
Victor Hugo, le plus grand des abolitionnistes
« La peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie. Partout où la peine de mort est prodiguée, la barbarie domine ; partout où la peine de mort est rare, la civilisation règne.» – Victor Hugo, 15 septembre 1848, Assemblée nationale.
Pour aller plus loin
Biographie
En 1823, Victor Hugo est âgé de 21 ans lorsqu’il publie son premier texte sur l’abolition de la peine capitale, Han d’Islande. Pour lui, c’est une conviction absolue: la peine de mort n’est pas compatible avec la justice.
Dans l’ensemble de son œuvre littéraire abolitionniste, Victor Hugo cherche à susciter chez le lecteur une réaction et une prise de conscience. Il décrit avec précision et intensité la guillotine, mais aussi les sentiments des personnes condamnées à mort avant de monter sur l’échafaud.
Ses élans littéraires sont fougueux et au militant engagé s’adjoignent des qualités d’écrivain et d’orateur indéniables. Dès lors, Victor Hugo a la volonté de défendre ses idées au-delà même de l’écriture, sur la place publique. Il passe de la fiction à l’action en tant que député. Malgré plusieurs échecs au parlement, il n’abandonnera jamais cette cause.
Grâce à son immense popularité, Victor Hugo a fait émerger dans le débat public la question de la peine de mort, jusqu’alors éloignée des préoccupations du peuple qu’il n’a cessé de défendre.
Livre

Victor Hugo « Non à la peine de mort »
Depuis l’enfance, Victor Hugo est hanté par les exécutions publiques ; la peine capitale le révolte. Pour lui, aucun homme n’a le droit ni le pouvoir de suspendre la vie d’un autre homme, quel que soit le crime commis. Depuis l’écriture du «Dernier Jour d’un condamné» jusqu’au combat mené de Jersey pour sauver la tête de l’assassin Tapner, c’est tout le combat du plus célèbre des abolitionnistes que l’on retrouve ici.
Vidéo
Victor Hugo et la peine de mort
Présenté par : Robert Badinter
Date : 14 mars 2002