pour l’amélioration de leurs conditions de détention.

Michaël Luzé, Relations Presse
luzemichael@yahoo.fr

Mission d’enquête réalisée :



Retrouvez toutes nos missions d’enquête

ECPM, en lien avec ses partenaires CPJ et Droits et Paix, lance son programme de financements aux tiers pour 2021 en République démocratique du Congo et au Cameroun. Deux projets par pays d’une durée de 3 à 12 mois à partir de mai 2021 et se déroulant hors capitale seront sélectionnés. La date limite d’envoi des propositions est le 28 février 2021

Objectif général de ces appels : Soutenir les acteurs de la société civile travaillant sur les droits de l’homme hors capitale afin de promouvoir et de mener des activités de sensibilisation sur l’abolition de la peine de mort, dans le but de renforcer les mouvements nationaux contre la peine de mort.

Co-financé par l’Union européenne

Partenaires RDC

Co-financé par l’Union européenne

Partenaires Cameroun