Depuis 2007, ECPM s’engage au Maroc en partenariat avec la Coalition marocaine contre la peine de mort, l’Organisation marocaine des droits humains (OMDH), le Réseau parlementaire contre la peine de mort et le Réseau des avocats contre la peine de mort.



De 2011 à 2016, ECPM a coordonné le projet « Vers une abolition progressive de la peine de mort au Maroc » avec le soutien de l’Union européenne, de l’Agence française de développement, de la Fondation de France et de la région Île-de-France.




FÉDÉRER

– En faisant travailler ensemble les acteurs associatifs, politiques, parlementaires, médiatiques et juridiques ;

– En accompagnant la Coalition marocaine contre la peine de mort (qui regroupe onze associations) ;

– En impulsant le premier Réseau de parlementaires contre la peine de mort au Maroc qui rassemble plus de 250 députés et sénateurs, toutes tendances politiques confondues ;

– En appuyant le Réseau des avocats contre la peine de mort au Maroc, en favorisant les échanges d’expertise et la production d’outils. Depuis 2015, le réseau a tenu son premier Congrès national, publié une étude du Code pénal marocain et a mis en place un travail de suivi des conditions de détentions des condamnés à mort.

– En favorisant l’émergence d’un réseau abolitionniste maghrébin.

RENFORCER

– En consolidant la structure organisationnelle de la Coalition marocaine contre la peine de mort et en organisant des rencontres dédiées au développement d’activités stratégiques ;

– En effectuant un accompagnement stratégique du Réseau des parlementaires (séances de formation, création d’outils de sensibilisation…).


CONCRÈTEMENT


En 2016, ECPM a soutenu l’organisation de l’assemblée générale de la Coalition marocaine contre la peine de mort, organisée à Rabat les 22-23 juillet en présence de 150 personnes. L’association a également facilité la structuration de sept antennes régionales et organisé trois ateliers de formation auprès des ONG, des avocats et des parlementaires.

PLAIDOYER

– En menant des campagnes au niveau national et international ;

– En soutenant l’élaboration d’une proposition de loi élaborée par les membres du Réseau parlementaire, organisant des ateliers de sensibilisation au sein du Parlement et publiant des outils de plaidoyer ;

– En menant, avec ses partenaires, des enquêtes dans les prisons afin d’analyser les conditions de détention des condamnés à mort au regard des normes internationales et d’inciter les autorités à davantage de transparence ;

– En facilitant la présence des acteurs marocains au sein des instances onusiennes ;

– En veillant au respect des engagements pris par le Maroc lors de l’Examen périodique universel (EPU), mécanisme utilisé par le Conseil des droits de l’homme (CDH). À cette occasion, l’association produit des rapports alternatifs et organise des événements parallèles au sein des Nations unies, à Genève.


CONCRÈTEMENT


En 2016, ECPM a organisé plusieurs événements parallèles aux Nations unies à Genève et à New York traitant de la résolution relative à l’application d’un moratoire universel et du Deuxième protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (OP2). En collaboration avec ses partenaires, ECPM a mené quinze rendez-vous politiques de haut niveau et organisé plusieurs séances de travail au Maroc avec les diplomaties impliquées dans le mouvement abolitionniste international.

ÉDUQUER

– En développant un programme pédagogique auprès des jeunes collégiens et lycéens marocains. À travers l’organisation d’interventions dans les établissements scolaires, ce programme favorise les rencontres avec des personnalités abolitionnistes et des témoins incarnant l’horreur de la peine capitale ;

– En créant des outils pédagogiques et ludiques (guides pédagogiques, jeux de société, expositions, bandes dessinées) adaptés au contexte politique et culturel marocain ;

– En facilitant la participation des jeunes marocains aux concours internationaux qu’elle organise (concours de dessin, concours de plaidoirie, etc.) ;

– En proposant des forums régionaux rassemblant les jeunes de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (Mona) ;

– En sensibilisant le grand public via des propositions culturelles : expositions d’œuvres contre la peine de mort, festivals de films, représentations théâtrales. Un travail est particulièrement consacré à l’argumentaire abolitionniste dans le contexte marocain à l’occasion de débats publics, pour rappeler que la peine de mort n’est pas dissuasive et n’a aucune véritable justification religieuse.


CONCRÈTEMENT


En 2016, ECPM et l’Organisation marocaine des droits humains (OMDH) ont sensibilisé près de 1 300 élèves, répartis dans sept villes du pays. Les deux associations ont publié une bande dessinée trilingue traitant des conditions de détention des condamnés à mort au Maroc et en Tunisie et créé un guide pédagogique à destination des enseignants. En 2015, ECPM a organisé le premier festival de films sur la peine de mort au cinéma « Le 7e art » de Rabat, sensibilisant ainsi près de 800 personnes.