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Concours de Slam : Sam, 15 ans, décroche la première place !

En mars dernier, le pôle Éduquer d’ECPM en partenariat avec la Ligue Slam de France et l’Institut international des droits de l’Homme et de la paix a lancé un défi aux jeunes de 14 à 20 ans : écrire et interpréter un slam face caméra pour constituer un plaidoyer contre la peine de mort. Ils et elles disposaient de deux minutes pour convaincre un jury d’expert.e.s de la peine de mort à travers la poésie de leurs mots, leur intonation et bien sûr, leur message en faveur de l’abolition universelle de cette sentence cruelle et inhumaine. Plusieurs adolescent.e.s se sont pris au jeu et nous ont envoyé leurs créations, toutes très personnelles et imprégnées de l’argumentaire abolitionniste ! Nous félicitons tous.tes les participant.e.s et les remercions de leur engagement dans cette thématique qui contribue à perpétuer la flamme de l’abolition. Après délibérations, le jury, a sélectionné trois finalistes parmi lesquel.le.s un gagnant a été désigné : Léna Normand Pasquet obtient la deuxième place et Ana-Andréa Lopes Gomes se place en troisième position, un grand bravo enfin à Sam Guillome, le lauréat de cette première édition du concours ! Retrouvez leurs prestations dans cet article.

5 questions à Sam, lauréat du concours

 

Grâce à Marion, de l’association Slam Calvados, avec qui j’avais déjà participé à des soirées Slam. C’est elle qui m’a parlé du concours.

 

Je n’étais pas très renseigné sur ce sujet-là, mais j’ai fait beaucoup de recherches précisément pour le slam. J’ai été très touché par beaucoup d’aspects concernant la thématique, notamment ceux liés à la pénalisation de l’homosexualité, même si je me doutais déjà de certaines choses.

 

Un grand nom bien connu de tous.tes : Grand corps malade !

 

Oui, car je pense que le slam parle à tout le monde : le texte compte autant que la façon dont ont le déclame. C’est un outil qui permet de s’identifier, qui parle à tout le monde, au même titre que d’autres moyens d’expression qui parlent de sujets engagés comme le théâtre ou la musique, que je pratique également.

 

J’étais un peu perdu au début sur ce slam-là, mais en cherchant  à m’appuyer sur différents supports, j’ai trouvé que le format d’une lettre m’a beaucoup aidé à trouver l’inspiration.

Le mot de Lyor, référent de la Ligue slam de France

Les slams envoyés par les participant.e.s sont touchants, bien écrits et bien interprétés. Certain.e.s développent l’argumentation abolitionniste avec émotion et justesse, d’autres nous font vivre une histoire poignante, faisant correspondre le réel et la théorie. Tous sont vibrants et amènent à la réflexion par la poésie.

Il a été très intéressant de voir comment ces jeunes ont su se saisir de cette problématique qui pourrait paraître comme une question « réglée » dans notre pays, en se projetant sur les vécus d’autres cultures. Cependant, on sent bien qu’ils.elles ont à l’esprit, avec raison, que la question de la peine de mort est prégnante dans notre société même après 40 ans d’abolition, et qu’aucune justice n’est acquise indéfiniment.

 

Pour réussir un slam, il y bien sûr les qualités littéraires du texte (la richesse du vocabulaire, le jeu des rimes et des sonorités) mais la qualité de l’interprétation est aussi primordiale. Savoir vivre et faire ressentir à son audience ce que l’on a écrit participe tout autant à la qualité d’un slam que les mots choisis et la construction de son texte.